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Jeudi (23/02/17)
La La Land

Dimanche soir, je suis allée au cinéma. C'est déjà assez miraculeux pour être signalé sachant que depuis que j'ai une Mini-Moi, il est évidemment plus difficile de prévoir une telle sortie. Heureusement, depuis maintenant un an, ma mère habite tout près de chez moi et joue régulièrement la baby-sitter pour mon plus grand soulagement.

Comme cela faisait des années que je n'avais pas mis les pieds dans un cinéma, j'avais intérêt à bien choisir mon film...Il faut savoir que je suis plus difficile que la moyenne au cinéma. Je n'aime quasiment rien, et pire, les plus grands succès sont souvent les films que j'ai le plus de mal à aimer. Je n'ai toujours pas réussi à aimer "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", sans doute à cause d'Audrey Tautou qui m'insupporte au plus haut point dans tous ses films. On m'avait vanté "Intouchables" et j'avais à peine ri (pourtant j'ai de l'humour mes chers amis, pas vrai ?). On m'avait fait croire que "The Artist" était génial, mais je suis passée totalement à côté et je n'arrive toujours pas à voir en Jean Dujardin autre chose que Brice de Nice...Bon ok, j'exagère, et surtout je m'éloigne du sujet initial. Je ne vais quand même pas passer la soirée à vous faire la liste de tous les films qui m'ont laissée indifférente...on serait encore là dans dix jours...Bref !

Je vous disais donc qu'après des années sans aller au cinéma (je vous rassure, je regarde des films en DVD, je ne vis pas dans une grotte !), il fallait que le film de mon retour dans une salle obscure soit exceptionnel. J'ai choisi d'aller voir "La La Land". "La La Land" cumule tous les dangers pour moi : il est encensé par la critique, et surtout il est nominé aux Oscars dans plein de catégories...Vais-je passer à côté comme je suis passée à côté de "The Artist" ? Je ne l'espère pas.

[La suite de ce post contient des détails sur le film. Ne le lisez pas si vous comptez aller le voir prochainement.]

La lumière s'éteint dans la salle. Le film commence par une scène où d'innombrables voitures sont coincées dans les bouchons. Soudain, une femme sort de sa voiture et se met à chanter. Tout un tas de gens sortent de leurs voitures pour danser et chanter avec elle. La chanson "Another day of sun" est entraînante, une énergie débordante nous attire...C'est un début de film assez hallucinant. On a bien compris à quoi s'attendre : ça va chanter, danser, et tout ça pendant plus de deux heures. Si vous n'êtes pas adeptes de comédies musicales, vous pouvez passer votre chemin et quitter la salle tout de suite, car vous en avez pour deux longues heures ! Moi, j'adore, et je sens déjà que je vais apprécier le film ! J'ai rarement vu un film dont les premières minutes sont aussi captivantes. Les deux personnages principaux du film vont bientôt se rencontrer pour la première fois. Elle, c'est Mia (Emma Stone), une jolie rousse qui veut devenir actrice, comme des centaines de jeunes femmes à Los Angeles. Lui, c'est Sebastian (Ryan Gosling), un pianiste passionné de jazz qui voudrait arrêter de jouer dans des bars minables pour avoir son club à lui et jouer de la vraie musique. Elle n'avance pas assez vite à son goût dans les bouchons, il klaxonne, et elle lui fait un doigt d'honneur. Cela commence bien entre eux...

La deuxième rencontre n'est pas franchement mieux. Mia rentre dans un restaurant où joue un pianiste...Sebastian évidemment. Il n'a pas respecté les consignes données par son patron qui souhaite qu'il ne joue que des morceaux de musiques de Noël. Il se fait virer. Elle essaie d'aller le voir pour le féliciter de son jeu, mais il l'ignore et la bouscule même sans ménagement. Et hop, deuxième rencontre foireuse...

Enfin, lors de la troisième rencontre, ils vont enfin se parler mais ce n'est pas encore l'amour fou, hein, ça a beau être un film, ils ne vont pas tomber dans les bras l'un de l'autre comme ça. Ils papotent et elle lui fait remarquer : "C'est curieux qu'on se croise constamment comme ça" . Il lui répond : "C'est peut-être un signe ?". Elle le remet en place en répondant non...Par contre, on a quand même droit à un beau numéro de claquettes qui n'est pas sans rappeler les comédies musicales de l'âge d'or du cinéma américain et à une chansonnette où Sebastian dit à Mia "you're not the type for me". Sympa le mec...Je sais pas ce qu'il cherche comme nana, mais si cette fille canon ne lui convient pas, il doit vraiment avoir un souci ou être homosexuel refoulé. En tout cas, on notera quand même que c'est bien mal engagé entre eux. On se demande bien comment le réalisateur va les faire tomber amoureux.

Lors de leur quatrième rencontre, ouf, ils vont enfin se découvrir (il était temps), et découvrir leurs passions respectives. Il y a enfin cette petite "étincelle" entre eux, ce moment où la personne qu'on ne voyait pas devient tout à coup la seule que l'on peut distinguer à travers une foule. Vous voyez le genre ? Non ? Bon, laissez tomber, ce film n'est pas fait pour vous !

