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CyCy prend son pied ! (suite)

Aaaaah, enfin, je poste la suite de mon récit de mes mésaventures osseuses. Vous l’attendiez depuis des jours, et j’ai profité de mon week-end coincée à la maison (puisque je ne peux pas encore conduire) pour l’écrire.

Samedi dernier, après une très courte nuit, mon réveil m’a sortie du sommeil à 8h. J’étais pleine de douleurs à cause du plâtre qui immobilisait ma jambe gauche contre mon gré. Ma première idée était de contacter mon médecin traitant au plus vite pour avoir un rendez-vous et vérifier, comme l’infirmière me l’avait suggéré la veille, s’il était possible de me déplâtrer. Le cabinet est censé ouvrir à 8h, mais je n’ai réussi à ce qu’on me réponde au téléphone qu’une bonne demi-heure plus tard. J’arrive à obtenir un rendez-vous pour 11h15. J’envoie un SMS à Jardiland pour le prévenir, car c’est lui qui va jouer au chauffeur cette fois. Après ce coup de fil, j’ai décidé de me recoucher pendant une petite heure pour reposer. Je n’arrive évidemment pas à me rendormir, et je commence à me dire que je devrais peut-être essayer d’appeler mon chirurgien pour avoir son avis sur mon problème. A 9h, j’appelle donc la clinique et je demande à parler au chirurgien. Youpi, il est disponible et me répond de suite. Je ne dispose pas d’un compte-rendu de mes radios mais je tente de lui décrire ce que je vois, à savoir une fracture de la première phalange du petit orteil gauche. Je lui explique que j’ai passé plus de sept heures aux urgences de la Fontonne pour finir plâtrée, et que l’infirmière qui m’a posé le plâtre m’a conseillé de demander un second avis. Le chirurgien semble plus que surpris et me dit qu’effectivement, d’après les informations que je lui donne, je n’aurais dû avoir qu’un strap pour maintenir le petit orteil cassé avec son voisin non cassé. Le chirurgien me demande où je suis et si je veux passer le voir. Je lui dis que je suis chez moi à Biot et que j’ai déjà pris rendez-vous avec ma généraliste. Il pense que cela ne sert à rien, car il va falloir déplâtrer, mettre un strap, et surtout faire une radio de contrôle pour vérifier que l’orteil est bien en place avec le strap. Cela paraît logique, et je préfère être sûre que l’orteil va se consolider correctement. Je n’ai pas envie de garder un orteil tordu qui m’empêchera pour toujours de mettre de jolies chaussures. Le chirurgien insiste pour que j’aille le voir immédiatement. Il est à la clinique jusqu’à 12h30 mais il me conseille d’arriver avant 12h, qui est l’heure de fermeture du service radiologie. C’est la meilleure chose à faire, et j’accepte de m’y rendre. J’appelle Jardiland, je lui explique mon changement de programme et je lui demande de venir me chercher au plus vite. Pendant qu’il est sur la route, j’essaie de me rendre présentable. J’avais pris de nombreuses douches avec un bras plâtré, mais prendre une douche avec une jambe plâtrée est une toute autre histoire. J’ai dû l’emballer dans un sac plastique pour éviter de tremper le plâtre (je sais, c’est super glamour comme détail ;-) ), mais je l’ai malheureusement mouillé. Ma jambe pesait encore plus lourd à cause de cette humidité et la partie du plâtre sous le talon s’était en partie désintégrée. Génial, ce plâtre !!! Après cette douche, j’ai dû m’habiller tant bien que mal et regrouper mes pièces médicales de la veille, le tout en sautillant dans mon appart et en tentant d’éviter les obstacles sur ma route (finalement, cela aurait été plus simple si je n’avais pas eu tous ces meubles sur mon chemin !!!). Me voilà prête ! Jardiland est là, et hop, en voiture !

