Chers lecteurs, comme promis, voilà la suite de mon récit...
Le moniteur me fait remonter sur la moto noire pour continuer le cours, puis, au bout de quelques minutes, il décide de me faire changer de moto avec un autre élève, car il paraît que la selle de l’autre moto est plus basse. Ma foi, je ne vois pas pourquoi je devrais contredire cette décision. Je me retrouve donc sur une moto du même modèle, mais de couleur orange, et dont la selle est censée être plus basse. Honnêtement, je ne vois pas trop de différence pour la hauteur de selle. De toute façon, je n’étais absolument pas gênée par la hauteur de selle de la moto noire car j’arrivais à poser les pieds au sol à l’arrêt. Le cours reprend donc sur la moto orange. J’ai quelques difficultés de prise en main, je ne trouve pas le point de patinage alors que je n’avais aucun problème sur l’autre moto. Ce changement de moto me déstabilise donc un peu, je me sens beaucoup plus hésitante mais je parviens néanmoins à faire un aller retour sur le parking. Ensuite, je fais un autre aller, et pour le retour, le moniteur m’aide à faire demi-tour avec la moto moteur coupé. Je suis contente de constater que je parviens à diriger la moto sans perdre l’équilibre (moi qui suis aussi épaisse qu’un coton tige, je craignais de ne pas être capable de réaliser ce genre de manœuvres).
Mais les choses se gâtent sans que je le sache car le moniteur ne m’a pas fait faire un demi-tour complet, pour m’éviter sans doute de poursuivre cette manœuvre moteur coupé. Je me retrouve donc à 45 degrés de la trajectoire sur laquelle je devrais être. Le moniteur me fait reprendre les exercices dans cette trajectoire : je dois démarrer la moto, avancer en première puis arrêter la moto. Tout s’enchaîne alors très rapidement : je démarre la moto, et cette fois, je trouve malheureusement pour moi le point de patinage, puis, sans que je comprenne trop pourquoi, la moto va vite, très vite (40 km/h selon les témoins présents). En fait, il semblerait que la surprise engendrée par ce démarrage sur les chapeaux de roues m’ait fait paniquer, et j’ai eu un mauvais réflexe : je me suis cramponnée à la poignée des gaz, ce qui explique la forte accélération. Je prends rapidement conscience de la gravité de la situation dans laquelle je suis : à 30 mètres de moi se trouve un arbre entouré de deux poteaux métalliques et situé exactement sur ma trajectoire. Je n’ai pas beaucoup de temps pour réfléchir. Que dois-je faire ? Freiner au pied droit ? Je suis tétanisée et je ne trouve même plus la pédale de frein. Freiner à la main droite ? Le moniteur ne m’a pas encore fait tester ce frein et m’a expliqué qu’il était très puissant. Je préfère éviter cette option. Tenter de contourner l’arbre ? C’est mon premier cours et je ne me sens pas capable de faire ça, surtout à la vitesse à laquelle je suis. De plus, si j’évite l’arbre, cela m’obligera à traverser cet immense parking, et qui sait, peut-être entrer en collision avec un autre élève. Je ne veux pas être responsable d’un carnage. Je choisis donc la seule option qui me semble "valable" : percuter cet arbre, car cela permettra d’arrêter cette méchante moto orange. Je vois l’arbre se rapprocher dangereusement de moi, et l’impact a finalement lieu. Les témoins m’ont raconté que la moto est restée encastrée entre les deux poteaux métalliques qui entouraient l’arbre.
C’est très étrange, car je ne me souviens absolument pas de l’impact, mais juste des instants qui ont suivi le choc : je suis par terre, assise, et très essouflée. Je vois mon moniteur qui court vers moi. Cela semble signifier que j’ai fait un bon gros demi tour quand j’ai été projetée au sol. Je respire fort sous mon casque, je n’essaie pas de le retirer. Je suis bien sonnée mais suffisamment consciente pour penser à mon dos : je n’ai aucune douleur. Je sens également mes jambes. Je suis rassurée par ce petit miracle. Le moniteur arrive enfin à côté de moi. Il s’agenouille près de moi et je me tiens à lui pendant que des élèves préviennent les secours. Et là, je commence à sentir des douleurs (bizarrement, il a fallu quelques instants pour que je les perçoive) : j’ai d’abord très mal au bras droit (j'ai de la chance dans mon malheur car je suis gauchère). Je regarde juste mon poignet, qui apparaît entre mon gant et mon blouson. Et là, c’est une vision d’horreur que je ne risque pas d’oublier de sitôt : je vois ce que je crois être une grosse éraflure sur le bord du poignet et en soulevant un peu plus mon blouson, je vois mon bras, qui ressemble alors à un bout de saucisson, à côté duquel on aurait déposé une main molle plusieurs centimètres plus loin. Il ne me vient même pas à l’idée que mon poignet est cassé. Pourtant, la douleur est atroce...mais comme je n’ai eu qu’une seule petite fracture dans ma vie (un doigt lors de mon accident au Japon), je n’ai aucun point de comparaison. Je ressens d’autres douleurs : mes jambes me font très mal, ainsi que mon pauvre sexe, qui a dû fortement cogner contre le réservoir. Je ne pleure pas, mais je me plains beaucoup de toutes ces douleurs. Les pompiers arrivent enfin. Je ne me souviens pas de tout en détails. Je sais qu’ils m’ont examinée et qu’ils ont rapidement constaté que je ne pouvais pas être transportée dans de telles conditions. Ils ont donc appelé un médecin et je les ai entendus parler de fracture ouverte du poignet. C’était donc ça la grosse éraflure...Je reste assise par terre en attendant le médecin. Enfin, les renforts arrivent : il s’agit d’un pompier médecin et d’un pompier infirmier. Il y avait peut-être d’autres personnes avec eux, mais je n’en ai aucun souvenir. Je crois que c’est à ce moment-là qu’on m’a enfin retiré mon casque et placé une sorte de gros "collier" pour maintenir ma tête. Je les entends parler de plaie au menton. C’est très bizarre car je vois bien que j’ai plein de sang mais je ne sens aucune douleur. Les pompiers ont découpé mon pantalon et retiré mes chaussures pour examiner mes jambes