Maintenant que les personnages ont dépassé le stade de "tu es une tête à claques et tu ne m'intéresses pas", Sebastian invite Mia à aller voir "la Fureur de vivre" (très cliché la référence à James Dean mais bon...). Le rendez-vous est pris. Mais Mia a oublié qu'elle a déjà un rendez-vous avec son petit ami du moment. Elle laisse donc le pauvre Sebastian en plan ! Au restaurant avec son petit ami, elle s'ennuie à mourir. Et là, Carl Jung fait des merveilles. Pourquoi je vous parle de Carl Jung ? Parce que c'est lui qui a parlé du concept de synchronicité. Vous savez, les coïncidences porteuses de sens pour celui qui les vit. Alors que Mia s'ennuie, une musique passe au restaurant, la musique qu'elle a entendue quand Sebastian jouait lors de leur deuxième rencontre. Le regard de Mia s'illumine. Cette musique, ce sera sa synchronicité à elle. Elle quitte le restaurant en courant aussi vite que ses talons peuvent le lui permettre, et elle va retrouver Sebastian. Vous savez quoi, cette scène, elle me parle. On dirait que pour que l'amour ait de la valeur, il faut qu'il soit chargé de toutes ces heureuses coïncidences, toutes ces choses qui créent la mythologie d'un couple. "Je passais par là tous les jours, on aurait pu se croiser mille fois et il a fallu attendre x jours, mois, années pour que notre rencontre ait enfin lieu". Il faut qu'il y ait cette sorte de magie, ce "destin" pour que l'on se mette à croire en une histoire d'amour. On y croit parce que c'était notre destin de tomber sur cette personne. Il y a une très belle phrase dans "l'Alchimiste" de Paulo Coelho qui résume bien ce que j'essaie de vous dire : "Je t'aime parce que tout l'Univers a conspiré à me faire arriver jusqu'à toi." Et on se rend compte surtout qu'on oublie rapidement tous les signes négatifs du début (les trois premières rencontres désastreuses et surtout le fait qu'ils ne veuillent justement pas voir un "signe" dans ces premières rencontres pourtant répétées), pour se concentrer uniquement sur les choses qui laissent penser que c'est bien le destin qui nous réunit. On ne voit que ce qu'on veut bien voir finalement. On a tellement envie de croire que l'amour est là, tout proche !

A partir de là, c'est sûr, ces deux-là vont être ensemble. Ils vont chanter, danser, ensemble, parce qu'à deux, c'est mieux que seuls. Ils vont essayer de poursuivre leurs rêves : devenir actrice pour elle, ouvrir son club de jazz pour lui. La magie et la gaieté communicative du début du film laissent place à une certaine mélancolie, une réflexion plus "lourde". Tout d'abord, on se rend compte que concrétiser ses rêves, c'est loin d'être simple, et souvent, on doit se contenter d'un boulot alimentaire bien éloigné de nos désirs profonds (cela me parle malheureusement bien trop en ce moment !). On se rend compte aussi que les illusions du début d'une relation amoureuse laissent rapidement place à la réalité qui n'est pas toujours rose : la difficulté de concilier ses rêves, son travail et une relation durable, l'éloignement qui s'installe peu à peu dans un couple quand les chemins personnels se mettent à diverger. Sebastian a peu à peu abandonné son rêve d'ouvrir son club, il gagne bien sa vie en faisant partie d'un groupe qui rencontre un certain succès. Les tournées l'éloignent peu à peu de Mia, qui n'arrive plus à croire en son talent d'actrice et finit par décider de retourner vivre dans sa province natale.

Alors que Mia est repartie en province, Sebastian reçoit un appel d'une directrice de casting qui a repéré Mia et souhaite lui faire passer un casting. Il ira la chercher en province pour la convaincre de passer l'audition. Elle refuse puis finit par céder. Il l'accompagne à l'audition, persuadé qu'elle va avoir le rôle, alors qu'elle doute vraiment d'avoir réussi à convaincre. Après l'audition, ils font le point sur leur relation. Si Mia est prise, elle devra passer plusieurs mois à Paris. Ils se disent qu'ils s'aimeront toujours, et qu'ils attendront de voir ce que l'avenir leur réserve. On les connaît tous ces promesses d'amour éternel, non ? Vous savez, les adieux déchirants qu'on se fait en sachant très bien que notre relation risque de ne pas résister à l'épreuve à venir. On se doute bien que leur relation ne résistera pas à l'éloignement géographique...Et finalement, on se dit que c'est Sebastian lui-même qui a tout fait pour que Mia passe ce casting. C'est lui qui sacrifie leur amour pour qu'elle vive son rêve. C'est d'ailleurs peut-être ça le véritable amour : faire passer le bonheur de l'autre avant le sien, quitte à ne plus être ensemble pour que les deux puissent continuer à s'épanouir.

Le film nous plonge ensuite 5 ans plus tard...Mia est devenu une star de cinéma. Elle est mariée, avec un autre que Sebastian, et a même un enfant. Sebastian, quant à lui, a enfin ouvert son club de jazz. Ils ont chacun réalisé leurs rêves, séparément. C'est donc un demi happy-end, qui montre que oui, on peut réaliser ses rêves mais en sacrifiant d'autres rêves. La fin du film est sublimement réalisée. Mia et son mari vont dans un club de jazz pour prendre un verre. Mia découvre avec étonnement que c'est Sebastian le propriétaire. Il l'aperçoit dans la salle. Il joue leur morceau. Mia reste clouée sur place, sous le choc. Les minutes suivantes nous montrent la vie qu'auraient eu Sebastian et Mia s'ils étaient restés ensemble...puis on revient à la réalité. Sebastian a fini de jouer, il regarde Mia. Ils échangent un sourire. On ressort de là totalement lessivé. On a tous connu ces sensations étranges quand on revoit plusieurs mois ou années après quelqu'un qui a compté pour nous et avec qui nous ne sommes plus. Les souvenirs refont surface, mais la personne est comme devenue étrangère pour nous, comme si la relation était si lointaine qu'elle n'avait finalement jamais existé. Parfois, on regrette aussi de ne plus faire partie de la vie de l'autre. J'imagine que c'est un peu tous ces sentiments contradictoires qui se cachent derrière leur dernier sourire. C'est bouleversant et intense. Une fin de film parfaite comme tout le reste du film !

Bon, maintenant que je vous ai un peu raconté le film, je vais vous donner toutes les bonnes raisons de ne pas aller le voir, et toutes les raisons encore meilleures d'aller le voir !!!

Pourquoi vous ne devez surtout pas aller voir La La Land ?

- vous détestez les comédies musicales, vous n'aimez pas les numéros de claquettes.

