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Mon coeur ne cessera pas de battre

Jeudi soir, je suis partie du boulot un peu plus tôt que d’habitude. Je suis rentrée chez moi pour mettre ma voiture dans son box et je suis repartie pour aller prendre le bus pour Nice. En effet, le lendemain, je devais passer l’IRM pour mon poignet et j’avais aussi rendez-vous chez mon cardiologue pour un bilan. Comme c’est très difficile de trouver une place pour se garer dans le quartier où vit ma mère, je préférais ne pas m’encombrer de ma voiture...

Vendredi matin, je me suis levée très tôt et je suis donc allée à la clinique Saint George pour passer mon IRM (je précise pour la petite histoire que je suis tombée dans les escaliers qui menaient au lieu de l’examen. Je me suis blessé l’auriculaire droit en tentant de me rattraper sur une rampe métallique et je suis arrivée à l’examen avec la main en sang...Je suis un boulet, c’est officiel...). C’était la première fois que je passais un tel examen et je ne savais pas trop à quoi m’attendre (j’aurais dû lire cet article très intéressant avant). Deux manipulatrices se sont occupées de moi. J’ai dû m’allonger à plat ventre avec le bras droit tendu (je ressemblais donc à Superman...) dans une sorte de caisson. Les manipulatrices m’ont calé le bras avec plusieurs coussins en dessous, puis m’ont posé un sac de sable dessus pour que je ne bouge pas. Elles m’ont ensuite mis un casque sur les oreilles avec de la musique, pour me protéger du bruit. Tiens, c’est étonnant, je ne savais même pas que c’était bruyant, une IRM...Une fois le casque posé sur les oreilles, j’avance dans le caisson, et là, je commence quand même à flipper, même si j’ai juste le bras droit, la tête et les épaules dans le caisson. Cela me donne une sensation très oppressante. La musique ne me plaît pas et je trouve que le volume est bien trop élevé, cela me stresse et j’ai envie d’arracher le casque. Enfin, je finis par comprendre pourquoi on m’a mis ce fameux casque. L’IRM, c’est effectivement très bruyant. Tellement bruyant que je n’entends même plus la musique merdique que j’avais sur les oreilles. Ce sont des sons très désagréables, et la combinaison de l’enfermement et de ces sons contribue vraiment à angoisser le patient. L’examen est de plus particulièrement long (je crois que cela a duré entre dix et quinze minutes). Je suis sortie de là complètement assommée et stressée. Je n’ai pas pu avoir mes résultats immédiatement car un radiologue spécialisé en poignets devait examiner les images. J’irai donc prendre le compte-rendu la semaine prochaine.

Après cet examen non douloureux mais très désagréable, je suis allée faire les magasins avec ma mère, puis nous sommes allées manger à Villa d’Este, mon restaurant préféré :-) Sur le chemin du retour, nous sommes passées devant ma boulangerie fétiche et j’ai cédé devant une énorme meringue aux amandes ! Cela faisait bien six mois que je n’avais pas mangé de grosse meringue !!! J’adore toujours autant ça :-) Nous sommes ensuite allées rendre visite à mon ancienne kiné. Ah la la, elle me manque elle, d’une part parce qu’elle est super sympa et que l’ambiance est géniale dans son cabinet et d’autre part parce qu’elle est vraiment sérieuse dans son boulot ! Je l’ai revue à l’œuvre pendant une petite heure et sa façon de travailler n’a vraiment rien à voir avec la kiné chez qui je suis malheureusement obligée d’aller actuellement. Elle ne se contente pas de manipuler les patients pendant cinq minutes puis de les brancher sur l’appareil d’électrostimulation. Elle fait faire des exercices, elle manipule, elle fait un massage, et elle finit par l’électrostimulation. La séance ne dure donc pas une petite demi-heure mais entre une heure et une heure et demie. On sort de là crevé, certes, mais au moins on a bossé. Je suis quand même bien dégoûtée de ne plus pouvoir aller chez elle, et je suis certaine que c’est grâce à elle que j’ai aussi bien récupéré, car si j’avais eu ma kiné actuelle dès le début, je crois que je serais complètement handicapée ! Après cette petite visite chez ma kiné adorée, nous sommes allées acheter un paquet de croquettes "hairball control" à l’animalerie car ma pauvre Clochette vomit des boules de poils...Elle avait déjà fait une cure de ces croquettes et elles avaient largement amélioré son état. Passionnant, n’est-ce pas ? :-)