et mes pieds. A part une plaie sur le tibia droit, tout va bien. On me retire le bras gauche de mon blouson et je crois qu’on me met une perfusion. J’ai droit à de l’Augmentin (c’est un antibiotique pour éviter l’infection de ma plaie au poignet) et à de la morphine. Ensuite, le médecin me prévient qu’il doit m’anesthésier pendant quelques minutes pour réduire en partie la fracture. On me place un masque sur le visage, je me sens engourdie, j’essaie de le dire mais je n’arrive plus à parler. Me voilà plongée dans un sommeil forcé dont j’ignore la durée. Quand je reviens à moi, je vois mon moniteur pleurer et je lui dis de ne pas s’inquiéter et que ça va aller. Les pompiers me demandent si j’ai une préférence pour le lieu d’hospitalisation. Je demande l’institut Tzanck à Saint Laurent du Var. On me répond que ça risque de ne pas être possible et on me dit qu’il faut que je choisisse un endroit où il y a des chirurgiens pour mon poignet. Je ne réalise pas bien ce qu’on me raconte et je suis encore assez ahurie pour penser qu’un simple plâtre suffira. Les pompiers me proposent alors d’aller soit à l’hôpital Saint Roch soit à la clinique Saint George. Je choisis sans hésiter Saint George car ma grand-mère a eu quelques mauvaises expériences à Saint Roch. Ma demande est apparemment acceptée. Je suis mise sur un brancard et mon bras droit est placé dans une sorte d’attelle gonflable. On me met dans l’ambulance. Pendant le trajet, je reçois encore de la morphine car j’ai toujours très mal.
Je suis loin d’être au bout de mes peines...mais ça, ce sera la suite de mon récit...(je sais, je suis la reine du suspense ;-) )
Comme je vous l’ai dit dans mon dernier article, j’ai eu un accident de moto il y a quelques jours.
Je l’avais évoqué ici à de nombreuses reprises : je souhaitais me mettre à la moto. J’avais franchi le pas et je m’étais inscrite à l’auto-école à la fin du mois de mai. Mon premier cours devait avoir lieu le samedi 20 juin. Comme vous le savez, j’avais eu une semaine difficile à cause de ma colique néphrétique mais je ne voulais pas annuler mon premier cours de moto. Samedi matin, je me suis levée à 6h45 et je suis partie de chez moi à 7h30 pour me rendre à l’auto-école. J’arrive à l’auto-école pour 8h. Je suis bien équipée : j’ai un casque intégral, un blouson de moto d’été léger mais comportant des protections aux coudes et aux épaules, des gants munis de renforts au niveau des phalanges gentiment prêtés par le "red tongue guy" et des rangers datant de ma période pseudo-rebelle des années 90. J’ai également récupéré un de mes vieux pantalons qui a le mérite d’être épais. Me voilà donc parée pour mon premier cours de moto.
L’auto-école est à Antibes mais les cours ont lieu à Nice, sur le parking du Nikaïa. Nous sommes déjà six élèves pour ce cours : trois jeunes hommes, deux jeunes filles et moi. Le moniteur sait que c’est mon premier cours et il me demande si j’ai déjà fait de la mobylette ou du scooter. Je réponds que non. Après ces petites questions, le moniteur a emmené les trois filles en voiture avec lui et nous sommes suivis par les trois jeunes hommes, qui pilotent les motos Kawasaki ER-6n qui vont nous servir pour les leçons. Arrivés au parking du Nikaïa, un septième élève nous a également rejoints (il était venu sur le lieu du cours par ses propres moyens). Je m’interroge déjà. Nous sommes sept élèves pour un seul moniteur. Je me demande comment il va faire à gérer tout ce petit monde. Autre interrogation : les trois motos sont de "vraies" motos. Il n’y a pas une seule 125 alors que le directeur de l’auto-école m’avait assuré que j’aurai une 125 pour mon premier cours, sachant que je suis complétement novice en deux-roues. Bref, je n’ai pas trop le temps de m’interroger plus, le cours commence. Comme nous nous partageons trois motos à sept élèves, ce n’est pas encore mon tour. Je suis juste spectatrice et je me sens déjà grisée par l’ambiance particulière qui règne sur ce parking. En effet, plusieurs auto-écoles sont là car c’est un des seuls endroits où on peut organiser des cours de plateau. J’observe tous ces apprentis motards et motardes déjà bien entraînés et je rêve en me disant que je serai peut-être capable de faire comme eux après quelques heures de pratique. Enfin, c’est mon tour. Le moniteur chevauche une Kawasaki noire toute brillante et me fait monter derrière lui. Nous nous mettons à l’écart sur le parking et mon cours commence. Il me demande ce que je sais sur les différentes commandes. Mon "savoir" se limite à des connaissances théoriques : on change les vitesses à la main gauche et au pied gauche, on freine avec la main droite et avec le pied droit et on met les gaz à la main droite. Cela est largement suffisant pour débuter. Le moniteur me fait une démonstration pour m’apprendre à démarrer la moto, la faire avancer en première et l’arrêter puis c’est à mon tour de faire ce qu’il vient de me montrer. J’apprends à trouver l’équilibre sur la moto. Etonnamment, malgré les 200 kg de la bête, je parviens très rapidement à me sentir à l’aise. J’apprends ensuite à trouver le point de patinage et hop, en quelques minutes, c’est gagné : la moto roule !!! Ce moment est exceptionnel pour moi. Quelques jours avant, je n’étais que passagère et là, je suis capable de déplacer moi-même cette grosse bête noire lourde et puissante. Je ressens un profond sentiment de satisfaction et je dis à mon moniteur : "Putain, c’est encore plus génial que d’être passagère !!!" Le moniteur est ravi de constater que je suis si enthousiaste. Nous continuons les exercices, il m’encourage et tout se passe pour le mieux. Il est ensuite temps que je cède la moto à un autre élève. Il est 9h30. Contente de mes exploits, je profite de ce temps de repos pour appeler ma mère. Quand elle décroche, sa première question est : "Tu es tombée ?" Je la rassure et je lui explique à quel point je trouve ce cours super, puis je dois raccrocher car je vais devoir remonter en selle...