- vous n'avez pas envie que John Legend vous donne une leçon sur ce qu'est ou devrait être le jazz...Il est quand même bien mal placé pour ça, non ?

- vous n'avez pas envie de prendre en pleine face la vacuité de votre existence, de votre boulot, de votre vie de couple, vous voulez encore vivre dans l'illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur de mondes dans votre pauvre vie où les rêves ont laissé place à la routine.

- vous n'avez pas envie d'avoir la musique de la chanson "Another Day of Sun" dans la tête pour les six prochains mois.

- vous n'aimez pas les histoires d'amour et vous ne croyez pas à ce que raconte Carl Jung.

- il n'y a aucune scène de sexe dans tout le film. Le réalisateur a réussi à tenir deux heures en ne montrant qu'un amour pur. Les moments les plus intenses seront des frôlements de mains et des baisers hollywodiens. On ne voit pas les seins et les fesses d'Emma Stone, à quoi bon aller voir ce film ???

- pour les hommes : vous ne voulez pas vous sentir inférieur au dieu vivant qu'est Ryan Gosling. Il est acteur, chanteur, danseur, joueur de piano. Vous pouvez vous consoler en espérant qu'il en ait une toute petite, mais vu son talent incroyable, je n'ose l'envisager ! Si ce mec fait la vaisselle, je l'épouse ! (note importante : si un lave-vaisselle est capable de chanter et danser comme Ryan Gosling, je l'épouse !)

- pour les femmes : non, vous ne ressemblez pas à Emma Stone. Et surtout, n'essayez pas d'acheter une robe jaune pour cet été. Le jaune ne va a personne, sauf à elle, surtout quand c'est porté avec des chaussures bleu pétrole et avec un sac rouge.

- le film risque de vous donner envie d'apprendre à jouer du piano, ou pire, de faire des claquettes. Dans la vraie vie, il est très peu probable que vous réussissiez à avoir le niveau de Ryan Gosling ou Emma Stone en un temps fini.

- le film a tous les défauts de ses qualités. Il a clairement été formaté pour être nominé aux Oscars, avec tout ce qui plaît aux américains : les références aux grands classiques du cinéma hollywoodien, les acteurs incroyablement polyvalents (vous en connaissez vous des chanteurs qui sont acteurs et inversement en France ? Attention, Patrick Bruel, ça ne compte pas !!), les acteurs trop beaux (alors que dans la vraie vie, les moches aussi ont le droit de rêver et de s'aimer !), la bande son efficace qui envahit votre esprit durablement après la séance...

Mais alors, pourquoi devriez-vous aller voir ce film ? Pour des tonnes d'excellentes raisons :

- la bande son est juste PARFAITE de bout en bout !

- Ryan Gosling et Emma Stone forment un couple qui fonctionne vraiment bien à l'écran et en plus, ils chantent, ils dansent et ils font des claquettes ! Emma Stone est fraîche, gracieuse, élégante. Et elle met des robes et des talons hauts, que demande le peuple !

- Ryan Gosling a appris à jouer du piano pour le film, et il est franchement bon. C'est une belle performance d'avoir atteint un tel niveau en quelques mois de pratique.

- Ryan Gosling, à lui tout seul, est une excellente raison d'aller voir ce film. Ryan Gosling, le gendre idéal, le mec beau, lisse, trop propre sur lui pour être honnête. Tout ce que je déteste ! Et là, dans ce film et dans ce rôle, j'arrive à lui trouver plein de qualités que je n'avais jamais remarquées dans ses autres films (note pour mes lectrices : il a des fesses parfaites dans la scène de claquettes). J'adore sa voix chaude et sensuelle dans "City of Stars"...Ah la la, je ne m'en remets pas !

- même les petites filles de 3 ans et 4 mois aiment Ryan Gosling. J'ai montré à ma fille la scène des claquettes et elle a dit : "Il est beau lui, elle est belle elle". Et ma fille, ses références, ce sont les princes et les princesses Disney, alors on peut se fier à son goût très sûr. (Elle a ajouté : "Maman elle est belle, moi je suis un beau bébé"...). Ma fille s'amuse à imiter Emma Stone qui croise et décroise les jambes pour changer de chaussures et elle tente même de faire quelques pas de danse. Je vous le dis, ce film est enivrant, tous publics confondus !!

- le film est extrêmement original par sa photographie somptueuse et par l'atmosphère que le réalisateur a réussi à restituer, avec cette lumière si particulière à la Californie. L'esthétique est remarquable de bout en bout. Le réalisateur joue sur les couleurs et la musique pour symboliser le passage du rêve aux désillusions. Les couleurs vives du début du film deviennent plus conventionnelles au fil du film et les chansons enjouées disparaissent pour laisser place à des ballades mélancoliques. Certaines images m'ont fait penser à des tableaux impressionnistes. C'est bien plus qu'un film, c'est vraiment de l'art.

- le film vous parlera d'amour, de rêves, des sacrifices et des choix que l'on doit tous faire dans nos vies. Il vous fera réfléchir sur celui ou celle que vous voulez vraiment être et vous fera peut-être éprouver des regrets sur les voies que vous n'avez pas suivies à certains moments de votre vie.

- il n'y a aucune scène de sexe dans tout le film !!! C'est suffisamment rare dans un film de nos jours et cela lui confère un charme un peu désuet.

- en parlant de charme désuet, on remarque que les personnages principaux utilisent rarement les téléphones portables. Quand Sebastian part en tournée, il aurait pu faire un Skype avec Mia...Que nenni ! Il ne manquerait plus que les pigeons voyageurs pour qu'ils se donnent des nouvelles ! C'est un peu comme si le réalisateur avait peur de faire un anachronisme en mettant un téléphone portable dans un univers qui n'est pas le sien.