Nous sommes ensuite repassées à la maison. J’ai préparé un courrier urgent à poster, j’ai récupéré mon ordonnance pour le cardiologue et hop, me revoilà partie. Mon cardiologue m’a auscultée. J’avais une tension à 10/7, alors que j’ai 12/7 d’habitude. Il faut croire que j’étais très fatiguée. Il m’a ensuite fait un électrocardiogramme et il a vérifié l’état de mon prolapsus avec une échographie. Le résultat était globalement le même qu’il y a deux ans. C’est déjà ça, mais j’indique quand même à mon cardiologue que les douleurs (je ressens une sorte de brûlure dans toute la zone qui entoure le cœur) sont toujours là et sont parfois gênantes car les crises peuvent durer plusieurs jours. Il me répond qu’effectivement, le prolapsus est sans aucun doute à l’origine de ces "douleurs atypiques", mais que les symptômes sont parfois absents chez les gens souffrant de prolapsus. En gros, j’ai pas de bol : moi j’ai mal alors que d’autres ne ressentent aucune gêne. Je dois faire avec, suivre des règles élémentaires d’hygiène de vie (ne pas fumer, ne pas boire trop de café, faire du sport régulièrement), et prendre des antibiotiques à la moindre infection, car le risque majeur avec un prolapsus mitral, c’est que la valve soit attaquée par ces infections, ce qui causerait alors une pathologie plus grave : l’endocardite. Je sais tout ça par cœur (je ne vois d’ailleurs aucun rapport entre le cœur et la mémoire, mais bon ! :-) ), il m’avait déjà fait une longue leçon à ma précédente visite : je dois prendre des antibiotiques pour tout et n’importe quoi, même pour un simple détartrage. Youpi ! Je dois également être suivie régulièrement pour contrôler l’évolution de la fuite mitrale, les conséquences à long terme de cette pathologie étant l’insuffisance cardiaque, voire la nécessité de remplacer la valve déficiente. On va dire que je n’ai pas du tout envie de penser à ça à 31 ans hein ! (oh la la, il faut surtout pas lire ça !) Je sors de chez mon cardiologue rassurée, j’ai mal mais je ne vais pas mourir demain, c’est déjà bien !

J’avais envie de finir cette "journée santé" sur une note un peu plus amusante et j’ai refait un peu les magasins. J’ai trouvé une très jolie robe d’été noire. Elle me va extrêmement bien (je dis rarement qu’un vêtement me met en valeur, donc si je suis satisfaite de cette robe, c’est qu’elle est vraiment géniale ! :-) ). Je ne l’ai pas essayée avec des talons aux pieds mais je pense que le résultat sera encore mieux ! Yeux masculins fracturés en perspective ! ;-) J’ai également acheté deux nouvelles paires de boucles d’oreilles, qui iront très bien avec mes deux robes de convalescence de l’an dernier. Même si ces robes ne me rappellent pas de bons souvenirs (c’étaient les deux seules robes que j’arrivais à enfiler quand j’avais mon plâtre), j’ai quand même envie de les reporter car elles étaient jolies. Après mes petites emplettes, je suis aussi passée à la parapharmacie pour m’acheter mes produits préférés. Je me rends compte qu’avec tous ces achats, la journée m’a quand même coûté bien cher. C’est pas grave, je suis riche, j’ai été augmentée !!! (j’exagère hein, je ne suis pas si riche que ça, et mon augmentation annuelle brute est inférieure au prix de mes meubles...bon ok, les meubles étaient quand même assez chers !)

Après tous ces petits achats, je suis rentrée chez ma mère. Je me suis vaguement assoupie devant la télé, puis je suis repartie à la gare routière (à pieds...) pour prendre mon bus et rentrer chez moi. Je suis arrivée à la maison épuisée par cette longue journée : j’ai traversé Nice dans tous les sens et j’ai été bien stressée par mes examens médicaux. Je n’ai même pas eu le courage de me faire à manger. J’ai pris une douche et je me suis affalée sur mon canapé devant ma mini télé 36 centimères à tube cathodique (et oui, il y a encore des gens qui ont des télés du siècle passé ! :-) ). Une détente bien méritée, d’autant plus que j’ai très mal au bras depuis quelques jours ! En effet, il fait un temps vraiment pourri pour un mois de mai. J’avais tenté de sortir les vêtements d’été il y a dix jours mais j’ai vite abandonné cette idée et j’ai remis des vêtements un peu moins légers. Il fait froid, il pleut, et du coup, j’ai mal au bras, des doigts jusqu’au coude. J’en ai marre ! Je dois voir mon chirurgien samedi prochain. J’espère qu’il va un peu écouter ce que j’ai à lui dire et qu’il va arrêter de me répéter que c’est normal d’avoir mal, parce que "c’était une très grosse fracture". Moi, ces douleurs, je ne peux plus les supporter, ça me réveille même la nuit ! (mais je pense toujours à refaire de la moto, je cherche encore et toujours de gentils motards qui seraient d’accord pour m’emmener en balade...avant de m’y remettre vraiment...Quoi, quoi, quoi ? Moi, inconsciente ? Non, tenace, c’est différent ;-) )

Je crois que je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. J’avais plein d’autres choses à vous raconter (notamment des histoires concernant D.K. qui est sorti de sa clinique et qui a des comportements un peu étranges depuis qu’il est sous traitement...) mais comme je vous le disais quelques lignes plus haut, j’ai mal au poignet et je dois donc le laisser se reposer un peu. Je vais me mettre un peu de musique pour bien finir ma soirée. Je vous souhaite une excellente nuit et je vous dis à très bientôt !

Ecrit par C-C, le Lundi 10 Mai 2010, 01:01 dans la rubrique Jour après jour.