Vous avez envie de connaître la suite ? Rendez-vous très bientôt pour le prochain épisode ;-)
Mes chers lecteurs...Je n’ai pas écrit depuis quelques jours pour une raison bien simple : j’ai eu un accident de moto samedi dernier, lors de mon premier cours. Je vous prépare un résumé de tout ce qui s’est passé et je le publierai dès que ce sera prêt (comme j’ai besoin de beaucoup de repos et que je n’ai qu’une main pour taper, cela me prend du temps). Depuis samedi dernier, je traverse tout un tas de phases. Les trois premiers jours, je me disais qu’il était hors de question que je reprenne des cours ou que je remonte sur une moto en tant que passagère. Ensuite, j’ai commencé à me dire que j’aurai sûrement envie de refaire des tours de moto un jour, même si je ne peux pas être aux commandes. Hier, je suis sortie de chez moi et j’ai vu plein de motos sur la route. Cela m’a complétement déprimée. Déprimée parce que je commençais à peine et que je dois abandonner (ma raison me dit d’arrêter, j’ai vraiment l’impression d’avoir risqué ma vie...)...Déprimée parce que j’étais fière d’avoir franchi le pas, d’avoir trouvé suffisamment de motivation et de confiance en moi pour me lancer là-dedans, et que je me retrouve blessée, fatiguée et incapable de faire quoi que ce soit seule pendant de longues semaines, moi qui suis si dynamique d’habitude...Déprimée parce que j’étais dans une phase très positive et que cet accident stupide gâche tout...Ca pourrait être bien pire, j’en suis consciente, j’ai eu énomément de chance. Mais ce n’est quand même pas facile malgré toute ma bonne volonté, car mon moral en a pris un coup.
Ce sera tout pour aujourd’hui. A très bientôt...
J’ai passé une mauvaise journée. J’ai dû aller au boulot et tout ce sur quoi je devais travailler avait du retard. J’ai donc eu une journée absolument pas productive. En plus de cela, j’ai eu mal aux reins, et j’ai aussi eu mal au ventre. Je crois que je ne supporte pas bien les anti-inflammatoires prescrits par mon médecin. Je me dis des fois que je suis vraiment trop bête. J’aurais mieux fait de rester chez moi tout le reste de la semaine. A quoi bon me "tuer" au travail ? Ma santé est plus importante. Après tout, je n’ai pris en tout que trois jours d’arrêt maladie en quatre ans dans cette boîte, on ne peut pas dire que j’abuse. Même en 2006 quand j’ai eu mon accident à Tokyo, je n’avais pas pris d’arrêt maladie. Avec le recul, je me dis que c’est vraiment débile de ma part ! J’ai une tonne de congés à écouler, je vais au boulot même quand je suis malade, je culpabilise presque quand je pars du boulot à 18h30. Tout cela est stupide. Ce n’est qu’un travail...Cela me permet d’avoir de l’argent à la fin du mois, mais cela s’arrête là. Je me rends bien compte à présent que ce n’est pas par le travail que je vais trouver un quelconque épanouissement. Heureusement que j’ai des activités qui m’apportent des sentiments positifs en dehors du travail !
Ce soir, pour m’achever un peu plus, j’ai dû assister à un barbecue organisé par ma boîte. Avec tout ce que je viens de vous raconter, vous imaginez sans peine que je n’ai pas forcément apprécié la soirée à sa juste valeur. Je vous disais hier que je ne comptais pas rester trop longtemps. L’apéro a relativement traîné en longueur. Je n’ai évidemment rien bu, parce que je n’ai pas droit à l’alcool et aux boissons acides (donc adieu les jus de fruits...). J’ai grignoté sans appétit. J’ai fait l’erreur de ne pas partir de suite après l’apéritif. Le repas a commencé et il était alors absolument impossible de m’échapper en cours de route. Nous étions onze à notre table, et il y avait notamment trois collègues anglais. J’ai fort heureusement réussi à limiter au maximum les conversations avec eux. Je suis fatiguée, je n’ai pas envie de faire le moindre effort pour parler anglais, mes reins me font de plus en plus mal à force de rester assise et ma jambe gauche commence même à être à nouveau douloureuse comme dimanche. Pfffff ! Pourquoi suis-je allée à cette soirée ? Je n’arrête pas de me poser la question ! J’ai voulu essayer d’être sociable. Je suis vraiment stupide, je vous le confirme ! :-) J’aime bien passer des soirées avec certains collègues que j’apprécie. Être obligée de passer une soirée à une table composée presque exclusivement de collègues que je ne connais quasiment pas, c’est autre chose. Et puis, il y a bien plus amusant après une journée de boulot chiante que de se coltiner encore des collègues et d’inévitables conversations liées au boulot...Bref, j’ai vécu cette soirée comme une désagréable obligation, alors que j’aurais pu prendre ça comme un moment de détente sympa. Je pense que si j’avais été en meilleure forme, cela se serait mieux passé. J’ai quand même réussi à sourire un peu au court de la soirée, notamment quand le serveur m’a précisé que je pouvais avoir des merguez et des chipolatas en plus de ma brochette. Cela m’a évidemment fait penser à l’anecdote de Chipolata man :-) A part cela, j’ai une fois de plus constaté que quand je me retrouve entourée de beaucoup de monde et que je suis fatiguée, je me "déconnecte" automatiquement (cela m’était arrivé lors de la soirée salsa fin février et lors de la soirée à Antibes avec des collègues fin avril). Je commence sérieusement à me poser des questions sur mes capacités de concentration...A ma table, j’ai l’impression que tout le monde restait plus au moins concentré sur les conversations. Moi, j’étais ailleurs, dans mon monde et tout autour de moi m’agaçait, car cela me sortait de mes pensées. Je crois que je suis en train de devenir misanthrope ! :-) N’exagérons pas ! On va plutôt dire que tout cela n’est guère étonnant, puisque je n’avais pas très envie d’aller à cette soirée...