- depuis dimanche, je ne pense qu'à ce film. J'écoute la bande son en boucle en voiture, au travail, à la maison. J'ai même commencé à regarder les partitions des morceaux de piano. Mes voisins vont me maudire quand je vais ressortir mon bon vieux synthé Casio...ça doit faire presque 15 ans que je n'ai pas joué (et j'étais d'un niveau débutant)...Quand je m'inscrirai à des cours de claquettes, on pourra dire que je suis fichue ! Je crois que c'est la première fois qu'un film m'imprégne pendant plusieurs jours, donc il doit bien avoir un petit truc en plus.

- le film m'a plu alors que je suis hyper difficile, alors franchement je ne vois pas de meilleure raison d'aller le voir !

Courez, courez, courez voir "La La Land" !

Ecrit par C-C, à 21:30 dans la rubrique Jour après jour.
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Vendredi (10/02/17)
Je suis la reine du shopping...et des emmerdes !

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un problème qui me ronge : les achats compulsifs. Je suis quelqu’un d’économe et je déteste me faire arnaquer. Regarder mon ticket de caisse après avoir fait les courses et me rendre compte qu’un article est passé plus cher que prévu m’exaspère. En dépit de ma volonté de ne pas me faire avoir de quelques dizaines de centimes sur un achat, je suis une acheteuse compulsive.

8 octobre 2016. Depuis quelques temps, je cherche un bracelet connecté. En effet, j’ai repris le sport et je voudrais suivre mes activités et mesurer ma fréquence cardiaque. Je souhaite aussi pouvoir surveiller mon sommeil car je souffre d’insomnies (cela ne change pas depuis des années…). Je n’ai pas envie de dépenser une fortune, je veux un produit basique. Je trouve un bracelet pas cher et ayant de bonnes critiques sur un site d’import chinois : le bracelet Xiaomi Mi band 2. Après avoir tenté de résister à la tentation, je décide de commander le produit, en espérant que l’envoi se passe bien. Je reçois le bracelet deux semaines après. J’avoue que plus les mois passent, plus je suis agréablement surprise par ce produit. L’autonomie est incroyable (je recharge le bracelet toutes les 6 semaines), l’écran est suffisamment grand pour lire toutes les informations et suffisamment petit pour ne pas être énorme au poignet. Les données recueillies par le bracelet semblent fiables après avoir comparé avec celles que j’obtiens avec des applis installées sur mon téléphone portable. Je valide donc totalement ce bracelet (et ça tombe bien, valider, c’est mon métier !)

11 novembre 2016. Je dois aller faire les courses à Carrefour. En partant de chez moi, je me dis que j’ai envie d’une bonne soupe. Quand j’arrive à Carrefour, il y a une braderie et il se trouve qu’il y a un soup maker Philips en tête de gondole à 60 euros au lieu de 100 euros. Je jette un petit coup d’œil sur internet, je constate que Carrefour fait un peu de la pub mensongère. Ce produit coûte 60 euros dans pas mal d’enseignes actuellement. Cela ne m’empêche pas d’avoir la furieuse envie de posséder cet objet qui me permettra de faire de délicieuses soupes maison. Je craque, je l’achète. Je teste l’appareil le soir même. C’est hyper facile à utiliser, on coupe les légumes en petits morceaux, on met dans le récipient, on rajoute de l’eau, on choisit un programme et on lance la machine. En 23 minutes montre en main, on a une délicieuse soupe veloutée. Je suis ravie, j’ai follement envie de couper tous les légumes que j’ai en stock pour les transformer en soupes. Mon enthousiasme ne sera que de courte durée. Entre novembre et aujourd’hui, je n’ai fait que 6 fois de la soupe. Les 4 premiers essais sont une totale réussite. Le cinquième essai est mitigé : la soupe n’a pas été mixée correctement et j’ai dû mixer quelques secondes supplémentaires pour avoir une soupe parfaite. La sixième soupe est un échec total : les légumes ont partiellement cuit, une partie a collé et brûlé au fond, et le mixage n’a jamais eu lieu. Après avoir lu diverses critiques de cet appareil sur internet, il semblerait que ce produit soit sujet a des pannes de ce type plus que fréquentes. J’ai bien peur que le prochain essai me contraigne à retourner à Carrefour pour me faire échanger le produit ou pour me le faire carrément rembourser.

26 novembre 2016. Mon site de vêtements préféré m’informe qu’il y a des promos sur plein d’articles. Je n’ai besoin de rien, mais je consulte quand même le site à tout hasard. Je trouve deux jolis chemisiers qui me plaisent, ainsi que deux tee-shirts à manches longues. Je suis délestée de la modique somme de 48 euros alors que je n’avais besoin de rien. Ils sont forts quand même !

27 décembre 2016. J’ai soudainement envie de m’acheter un trench. Cela tombe bien, les ventes privées sur mon site préféré ont commencé. Je trouve un joli trench noir à moitié prix, ainsi qu’un sac dont je n’ai nullement besoin, une petite robe pull bordeaux (qui est ma couleur fétiche en ce moment) et un tee shirt à manches longues. Bon…55 euros dépensés…mais je suis contente, je me suis fait plaisir. Nous sommes le 10 février. Je n’ai à ce jour jamais porté le trench. J’ai utilisé le sac à main une fois, j’ai mis la robe une fois et j’ai porté le tee shirt deux fois. On va dire que je n’ai pas encore pleinement rentabilisé mes achats.

31 décembre 2016. Je vais chez Cultura, au départ pour acheter quelques livres pour ma fille. Finalement, j'achète deux livres de poche pour moi. Vous n'allez pas me croire, mais j'ai acheté un livre de Guillaume Musso, "L'Instant Présent". Et le pire, c'est que pour le moment, je le trouve pas mal. Pourtant, mes chers lecteurs, vous savez à quel point j'ai du mal avec les auteurs contemporains (j'ai bien essayé de lire du Anna Gavalda il y a quelques années, et je ne m'en suis pas remise !). Et là, j'achète du Musso et je trouve ça bien. Aurais-je perdu une partie de mes neurones ces dernières années?