Nous arrivons à la clinique à 10h30. La secrétaire de mon chirurgien semble au courant de ma venue. Elle se souvient aussi qu’elle m’a vue il y a peu de temps. Et oui, elle a bonne mémoire : j’étais à la clinique à peine deux semaines auparavant pour mon poignet. Je m’installe en salle d’attente, il y a de nombreux patients avant moi, mais je sais que je ne risque pas d’attendre des heures comme la veille, puisque le chirurgien finit ses consultations à 12h30 :-) Le chirurgien me reçoit relativement rapidement, me demande comment je me suis fait mal et regarde ma radio. Il me montre la fracture sur la radio (on ne peut de toute façon par la rater !) et regarde ma jambe plâtrée d’un air plus qu’étonné. Il m’installe sur la table d’examen. Il s’éclate de rire et me dit : "C’est quand même intéressant, vous êtes plâtrée partout, sauf là où c’est cassé !". Effectivement, le plâtre commence sous le genou, arrive jusqu’au pied, laisse les orteils libres et appuie pile en dessous de la zone de la fracture. Le chirurgien s’empare d’une paire de ciseaux, découpe toutes les bandes qui emprisonnent ma jambe et retire le plâtre. Me voilà libérée, enfin ! Le chirurgien me demande pourquoi je suis allée à l’hôpital de la Fontonne. Je lui réponds que c’est parce que j’habite à Biot et que c’était le plus simple. Il m’a dit que parfois, il vaut mieux rester chez soi, que je me serais mieux débrouillée seule dans la brousse plutôt qu’en allant chez eux et il a ajouté qu’il y a trois établissements à éviter dans le département : l’hôpital de la Fontonne à Antibes, l’hôpital des Broussailles à Cannes et l’hôpital de Grasse. Il m’a dit que j’aurais mieux fait d’aller à la clinique de l’Espérance à Mougins, mais je n’y avais même pas pensé car je ne savais pas qu’il y avait un service d’urgences dans cette clinique. Le chirurgien a ensuite découpé un strap et m’a montré comment le placer pour réaliser la syndactylie, afin de pouvoir le refaire quand je changerai le strap à la maison. Je ressors de la salle d’examen légère ! Je dois passer une radio pour vérifier que le strap a placé l’os dans une position convenable. Je crains un peu ce moment, car je n’ai pas particulièrement envie de revoir le radiologue. J’ai du bol : il n’est pas là (je suppose qu’il devait être en vacances car d’habitude, il travaille le samedi matin), c’est son collègue désagréable qui s’est occupé de moi. Je lui ai raconté ma petite histoire et il a lui aussi halluciné. Une fois les radios prêtes, je retourne en salle d’attente. La secrétaire s’arrange pour me refaire passer rapidement avec le chirurgien, qui vérifie les radios et me rassure : si l’orteil reste dans cette position, il se consolidera sans séquelle. Je ressors de la salle d’examen, la secrétaire me donne tous les papiers nécessaires avant que je ne quitte la clinique : ma feuille de soins, une ordonnance pour de l’Elastoplast et ma carte de rendez-vous pour le mardi 8 juin, afin de vérifier si la guérison est en bonne voie.