Bon, je crois que je vais arrêter là pour ce soir. Je ne fais que râler et me plaindre depuis quelques jours. Je n’y peux rien, je ne vais pas faire semblant d’être bien alors que ce n’est pas le cas (et puis c’est mon blog, donc je raconte ce que je veux ! :-) ), mais cela doit être très désagréable pour mes lecteurs. Il est temps que je redevienne un peu plus positive !
Lundi, je ne suis pas allée bosser car j’étais trop crevée de mon dimanche passé à l’hôpital. J’ai fait la grasse matinée, et j’ai passé une journée au ralenti, bien décidée à reprendre des forces pour retourner au boulot le lendemain.
Mardi, je vais donc au boulot et je me rends rapidement compte que j’aurais mieux fait de rester chez moi. J’ai plein de boulot qui m’attend, mais je me sens molle et fatiguée, et mes douleurs reprennent à force de rester sur ma chaise. Après manger, je voulais aller récupérer mes bilans des examens de dimanche à l’hôpital mais je ne me sentais pas de conduire et j’ai donc dû demander à Jardiland de m’accompagner. Ensuite, de retour au boulot, j’ai essayé de faire tout ce que je pouvais dans l’après-midi. Je suis partie relativement tôt, car j’avais rendez-vous chez le médecin. Elle m’a auscultée comme le médecin anglais des urgences. Elle m’a d’abord prévenue qu’elle allait me donner de grands coups dans le dos. J’ai eu un peu peur, car dimanche, ces coups avaient provoqué des douleurs atroces. Contrairement à dimanche, je n’ai pas ressenti de douleurs, j’étais soulagée. Elle m’a ensuite palpé l’abdomen. Là encore, je n’ai ressenti aucune douleur particulière. Tout va bien, elle pense que tout s’est remis en place, mais que les douleurs qui persistent sont dues au fait que je souffre encore d’une inflammation. Elle me prescrit donc des anti-inflammatoires, et deux calmants différents plus forts que ceux que je prenais depuis dimanche. Elle m’ordonne des analyses d’urine à faire à la fin de la semaine pour vérifier que je n’ai pas d’infection ainsi qu’une échographie pour la fin du mois. Elle m’a conseillé un arrêt de travail pour le lendemain, pour me remettre de la douleur. Mardi soir, j’ai justement eu des douleurs assez importantes malgré mes calmants (et pourtant je ne suis pas douillette !), mais je me suis endormie très tôt (un des effets secondaires des nouveaux médicaments est la somnolence :-) ), donc je n’ai pas eu à supporter ça trop longtemps.
Aujourd’hui, j’ai passé la journée à la maison. Je me suis levée très tard. Après une petite douche et un repas léger, je me suis installée sur le canapé avec plein de coussins pour être dans une position confortable. J’ai essayé de regarder quelques épisodes de "Docteur House" mais je me suis endormie et il était quasiment 18h quand je me suis réveillée. On peut dire que la journée n’a pas été productive, ceci dit ce n’était pas le but :-) Ce soir, j’ai à nouveau un peu mal et je n’arrive pas à trouver une position dans laquelle je me sente à l’aise. Je ne vais pas tarder à aller prendre une douche bien chaude, ça me soulagera peut-être un peu.
Petit détail amusant : une copine m’a dit qu’avoir un calcul est un signe de "renouveau". Elle a fait une colique néphrétique et a complètement changé de vie après. Il est arrivé exactement la même chose à l’un de ses amis...Elle pense donc que je m’apprête à vivre de grands changements dans ma vie :-) Honnêtement, si des changements dans ma vie ne peuvent arriver qu’après de telles douleurs, je préfère garder ma vie actuelle pour toujours :-)
A cause de ce repos forcé, je n’ai pas pu faire de sport cette semaine. Cela ne fait que depuis vendredi dernier que je n’en ai pas fait mais ça me manque déjà. Je suis un peu dégoûtée car j’étais vraiment très en forme depuis ma reprise du sport il y a un mois et demi et ça me contrarie d’être freinée dans mon élan positif. J’espère que je n’aurai plus de douleurs pour pouvoir m’y remettre tout doucement la semaine prochaine. L’autre conséquence de mon repos forcé, c’est d’avoir passé le peu de temps où j’étais réveillée à cogiter. "Cogito ergo sum"...il paraît...
Demain, je suis censée retourner au boulot mais je sens que ça va être très dur. Je sais déjà que j’ai énormément de trucs à faire, mais je me sens toujours aussi ramollie. Le soir, je dois aussi assister à un barbecue organisé par ma boîte. Je pense que je n’y resterai pas très longtemps, je ferai juste acte de présence et je m’éclipserai rapidement.
Allez, je vous laisse, ma douche chaude m’attend ! Bonne fin de soirée !