11 janvier 2017. Les soldes commencent aujourd’hui. Je repère sur le site d’Etam un sac qui me plaît. Je le commande, ainsi qu’un range-pyjama en forme de renne que je vais offrir à une cousine qui aime les peluches. Je reçois un mail m’informant que le sac n’était plus disponible au moment de ma commande. En dédommagement de ce désagrément, Etam m’offre un bon d’achat de 12 euros à utiliser jusqu’au 28 janvier sur les produits non soldés…avec un minimum d’achat de 28 euros. Non mais je rêve ! On m'offre le droit d'acheter encore pour me dédommager de ne pas avoir réussi à acheter...et en plus, je dois acheter au prix fort. Etam se moque de moi...Seul le range-pyjama a été expédié…Je suis en colère, je voulais un sac et je ne l’ai pas eu. Je suis frustrée, agacée, en manque comme une droguée qui n’a pas eu sa dose. A partir de ce moment-là, toute mon existence tournera autour de la recherche du sac à main parfait.

16 janvier 2017. Je vous l’ai dit, je veux un sac. Je veux un sac bordeaux. Cette couleur me va si bien au teint ! Je vais sur le site des Galeries Lafayette à la recherche d’un sac en cuir bordeaux, car oui, je vaux mieux qu’un sac Etam en polyuréthane, je mérite du cuir, du vrai. Je tombe sur un magnifique sac bleu marine Arthur et Aston, je ne trouve aucun sac bordeaux à mon goût, et je finis donc par acheter un sac qui ne correspond pas à ce que je cherche, mais qui me plaît. Je reçois le colis, le sac est conforme aux photos du site, il est magnifique. Il décore très bien ma chambre, car je ne l’ai évidemment jamais utilisé à ce jour. 91 euros, ma foi, cela reste acceptable pour un produit de cette qualité.

17 janvier 2017. Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les objets qui ne servent à rien, et j’adore les acheter chez Maisons du Monde. Je regarde un peu leur site, je flashe sur des mugs de voyage en porcelaine, et je craque aussi sur des objets totalement inutiles : un joli miroir avec un cadre cuivré, une bougie lanterne (je sais, c’est pitoyable), un plateau en mélamine, un cadre photo. Là encore, je n’avais besoin de rien, et j’ai dépensé 32 euros. Verdict suite à cette commande : je ne peux que vous recommander vivement les mugs de voyage en porcelaine. Il n’était pas précisé qu’ils sont à double paroi. Du coup, on peut tenir le mug sans aucun risque de se brûler les mains. Ce mug m’apporte une satisfaction rarement égalée avec une tasse, et je pèse mes mots. J’en ai offert un à ma mère. Elle m’a avoué qu’elle ne comprenait pas pourquoi je vénérais littéralement ce mug, mais depuis qu’elle l’a testé, elle ne peut pas s’en passer non plus !

21 janvier 2017. Il est 18h. Je suis chez Ikea à Toulon. J'ai environ 1h montre en main pour faire du shopping, car je suis invitée chez une amie vers 19h30 et je ne sais pas exactement où elle habite. Je n'avais encore une fois besoin de rien, et je me retrouve avec des patères de portes, un rideau de douche, deux serviettes de toilette, des ustensiles de cuisine, de la confiture, un lampadaire, des ampoules et des piles. Heureusement que je n'avais qu'une heure devant moi !!!

23 janvier 2017. Une vague de froid s’abat sur la France. J’ai envie d’une douce chaleur enveloppante. Je retourne sur mon site préféré et je prends un snood, une paire de gants, une deuxième paire de gants pour ma mère et des collants un peu épais. Total des dépenses : 8 euros car j’ai utilisé un bon d’achat de 6 euros. Bilan après deux semaines: il ne fait plus assez froid pour mettre les gants qui dorment dans mon dressing. Je voulais mettre mon snood ce matin, et je n'ai pas réussi à le retrouver. Tout va bien.

27 janvier. J’ai des soucis d’humidité à la maison depuis le mois de novembre. Une amie m’a parlé de l’utilité d’un déshumidificateur électrique dans ces cas d’humidité rebelle. Je me mets donc en chasse du déshumidificateur parfait. Ce sera un DeLonghi qui me coûtera la bagatelle de 285 euros. Verdict après une bonne semaine d’utilisation : l’appareil récolte 30 centilitres d’eau par heure, ce qui est énorme. L’appartement semble d’ores et déjà plus sain. Achat totalement validé !!!

28 janvier. J’ai toujours envie d’un sac bordeaux et je n’en ai toujours pas trouvé. C’est quand même dingue en période de soldes, non ? Je vais sur le site de Lancaster. J’ai quelques articles Lancaster et j’en suis contente donc pourquoi ne pas tenter cette marque? Je trouve un joli petit sac noir trop mignon. Je passe la journée à tenter de ne pas l’acheter. Il coûte quand même 113 euros et il n’est même pas bordeaux. Mais je me dis qu’après avoir payé 285 euros pour un déshumidificateur, j’ai quand même bien le droit de me faire plaisir. Après une journée d’hésitation, je craque et j’achète le sac. Mon avis : j’ai bien fait de craquer, le cuir est d’excellente qualité, et le sac est encore plus joli qu’en photo. Achat validé, même si je n’ai évidemment pas utilisé le sac à ce jour.

29 janvier 2017. Quand j’ai une idée en tête, je l’ai pas au cul, comme aurait dit mon père…Vous savez ce que je cherche? Un sac bordeaux évidemment. Je tombe sur la perle rare sur un site allemand de la marque Mint & Berry. Il s’agit d’un cabas bordeaux assez grand pour mettre tout mon bordel, et en cuir en plus. Le cabas est soldé à 45 euros au lieu de 90 euros. En m’inscrivant à la newsletter du site, j’ai droit à 10% de réduction et à la livraison gratuite. Mon rêve serait-il en train de se réaliser? En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je commande donc mon deuxième sac en 24 heures (et le troisème en 13 jours) et je suis comme une gamine qui attend son futur cadeau.