Comme nous étions à Nice et qu’il était l’heure de manger, l’occasion était trop belle : Jardiland et moi sommes allés déjeuner à la Favola (apparemment, ils n’ont pas de site internet !) sur le cours Saleya, un de nos restaurants préférés (il est géré par le même propriétaire que Villa d’Este et la Voglia). Je n’avais mangé que deux ou trois tartines la veille et rien le matin, j’avais donc le ventre vide, et je n’ai eu aucun mal à dévorer une grosse pizza ! Jardiland, lui, a opté pour un énorme plat de pâtes aux fruits de mer. Il n’a pas réussi à terminer le plat, ce qui est suffisamment étonnant pour être signalé ! Après ce bon repas, nous ne nous sommes pas arrêtés en si bon chemin : nous sommes allés chez Fenocchio pour déguster une glace. J’ai choisi les parfums amaretto et sabayon (malgré l’énorme choix de parfums, je finis toujours par prendre ça !), un vrai délice ! :-) Bon, comme vous vous en doutez, même s’il n’y a pas des kilomètres à parcourir entre la Favola et Fenocchio, ce minuscule trajet m’a quand même fatiguée, d’une part parce que j’avais du mal à marcher, et d’autre part parce qu’il y avait vraiment du monde dans les rues et que je devais faire attention à ne pas me faire écraser les pieds (je portais, honte à moi, des tongs. Cela ne risque d’ailleurs pas de se reproduire de sitôt, parce que je déteste ça !!!). Nous sommes ensuite retournés au parking pour prendre la voiture : ouf, mes pieds sont enfin au repos ! Arrivés à Sophia, nous sommes passés à la pharmacie pour que je récupère mes anti-douleurs. J’ai raconté ma petite histoire de plâtre inutile au pharmacien, qui a trouvé cela assez cocasse et qui m’a lui aussi conseillé d’aller à la clinique de l’Espérance à Mougins plutôt qu’à la Fontonne s’il m’arrive quoi que ce soit. Après le passage à la pharmacie, Jardiland devait faire quelques courses. J’ai voulu changer de chaussures pour être plus à l’aise pour marcher car les tongs me faisaient mal aux pieds. J’avais ma paire de baskets avec moi, mais je n’ai pas réussi à les enfiler. Mon pied était gonflé et douloureux. Je suis donc restée en tongs, et j’ai attendu Jardiland dans la voiture...Jardiland a fait ses courses, puis m’a raccompagnée à la maison. J’étais crevée des deux jours que je venais de passer, et je me suis couchée. J’ai fait une sieste de quatre heures et je me suis réveillée avec un affreux mal de tête.

Le lendemain, c’était la fête des mères. Je ne pouvais évidemment pas conduire pour aller voir la mienne à Nice. Mon oncle, qui venait d’Aix-en-Provence pour voir ma grand-mère, a fait un détour par chez moi et m’a conduite chez elle. Nous avons fait un petit repas de famille avec ma mère (à qui je n’ai pas pu offrir de cadeau car je comptais l’acheter samedi matin...mais j’ai évidemment dû changer mes plans), ma grand-mère, mon oncle et ma tante. Le soir, mon oncle m’a raccompagnée chez moi, tant bien que mal car c’était le bordel sur la route : à partir du lendemain, il devait y avoir le sommet France-Afrique à Nice, et la ville était déjà encerclée par les forces de l’ordre. Je n’avais jamais vu ça ! Mon oncle est juste monté cinq minutes dans mon appartement pour voir mes nouveaux meubles. Il m’a laissé sa fameuse perceuse à percussion afin que je puisse m’occuper des trous que je dois faire au plafond pour poser mes tringles (il était malheureusement trop tard pour qu’il fasse les trous lui-même). Bon, rassurez-vous, je ne compte pas essayer de faire mes trous tout de suite, cela attendra bien quelques jours, je ne voudrais pas me casser autre chose ;-)  Ah la la, quelle fin de vacances quand même !!!

Mon bilan de la semaine suite à toutes ces histoires de plâtre inutile et d’orteil cassé est assez mitigé :

- J’ai eu mal au pied toute la semaine. Très mal même. Je ne suis pas une mauviette, j’ai quand même eu une double fracture ouverte du radius et du cubitus traitée par trois broches en 2009. Et pourtant, ce minuscule petit os cassé sur mon pied gauche me fait souffrir et m’empêche de marcher correctement. J’arrive à enfiler mes baskets le matin mais le pied gonfle, gonfle, gonfle au fil de la journée. La douleur me fait boîter, et du coup, cela crée plein de tensions au niveau de la jambe entière et même de l’autre jambe. Le soir, c’est la délivrance, je peux enfin sortir cette patte chaude et pleine de bleus de la chaussure ! Ouf, on respire ! La nuit, je ne dors pas, parce que j’ai plein de douleurs dans les jambes (c’est pire que si j’avais des courbatures après une séance de sport) et que je ne sais pas dans quelle position me mettre. En plus, mon bras me fait lui aussi souffrir depuis quelques jours, pour compléter ce tableau déjà idyllique.