Ah la la, quel dimanche ! Je me suis réveillée à 5h du matin, et j’ai passé trois quarts d’heure à essayer d’évacuer une goutte d’urine...sans succès (je sais, je sais, chers lecteurs, vous adorez ce genre de détails !). Désespérée, je suis retournée dans le salon et j’aurais aimé me rendormir sur le canapé. J’ai été prise d’une violente douleur dans toute la moitié inférieure gauche du dos, ainsi que de grosses bouffées de chaleur. Je commence à m’inquiéter sérieusement, car je comprends très bien ce qu’il m’arrive. Je suis en train de faire une colique néphrétique ! Cela m’est déjà arrivé auparavant, mais la douleur n’a jamais été aussi forte ! Là, je suis carrément pliée en deux, je tremble, et la douleur est si intense que je me mets à pleurer comme une idiote sur mon canapé ! Je me dis qu’il vaut mieux ne pas laisser traîner et j’appelle le SAMU, qui fait par téléphone le même diagnostic que moi : une colique néphrétique ! Ils m’informent qu’ils m’envoient une ambulance pour me conduire directement à l’hôpital...Youpi, moi qui rêvais de passer un dimanche original, je suis servie !
J’ai patienté plus d’une demi-heure avant l’arrivée de l’ambulance, qui m’a enfin conduite aux urgences de l’hôpital d’Antibes. Il est entre 6h45 et 7h du matin. L’hôpital est vide, tant mieux me dis-je, cela m’évitera de perdre des heures et des heures pour qu’on m’examine. Deux brancardiers me conduisent rapidement devant les toilettes et me tendent un petit pot à remplir de la substance que j’ai tant de mal à évacuer. Ensuite, un infirmier s’est occupé de moi très rapidement. Il m’installe dans une salle d’examen, m’oblige à enfiler une blouse de malade absolument pas sexy. En quelques minutes, je me transforme en patiente, et je me sens impuissante, comme si je devenais d’un coup un simple morceau de chair à étudier. Cette sensation jusqu’alors inconnue (c’est la première fois que je suis hospitalisée) me met très mal à l’aise. Heureusement, l’infirmier est très gentil (j’ai de la chance) et il s’occupe bien de moi. Il me prend la température et la tension et me fait une grosse prise de sang (il a rempli dix tubes !) Il m’a posé quelques questions et a notamment voulu savoir s’il était possible que je sois enceinte. Malgré mon obstination à lui dire que c’était tout simplement impossible, il a dit qu’il était obligé de vérifier pour le noter dans le dossier. Il fait le test sous mes yeux ébahis et m’annonce fièrement : "Vous aviez raison, le miracle n’a pas eu lieu". :-) Il m’a également posé une perfusion de chlorure de sodium. Le médecin est ensuite arrivé pour m’examiner. C’était très amusant, car il était anglais et nous avons un peu plaisanté sur Docteur House. Il se trouve que c’est justement son surnom (il semblait d’ailleurs en avoir un peu marre :-) ). Il m’a palpé l’abdomen et m’a donné des "coups" dans le dos pour savoir où j’avais mal. La douleur à gauche s’est manifestée à la palpation et le médecin a confirmé le diagnostic initial. Il m’a dit qu’on devait me faire une radio du thorax et de l’abdomen. J’ai eu la chance d’avoir seulement quelques minutes d’attente avant de passer en salle de radiologie. Une fois les radios faites, on me transporte en brancard dans une salle commune (une sorte de zone de transit pour les patients en attente de traitement ou de diagnostic) complètement déserte mais équipée d’une télé. Je me retrouve donc seule en train de regarder W9 sur mon brancard. L’infirmier revient s’occuper de moi et me met un calmant dans ma perfusion. Je vais beaucoup mieux, la douleur est presque complètement atténuée. Les minutes défilent, personne ne revient me voir. Après peut-être une heure d’attente, mon médecin anglais repasse devant mon brancard et m’annonce qu’il a fini sa garde. Il a regardé mes radios, qui sont absolument normales, et m’indique que je dois donc à présent attendre pour une échographie qui permettra de visualiser le calcul qui est censé être à l’origine de mes violentes douleurs. Je prends donc mon mal en patience. J’attends sur mon brancard. La salle commune se remplit : un trentenaire ravagé par un violent coup de soleil, un sexagénaire venu pour un problème cardiaque, un père de famille souffrant de douleurs d’estomac et une femme de 130 kg qui a suscité quelques moqueries parmi les infirmiers se retrouvent en train de regarder W9 comme moi. Je commence à en avoir marre, j’avais mal au bas du dos, et maintenant j’ai mal partout, je suis fatiguée, j’ai faim et je suis gavée par les clips que j’ai déjà vus trois ou quatre fois dans la matinée. Il est plus de midi, et personne ne s’est occupé de mon problème depuis 8h30. On vient me dire que je vais bientôt être placée dans une chambre et que je vais pouvoir manger...puis on m’annonce qu’aucune chambre n’est libre mais que je pourrai bientôt en avoir une...Finalement, vers 14h, j’ai enfin été transportée dans une chambre. L’autre patiente qui l’occupe a 22 ans, et elle est là depuis la veille 20h pour...une colique néphrétique ! Elle m’a dit qu’elle attendait pour faire son échographie ! Quoiiiiiiiiii ? Moi aussi j’attends pour une échographie, et depuis bien moins longtemps qu’elle. Cela commence à sérieusement m’inquiéter, je n’ai aucune envie de passer la nuit à l’hôpital. Heureusement, vers 15h, une infirmière vient chercher ma voisine de chambre pour son échographie, et je lui dis que je dois en faire une aussi. Elle me propose de descendre avec ma voisine de chambre pour faire d’une pierre deux coups. Ouf ! Mon calvaire va se terminer. Je passe donc en salle d’échographie, avec un médecin qui semble être revenu de son week-end spécialement pour l’occasion. Il porte un tee-shirt, un bermuda et des sandales. Est-il vraiment médecin ? Je l’espère ! :-) Il me fait mon échographie, et ne trouve absolument rien, pas le moindre calcul à l’horizon ! Je lui demande si un éventuel calcul a pu être évacué pendant mon temps d’attente, il me confirme que c’est tout à fait possible. Génial ! J’ai donc attendu 8h pour faire une échographie qui ne sert plus à grand-chose :-) Je retourne dans ma chambre. Je demande à ma voisine si elle a un calcul. Elle me répond que non, que le médecin n’en a pas trouvé et qu’il lui a en plus dit que comme elle n’avait pas bu avant, on ne pouvait pas bien voir...Et oui, théoriquement, avant ce genre d’examen, on doit boire entre 50 cl et 1 litre d’eau. Là, personne ne nous a dit de boire quoi que ce soit. C’est pour le moins étonnant. Bref...Un médecin vient peu de temps après annoncer à ma voisine de chambre qu’elle a le droit de sortir. Je lui demande ce qu’il en est pour moi. Il me dit qu’il doit regarder mon dossier. Il revient dans ma chambre un long moment plus tard, vient me poser plein de questions et me dit que mon bilan étant parfaitement normal, on peut me faire sortir. Il ajoute que le calcul a très bien pu s’évacuer dans la journée, mais que je n’ai pas à m’inquiéter, car je n’ai aucune trace de la moindre infection urinaire. Il me prescrit des antalgiques et des antispasmodiques au cas où, et me dit que l’infirmière passera me retirer ma perfusion. A 16h30, je suis enfin libérée de ma perfusion, et le temps de passer régler les formalités de sortie, je sors de l’hôpital à 17h, après dix longues heures.