30 janvier 2017. Je pense à mon futur cabas bordeaux et je suis contrariée car il ne possède pas de fermeture éclair. Je déteste qu’on puisse voir l’intérieur de mon sac. Je pars donc à la recherche d’un organiseur de sac. Je trouve mon bonheur sur Amazon ! Et hop, moins 10 euros au compteur !

2 février 2017. Je reçois une notification m’indiquant que mon sac Lancaster est bien arrivé au point relais. Génial ! Je consulte également les informations de suivi de colis de mon sac bordeaux en milieu d’après-midi et je constate avec effroi que le colis apparaît comme étant en train de retourner à l’expéditeur. Quoi? Le sac de mes rêves va m’échapper? Mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiii? Je contacte la Poste. On me répond que mon adresse était incomplète. Je suis étonnée car j’ai évidemment donné mon adresse complète au moment de la commande. Il se trouve que l’adresse a été tronquée automatiquement lors de l’envoi. Il manque la précision du bâtiment sur le colis, et le facteur n’a donc pas pu savoir où livrer. La personne qui me renseigne est incapable de me dire où est le colis à l’instant où nous nous parlons. Je suis totalement dégoûtée. Il m’était arrivé la même mésaventure avec un colis San Marina. A l’époque, j’avais dû aller au centre de tri d’Antibes pour récupérer le colis avant qu’il ne reparte à l’expéditeur. Je décide donc de contacter le fameux centre de tri, en leur disant que je soupçonne que mon colis est chez eux. Il est 17h30, je me dis que ma tentative désespérée a peu de chances d’aboutir. Je dois avoir une chance incroyable, car je tombe sur une femme qui me dit qu’elle va transmettre ma demande à son collègue qui fait le service du soir jusqu’à 19h30. Il me rappelle peu avant 18h et me confirme que mon colis se trouve bien là, et que je peux aller le récupérer. Ce sac tant désiré est donc sauvé in extremis. Imaginez les sensations fortes que toutes ces mésaventures m’ont causées !!! Je passe donc récupérer mon sac Lancaster au point relais et mon sac Mint & Berry au centre de tri. Je rentre à la maison, je découvre mon beau sac Lancaster…et j’ouvre enfin le sac de mes rêves. Le sac correspond parfaitement aux dimensions et à la couleur attendue, mais je suis déçue par la qualité du cuir qui me semble plus cheap que celui du sac Lancaster (ce n’est pas la même gamme de prix donc ce n’est pas forcément surprenant) et qui à mon avis ne durera pas aussi longtemps que je le souhaiterais. Je décide néanmoins de le garder. Il m’a demandé tant d’efforts que je ne peux pas l’abandonner ! Je l’ai utilisé ces trois derniers jours, et il est quand même joli malgré sa qualité discutable.

4 février 2017. Si vous avez lu avec attention mes histoires, vous devez vous souvenir que j'ai acheté un sac bleu alors que je cherchais un sac bordeaux. C'est bien beau d'avoir un sac bleu, mais c'est loin d'être aussi simple à porter que du noir. Je me décide donc à partir en quête d'un manteau ou d'une veste bleu marine. Je vais chez Etam, et je ne trouve absolument pas mon bonheur. A croire que personne n'a envie de s'habiller en bleu...J'en profite pour regarder la lingerie, et je tombe sur un joli soutien-gorge noir. Je l'essaie, il est parfait. Il faut savoir que je suis très fine du haut du corps, et les armatures de soutien-gorge me font en général mal. Quand je tombe sur un soutien-gorge qui ne me gêne pas, je l'adopte immédiatement. Je craque aussi pour une nuisette en dentelle et satin hyper sexy. Avec ça, je vais pouvoir me reconvertir et démarrer une carrière dans le porno.

4 février 2017 - suite. J’ai très très très envie de vêtements. Cela fait tellement longtemps que je n’ai rien acheté, n’est-ce pas? C’est amusant car je suis incapable de vous dire ce que j’ai commandé sans regarder la page d’historique de mes commandes…Ah…Bon…Vais-je oser vous raconter? Il y a trois tee-shirts à manches longues et deux articles qui me font honte. Un pull de Noël avec un renne…et le pull identique en taille enfant. Oui, vous ne rêvez pas, l’année prochaine, je vais pouvoir être totalement kitsch avec ma fille avec ce superbe pull. J’ai trop hâte. Ce sera comme dans le film Bridget Jones. Merveilleux, non?

8 février 2017. Je suis seule à la maison et je regarde le site d'Etam. Je trouve le même modèle de soutien-gorge que celui acheté le 4 février, en plein de couleurs différentes qui n'étaient pas disponibles en magasin lors de ma visite. Je me dis que je vais finalement utiliser le bon d'achat de 12 euros qu'Etam m'avait offert, mais je constate qu'il est censé être valable jusqu'au 28 janvier. Et merde ! Il faut croire que c'est mon jour de chance, le code de réduction fonctionne alors que la date limite est dépassée. Je ne dépense donc que 42 euros au lieu de 54 ! Vous avez remarqué que je n'ai toujours pas ma veste bleue, hein ?

10 février 2017. Je viens de payer mon tiers provisionnel. J'ai reculé le moment de faire cette dépense. C'est une dépense qui ne me rend pas heureuse, et qui devrait être compensée par un achat agréable, vous ne trouvez pas?

Il est temps de faire le bilan et l'analyse des derniers mois et de vous apporter quelques précisions:

- je gagne bien ma vie et je n'ai jamais été à découvert. C'est vrai que quand on lit l'historique de mes achats, on pourrait avoir peur pour mon compte en banque mais rassurez-vous, tout va bien de ce côté-là. J'ai donc finalement le "droit" de dépenser puisque j'en ai les moyens.

- j'ai parlé de mon problème à mon médecin traitant et elle m'a conseillé de me désinscrire de tous les sites de vente en ligne puisque presque tous mes achats sont réalisés via internet. Je suis totalement incapable de me désinscrire pour l'instant. Mon médecin m'a demandé si mes achats nuisent à ma famille. Je lui ai répondu qu'en toute objectivité, non, car j'ai les moyens de faire ces achats.