- Je ne peux pas conduire. Bien que je ne fasse pas une confiance absolue à ma kiné, je lui ai passé un petit coup de fil pour avoir son avis sur une éventuelle reprise de la conduite. Elle pense qu’il vaut mieux que je sois prudente et que j’attende entre dix et quinze jours pour conduire. Ce n’est pas forcément idiot. Le pied gauche sert pour le changement des vitesses et il faut appliquer une force importante sur la pédale d’embrayage. Il est bien évident que mon pied me fait trop mal pour que je tente de prendre le volant. Je note quand même une nette diminution de la douleur depuis ce week-end, peut-être parce que je n’ai pas fait d’effort particulier et que je n’ai marché que samedi matin, quand Jardiland m’a accompagnée faire mes courses. Je compte attendre ma consultation avec mon chirurgien mardi après-midi, et si la consolidation est bonne, je tenterai de prendre le volant mercredi matin.

- J’ai perdu toute liberté. Ah la la, ma chère liberté ! Je marche difficilement et je ne peux pas conduire. Je me retrouve obligée de demander de l’aide à tout le monde. J’ai eu l’idée saugrenue de ne pas profiter de l’arrêt maladie généreusement prescrit par l’interne qui a tenté de me soigner à la Fontonne. Je suis stupide :-) Je dois donc aller au boulot, et pour l’instant, ce sont mon chef, qui est aussi mon voisin, ma stagiaire et Jardiland qui jouent aux chauffeurs. Je vous épargne les détails sur les moqueries de mon chef et surtout de sa femme quand j’ai téléphoné dimanche dernier pour demander à me faire accompagner le lundi matin au boulot. Bref...L’essentiel pour moi est de ne pas rester cloîtrée chez moi. Psychologiquement, je n’arrivais absolument pas à envisager de me retrouver en arrêt maladie, après tous ces mois de convalescence l’an dernier pour mon bras.

- Je vis une des épreuves les plus douloureuses qui soient pour ma féminité. Vous allez rire, je le sens ;-) Je ne peux pas mettre mes chaussures à talons hauts. D’habitude, je ne sors jamais avec moins de huit ou dix centimètres de talons sous les pieds. Et là, je suis condamnée à porter des chaussures confortables. Et en général, ce qui est confortable n’est pas sexy ! Toute la semaine, j’ai dû porter des baskets parce que je n’avais rien de mieux (je n’allais pas porter mes tongs au boulot, quelle horreur ! Et pourquoi pas venir habillée avec un sac poubelle tant qu’on y est !). Cela m’a évidemment empêchée, ô catastrophe, de me mettre en robe ! Fort heureusement, samedi matin, j’ai trouvé une paire de chaussures qui fera l’affaire le temps que mon petit orteil se remette. Je n’ai pas voulu prendre des chaussures complètement plates (il ne faut pas trop m’en demander, c’est déjà assez dur pour moi de ne pas pouvoir mettre mes échasses !), et il y a quand même un talon de cinq centimètres. Pas assez haut pour être sexy, mais juste ce qu’il faut pour ne pas être mal à l’aise...Ma mission pour les jours à venir, et je l’accepte, est d’avoir l’air sexy même avec des chaussures qui ne le sont pas à la base ;-) Souhaitez-moi bon courage ;-)

Qu’il est long ce texte ! Je ne suis pas sûre que vous l’ayez lu jusqu’au bout ! Bon, il est temps pour moi de vous laisser vous reposer, et de me reposer aussi ! Je vais m’allonger, car il faut que mes pieds soient présentables demain ! :-) Bonne nuit à tous et à très vite !

Ecrit par C-C, le Lundi 7 Juin 2010, 02:59 dans la rubrique Jour après jour.