Je suis crevée de cette longue journée. J’avais passé un très bon samedi (malgré les signes avant-coureurs de la colique néphrétique, tout au long de la journée), et je ne m’attendais pas à passer un dimanche aussi merdique. Je vais me prendre des médicaments en prévention pour ne pas avoir mal cette nuit et je vais aller me reposer. Bonne nuit à tous !
J’adooooore la moto ! Mercredi, je suis remontée sur la moto du "red tongue guy". J’avais raconté ici et là mes deux premiers tours en moto. J’ai une fois de plus découvert de nouvelles sensations. En effet, lors de mes deux premiers tours, nous avions plutôt pris des petites routes avec plein de virages. Là, nous avons fait une bonne partie du trajet sur une voie rapide et sur l’autoroute et j’ai pu apprécier les sensations procurées par la grande vitesse :-) J’étais un peu contractée car c’est difficile d’avoir une position confortable en tant que passagère quand ça va très vite. J’avais la main gauche cramponnée à la poignée et la main droite accrochée au pilote intrépide. Comme je n’avais pas une tenue adaptée (je portais une veste de ville et non un blouson de moto), je n’étais pas au top du confort. Cela ne m’a pas empêchée d’énormément apprécier ce petit tour, les bonnes grosses vibrations sur le siège suivies de l’impression étrangement agréable de flottement qu’on ressent quand on descend de la moto. Je n’ai plus du tout d’appréhension quand je monte sur la moto. La seule chose qui me perturbe encore un peu, c’est quand on remonte une file de voitures ou qu’on se fraye un chemin entre deux files. C’est quelque chose de tellement peu "naturel" quand on est dans une logique voiture que ça me surprend toujours :-) J’espère que je n’ai pas été un sac de sable trop lourd à porter et que je n’ai pas été trop gênante pour le pilote ;-)
J’adooooore le roller ! Jeudi soir, après le boulot, je suis allée faire du roller à Cagnes-sur-Mer avec Jardiland. Il faisait particulièrement beau, mais il y avait malheureusement un vent très fort. Du coup, toute la première partie du trajet entre l’hippodrome et le clocher a été horriblement difficile. Nous devions énormément forcer pour rouler...C’est dans ce genre de situation qu’on regrette de ne pas avoir un moteur :-) Le trajet retour a évidemment été beaucoup plus facile puisque le vent n’était plus contre nous. Nous avons quand même roulé 7 km, ce qui est plutôt pas mal. Je suis très fière de moi, car avec toutes les séances de course et de roller que je fais, je suis vraiment en train de me refaire une santé :-)
Je vous abandonne lâchement, même si je n’ai pas du tout sommeil...Je vous souhaite une bonne nuit à tous, même si je suppose que vous dormez depuis longtemps ;-)
Samedi, j’avais décidé de m’occuper de moi et de me faire plaisir. J’ai eu une semaine plutôt chargée au boulot et j’avais envie d’évacuer tout le stress accumulé. Samedi matin, je me suis levée très tôt et je suis allée faire mes courses. Ok, ça part mal pour un moment agréable, mais il faut bien manger quand même ! Après les courses, je suis passée à Go Sport pour m’acheter quelques vêtements. Depuis début mai, je fais du sport quasiment tous les jours. J’essaie de courir trois fois par semaine et de faire du roller deux fois par semaine, et j’ai donc besoin de plein de tenues. J’ai trouvé quelques vêtements sympas. Ce n’est pas parce qu’on fait du sport qu’on ne doit pas faire attention à son apparence :-) Après mes achats, je suis rentrée chez moi et j’ai mangé rapidement, puis j’ai attaqué une grosse après-midi shopping à Nice. J’ai fait cramer ma carte bleue ! :-) Comme il faisait un temps absolument magnifique, j’en ai profité pour aller dans le Vieux-Nice pour manger une glace chez Fenocchio. J’ai choisi une glace sabayon, Baileys et amandes ! C’était une véritable tuerie :-) Je suis ensuite allée marcher jusqu'à la Promenade des Anglais, puis je suis remontée en direction du Port. Je n’ai pas fait de sport mais j’ai tellement marché que ça compense largement...Je suis ensuite rentrée chez moi, contente de ma journée mais un peu fatiguée quand même ! Je suis accessoirement délestée de la modique somme de 440,08 euros, mais je me suis fait plaisir, c’est l’essentiel :-) Le soir, je suis restée à la maison et j’ai fait la flemmarde. Je me suis préparé un petit repas, j’ai fait ma vaisselle (si je ne la fais pas de suite, je retrouve mon évier envahi de fourmis...), j’ai un peu traîné sur mon PC, j’ai pris ma douche, et au dodo ! Je me suis endormie comme un bébé.