- les achats sont une sorte de drogue pour moi. Quand je n'arrive pas à satisfaire une envie d'achat, je deviens folle et je dois trouver au plus vite autre chose à acheter. C'est vraiment une addiction.

- les achats constituent un moyen pour moi de soulager des "angoisses". J'ai le même type de compulsions avec la nourriture. Quand je rentre du boulot le soir, j'ai envie d'une dose de sucre pour me calmer...

- les achats viennent combler des manques affectifs. Quand j'étais enfant, mon père me couvrait de cadeaux. C'était sa façon à lui de combler son absence et son incapacité à montrer ses sentiments. Pour me sentir aimée, j'ai besoin d'être couverte d'objets car je n'ai pas l'habitude d'autre chose. Et comme je suis adulte, je me couvre de cadeaux moi-même. C'est pitoyable.

- mes achats partent souvent d'une lubie. Cette saison, c'était l'obsession des sacs. Il y a deux ans, j'ai eu une phase où j'ai acheté un nombre incalculable de paires de chaussures. Il y a trois ans, je voulais trouver un gilet idéal et j'ai fini par en acheter 9 en tout car les gilets trouvés n'étaient finalement jamais la pièce parfaite que je cherchais.

Vous savez tout, ou presque. Sauf peut-être à quoi je ressemble dans mon pull renne, mon Guillaume Musso dans une main et mon mug en porcelaine dans l'autre.

Ecrit par C-C, à 22:40 dans la rubrique Jour après jour.
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Mardi (31/01/17)
Les vestiaires des filles

Mes chers lecteurs, cela fait un moment que je voulais vous raconter mes aventures de sportive. J’avais repris la course à pied depuis le mois d’octobre. Bon, entre temps, j’ai été contrainte d’arrêter sur les conseils de mon ostéopathe qui pense que la course n’est pas faite pour moi et que je devrais plutôt faire de la marche rapide. Je crois qu’il a malheureusement raison car en l’espace de quelques mois, je me suis blessée deux fois. Je vais devoir me contenter de mon vélo d’appartement. Bref…D’octobre à janvier, j’ai essayé de courir trois fois par semaine, une fois le dimanche matin et deux fois pendant ma pause déjeuner. Je travaille dans une boîte qui possède des vestiaires et des douches, c’est bien pratique quand on veut faire du sport mais sentir bon après la séance. J’ai donc fréquenté les vestiaires des filles de nombreuses fois et j’ai vécu des scènes totalement surréalistes que je tenais à vous faire partager.

- La chef et sa subalterne nues:

Je ne sais pas vous, mais moi, je n’ai absolument aucune envie de me montrer nue à ma chef. Et je n'ai aucune envie de la voir nue, oh la la, cachez ce sein que je ne saurais voir ! J’aurais énormément de mal à avoir une relation de boulot saine en ayant vu les parties intimes de ma supérieure hiérarchique. Il semblerait que cette réticence ne soit pas partagée par tout le monde là où je travaille. J’ai un jour surpris une chef avec une de ses subalternes en train de raconter leurs vies comme si de rien n’était, en tenue d’Eve. "Comment ça va les enfants ?", "Tu as pu corriger ce bug ?", "Le meeting avec Truc Muche, il s’est passé comment ?", "Faut que je prenne rendez-vous chez l'esthéticienne pour me refaire le maillot"...Tout va bien, tout est normal...

- La petite jeune toute mignonne et bien habillée est en fait une souillon:

Un jour, je note la présence sur un porte-manteau d’un soutien-gorge absolument dégueulasse. Il était supposé être blanc, et tirait plutôt sur le gris crade. Et en plus, il est moche, on dirait un soutif de mamie. J’observe les vêtements qui entourent ce soutien-gorge, et je crois reconnaître les vêtements d’une petite jeunette qui semble toujours très propre sur elle. Je baisse les yeux, et je reconnais les chaussures de la demoiselle : des ballerines adorables (forcément, j’adore les chaussures, alors je sais reconnaître les chaussures de mes collègues dans les vestiaires…), mais que vois-je ? Des dépôts douteux à l’intérieur. Oui, de la crasse de pieds transpirés. Comme si les ballerines avaient des croûtes dedans, vous voyez le genre ? Mon dieu, mon sang ne fait qu’un tour. La petite nana toute mignonne a en fait une hygiène déplorable ! Après avoir pris ma douche, la demoiselle arrive dans les vestiaires, je ne me suis donc pas trompée, ces effets personnels sont bien les siens. Misère ! (comme dirait Winnie l’Ourson !).

- Je fais du sport mais je n’ai pas assez transpiré pour me laver:

Il y a certaines femmes qui doivent être moins maniaques que moi. Elles font du sport, elles reviennent trempées de partout. Et on voit ces charmantes personnes s’essuyer vaguement le visage et se rhabiller sans prendre de douche après un petit coup de déo sous les bras. Non mais je rêve, tu pues ma chérie, prends une douche !!!!

- La vieille fripée montre son derrière:

Si les vestiaires des filles étaient remplis de femmes jeunes, musclées et sexy, ça se saurait (et les mecs viendraient faire la queue pour observer ce défilé de beautés). La réalité est bien différente de ça. Toutes les femmes ont le droit de faire du sport, et toutes les femmes ont donc le droit de se laver (et je dirais même : le devoir de se laver !). Par contre, si certaines pouvaient nous épargner les détails de leur anatomie dignes des vestiges de l’empire romain, ce serait pas si mal. Ca me fait toujours bizarre de croiser ensuite au café des vieilles dont j’ai aperçu les fesses une heure avant, malgré mes tentatives désespérées pour que mon regard ne croise rien qui se situe en dessous du cou !