Dimanche, c’était la fête des mères, et j’ai donc passé la journée avec ma maman. Nous sommes allées voir ma grand-mère. Mon oncle était venu d’Aix-en-Provence pour l’occasion. J’avais apporté des pâtisseries, nous avons donc eu une bonne dose de sucre :-) Nous avons passé une bonne après-midi et je suis contente de voir ma grand-mère en bonne forme :-) Ce soir, en rentrant chez moi, j’ai mis MSN en route. Quelques minutes après, "Chipolata man" s’est connecté ! A ma grande surprise, il est revenu me parler mais je n’ai pas poursuivi la conversation trop longtemps, car j’avais prévu de prendre un bain. Il est resté gentil et courtois, et je n’ai eu aucune proposition de dégustation de saucisse :-) J’avoue que je ne comprends pas trop l’intérêt qu’il peut bien avoir à tenter encore de me parler. Soit il espère que sa saucisse finira par m’intéresser un jour, soit il s’ennuie profondément et tente de faire passer le temps plus vite en discutant avec moi (il m’avait dit qu’il me trouvait marrante...ma foi...ceci explique peut-être cela !).
Sur ces bonnes paroles, je vais aller me coucher, je dois me lever tôt, une grosse journée m’attend ! A bientôt !
Il y a peu de temps, des amis qui me veulent du bien (si c’est comme le Harry du film de Dominik Moll, j’ai intérêt à me méfier...) et qui sont attristés par mon célibat se sont mis en tête de me présenter des hommes...Après avoir fait le tour de leurs connaissances, ils ont réussi à dénicher un seul célibataire potentiellement intéressant. "Mais oui, tu vas voir, il est sympa, fais au moins l’effort de lui parler sur MSN !". Et voilà comment je me retrouve sur MSN avec un parfait inconnu dont je n’ai jamais vu ne serait-ce qu’une photo, juste pour faire plaisir à mes amis qui ont fait la bêtise de parler de moi au jeune homme ! Ils m'ont dit qu'il a 36 ans, qu’il n’a jamais été marié et qu’il n’a pas d’enfant et ils m'ont également donné quelques petites informations le concernant afin que je cerne le personnage. Sur MSN, je découvre enfin mon interlocuteur. Il est blond aux yeux bleus, extrêmement sportif et très baraqué. Il m’explique ce que je sais déjà par mes amis, à savoir qu’il a été gendarme (j’ai découvert un peu plus tard que ce n’était pas n’importe quel gendarme...mais je n’en dirai pas plus ici) et qu’il a laissé tomber ce métier pour devenir...garde du corps ! Il a de plus le bon goût d’être motard ! J’avoue que physiquement, ce n’est pas du tout le genre d’hommes qui m’attire en général (je préfère les châtains et les bruns plutôt que les blonds) mais je dois quand même reconnaître qu’il semble plus que charmant en photo. De plus, il cumule tous mes fantasmes : il a porté l’uniforme et il est motard ! Concernant nos conversations sur MSN, je dois bien admettre qu’elles ne sont pas transcendantes, ça ne vole pas très haut. Même s’il est sympa, que nous trouvons plein de choses à nous raconter et que la conversation n’est jamais ennuyeuse, il y a un certain fossé culturel. J’ai énormément de mal à le faire parler de ses goûts, que ce soit en matière de cinéma, de musique ou de littérature, et quand je parle des miens, il n’est pas aussi réactif que je l’espérerais. Moi qui adore partager mes goûts et en parler, je ne risque pas de pouvoir le faire avec lui. J’ai beau le trouver attirant physiquement, je dois bien admettre que les affinités intellectuelles sont loin d’être au rendez-vous. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je sens bien que c’est un homme intelligent, drôle et vif mais il n’y a pas ce "petit truc en plus". Cela ne m’a pas empêchée de continuer à lui parler, car son vécu me semble intéressant. Mais plus les jours passent, et plus je me dis qu’il doit bien y avoir un problème. Comment se fait-il qu’un homme attirant et sympa soit célibataire ? Où est le piège ? Quels sont les défauts cachés que je ne vois pas dans ses photos ? A-t-il un œil de verre ? Lui manque t’il une bonne dizaine de dents ? Porte t’il une perruque ? A-t-il une jambe en mousse ? A plusieurs reprises, je lui demande d’ailleurs sur MSN où est le piège. Il me répond qu’il n’y en a aucun mais que son boulot ne lui a pas permis jusqu'à présent de se poser, ce qui explique son célibat...Ma foi, cela paraît crédible.
Après plusieurs jours de conversations MSN, le jeune homme semblait s’impatienter et voulait me rencontrer. Nous avons fini par fixer un rendez-vous vendredi soir la semaine dernière. Nous sommes allés prendre un verre dans le Vieux-Nice. Ma première constatation, c’est que le jeune homme est bien plus charmant en vrai qu’en photo. Il a deux yeux, tout plein de dents, de vrais cheveux, et deux jambes apparemment solides ! Il est bien habillé, ni trop décontracté, ni trop classe, propre sur lui et d’apparence soignée. La conversation prend aussi facilement que sur MSN, nous abordons plein de sujets, pendant quasiment deux heures. A la fin du rendez-vous, il m’a raccompagnée chez ma mère en voiture (j’avais décidé de passer mon week-end de trois jours là-bas pour m’occuper d’elle car elle a subi une intervention chirurgicale la semaine dernière) et il a évoqué la possibilité de nous revoir. Après une bise plus que chaste, je l’abandonne et je rentre chez maman.
Après ce rendez-vous, j’avoue que j’avais un feeling plutôt mitigé. Oui, il est plus qu’attirant, il est sympa...mais je n’arrive pas à m’enlever l’idée qu’il y a un problème que je n’ai pas encore découvert mais qui va finir par ressortir. Et comme mon intuition me trompe rarement...je suis plus que prête à affronter l’horrible vérité le concernant :-) Pendant le long week-end de trois jours, je n’ai pas de nouvelles de lui. Je ne suis pas surprise, il m’avait dit qu’il allait passer son week-end dans le Var avec quelques amis. De mon côté, je passe un excellent week-end à Nice. J’enchaîne les activités, je me sens super en forme, et je profite de ces moments de liberté, malgré un temps assez pourri (le temps ne m’a d’ailleurs pas empêchée de faire du roller sur la Prom’ dans des conditions que je pourrais presque qualifier d’extrêmes ! :-) Vent très fort, sol plus que glissant, bref, le rêve ! :-) ) Mardi, j’ai des nouvelles du bellâtre. Il a passé lui aussi un très bon week-end. Bref, tout va bien. Néanmoins, je me demande ce qu’il a pensé de notre rencontre. Il ne l’évoque pas, et je ne le fais pas non plus. Mercredi, j’ai à nouveau de ses nouvelles. Vers 23h, il commence à fatiguer et je lui dis que je n’ai pas sommeil. Il me propose d’aller chez lui pour me chanter une berceuse ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Moi qui me demandais ce qu’il avait pensé de notre rencontre, j’en déduis que je ne dois pas tant lui déplaire que ça pour qu’il propose que j’aille chez lui à 23h...Je joue le jeu et je lui rétorque qu’il ne faut pas me lancer ce genre de défis...mais qu’il est quand même déjà bien tard pour lui. Il me répond qu’il est surtout tard pour moi (forcément, si c’est moi qui fais le trajet Sophia-Nice, c’est moi qui perds une demi-heure...). Il me dit : "tu passerais, c’est vrai ?". On dirait qu’il est presque inquiet et il finit par me dire qu’il doit m’avouer quelque chose...Il m’annonce alors qu’il est marié ! Je souris, il répond par un point d’interrogation et je lui dis que c’est la pire excuse en bois que j’aie jamais entendue ! Même si je n’avais nullement l’intention d’aller chez ce quasi inconnu à 23h, je lui ai fait remarquer que s’il n’avait pas envie que je passe, il ne fallait tout simplement pas proposer...Il a fini par me dire qu’en fait, il n'est évidemment pas marié mais il ne cherche pas de relation sérieuse, car il n’est pas sûr de vouloir rester dans la région. Il m’explique alors avec une confiance en lui à toute épreuve que je peux passer le voir, mais qu’il y aura juste du sexe, sans sentiments et que ce sera une histoire sans lendemain ! :-) Mon intuition était donc bonne, il y avait bien un problème le concernant, ce mec est un véritable crétin :-) Je n’hésite pas à bien le remettre à sa place, et à insister sur le fait que sa proposition ne correspond pas du tout à quelque chose qui pourrait me convenir. Je préfère largement être seule que vivre ce type de relation sans intérêt à mon sens. Je n’en reviens pas, et je me demande encore comment mes amis ont pu me refourguer un tel spécimen ! J’avoue que je n’ai même plus envie de faire l’effort de lui parler. Il est sympa, certes, mais être considérée comme un bout de viande n’est pas l’objectif secret que je poursuis...
En parlant de viande, c’est là que ça devient intéressant...Cet après-midi, le jeune homme se connecte sur MSN et vient discuter avec moi le plus naturellement du monde. Il me demande si j’ai passé une bonne journée. Je fais de même. Il m’informe ensuite qu’il est invité à un barbecue le soir. Nous commençons à évoquer les chipolatas et il m’avoue que ça le fait "bander" et le pire, c’est qu’il ne semble même pas blaguer ! Il enchaîne d’ailleurs sur le sujet et me demande : "t’aimerais pas ma saucisse ?". Oh, oh, il est d’humeur grivoise. Ca tombe bien, je ne suis pas la dernière à plaisanter et je lui réponds que ça dépend de la sauce qu’on met dessus ! J’ajoute : "sucrée ou salée ?". Il répond : "nature...la sauce c’est après !". Ce mec est un vrai porc, c’est confirmé (comme quoi, il n’y a pas que les chipolatas qui sont à base de porc...) ! Je ne suis pas choquée par sa remarque, non...il m’en faut bien plus pour me choquer ! Ce qui me gêne, c’est qu’il ne me connaît même pas et il me demande carrément une fellation et il est à la limite de me demander d’avaler toute la sauce de sa chipolata apparemment brûlante !!! Et pourquoi ne pas me demander de manger une pleine assiette de saucisses-purée tant qu’on y est ? Tout ça me fait vomir et me donne envie de devenir végétarienne ! Je pensais qu’après la conversation de la veille, il n’aurait pas le culot d’en remettre une couche...mais si ! A croire qu’il ne comprend pas bien ce qu’on lui explique...
Ce qui est certain, c’est que je ne regarderai plus jamais une chipolata de la même façon. Je ne soupçonnais pas qu’on puisse bander en parlant de ça...C’est fou :-) J’ai également pris la décision d’empêcher mes amis de s’occuper de ma vie privée...qui restera justement privée ! On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! :-)
Mon enthousiasme des derniers jours en a pris un sacré coup. Je viens de passer une soirée merdique. Je crois qu’il va me falloir une bonne nuit de sommeil pour oublier tout ça. Point positif tout de même : quand je suis dans cet état, mon endurance est décuplée et je peux alors courir particulièrement longtemps ou faire du roller à un rythme de folie. J’attends avec impatience ma séance de sport de demain soir !