Alors vous allez me dire : "Non mais c’est quoi cette coincée, elle n’a jamais vu une paire de seins ou de fesses ? Et puis pourquoi elle critique les vieilles ?". Je ne suis pas pudique, loin de là, mais on n’est pas à la plage ou dans un camp de naturistes, mais au boulot. Dans les vestiaires d’une salle de sport classique, cela ne me perturberait pas plus que ça de voir des femmes nues, vieilles, jeunes, moches ou pas. Mais là, on parle du cadre professionnel. J’ai pas envie de voir mes collègues sans vêtements, j’ai pas envie de savoir que l’intérieur de leurs chaussures est sale, j'ai pas envie de constater qu'elles ont mis du déo sans prendre de douche ! J’ai envie de vivre dans un monde plein de douceur et d’illusions, où les femmes chient des paillettes et sentent bon la rose, où les soutiens-gorge sont toujours d’un blanc immaculé. Laissez-moi croire que ce monde existe !!!

Ecrit par C-C, à 22:49 dans la rubrique Jour après jour.
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Mardi (06/12/16)
Je suis un homme

J'adore les titres racoleurs. Je vous confirme que je ne suis pas un vrai homme. Oh, c'est vrai que ce serait drôle de savoir ne serait-ce qu'une journée ce que ça fait d'avoir un gros truc entre les jambes (vous remarquerez que je ne veux pas en avoir une toute petite...quitte à être transformée en homme, autant en profiter vraiment !!), pouvoir faire pipi debout et surtout partout, et aller draguer des nanas avec des méthodes toutes plus lourdes les unes que les autres sans avoir peur d'être ridicule ! Je suis un homme, et je ne serai pas le premier à être ridicule en draguant mal une nana !

Bon, revenons-en à ce que je voulais vraiment raconter ce soir. J'ai ces dernières semaines regardé une émission de M6, mélange de télé-réalité et de pseudo-sociologie : "Mariés au premier regard". L'émission consistait pour les participants à passer des tests "scientifiques" pour trouver leur moitié. Cela allait des tests de personnalité classiques à des tests moins conventionnels comme respirer un tee-shirt porté par quelqu'un pendant plusieurs jours pour savoir si une affinité olfactive pouvait naître entre les deux personnes. Une fois les pourcentages d'affinités déterminés, l'expérience va plus loin. Les candidats compatibles doivent passer devant Monsieur le Maire et se marier, sans s'être jamais rencontrés avant le jour qui est censé être le plus beau de leur vie. Ensuite, s'ils acceptent de se passer la bague au doigt, ils devront partir en voyage de noces, puis emménager ensemble pour quelques semaines, avant de décider de divorcer ou de rester ensemble. Ces rencontres totalement arrangées n'auraient pas pu avoir lieu sans le concours des trois experts de l'émission : Catherine Solano, sexologue, Pascal de Sutter, docteur en pyschologie et Stéphane Edouard, "sociologue du couple". Ces experts ont concocté les différents tests qui ont permis d'établir les pourcentages de compatibilité entre les candidats. La première fois que j'avais regardé l'émission, j'étais en train de vaquer à mes occupations et j'écoutais vaguement ce qui se disait. J'ai entendu le nom de Stéphane Edouard, et d'un coup, j'ai réalisé que ce nom m'était familier. Mais d'où pouvais-je bien connaître cette personne ? Stéphane Edouard a alors parlé avec sa voix grave si particulière et ma mémoire a enfin réussi à resituer le personnage. Stéphane Edouard, élève en prépa dans la même classe que moi en 97-98 (oui, je suis vieille !). Le "sociologue du couple" de M6 est donc avant tout un ingénieur, qui a apparemment obtenu un DEA en sociologie par la suite, et qui a réussi à monter un véritable business autour des rapports hommes-femmes et de la séduction. Il a animé plusieurs sites internet assez connus, au point que M6 a pensé à lui pour son émission. Stéphane Edouard s'auto-proclame "sociologue du couple"...Ma foi, il a le mérite de ne pas être ingénieur, et rien que pour ça, je lui dis bravo ! C'est en tout cas assez hallucinant de tomber sur quelqu'un que je n'ai pas vu depuis 18 ans, qui plus est dans une émission de M6. D'ailleurs, depuis début 2016, je n'arrête pas de tomber sur des gens que je n'ai pas vus depuis une éternité, la palme revenant à une copine de maternelle que je connais depuis 35 ans (je suis très vieille !!!) et que je n'avais pas revue depuis 1996...Incroyable, non ??

Bref, vous n'attendez qu'une chose, c'est que j'en arrive au propos initial de mon article...Oui, ça arrive ! C'est pire qu'un accouchement cet article, ça dure, ça dure, ça dure...reste à espérer que le bébé soit à la hauteur de vos espérances ! Sur son site, Stéphane Edouard propose un test pour évaluer notre part de masculinité et de féminité
. J'ai voulu voir si j'étais une vraie femme et j'ai fait le test. Je constate avec effroi que je pense à 52% comme un homme et à 48% une femme...

Je savais bien que je n'étais pas une vraie fille !!! Et maintenant j'en ai la preuve scientifique, c'est Stéphane Edouard qui le dit.

Ceci explique pourquoi :

- j'ai très peu d'amies filles. Depuis l'adolescence, je recherche plutôt la compagnie des garçons. J'ai toujours trouvé que les relations avec les filles sont compliquées. Elles sont mesquines, elles se jalousent, se critiquent, se disputent pour un rien. Alors qu'un mec, c'est assez simple en comparaison !

- j'aime l'indépendance. Cela va d'ailleurs de pair avec mon goût pour l'argent (que je gagne à la sueur de mon pauvre front d'ingénieur) car l'argent me permet justement d'avoir cette indépendance que je convoite. J'ai vu pendant des années ma mère être sous l'emprise financière de mon père et c'est quelque chose que je ne conçois pas de vivre un jour.

- j'aime être dans l'action plutôt que l'attente, j'aime mener un groupe plutôt que l'observer passivement.

- je suis légèrement plus entreprenante avec les hommes qu'une femme normale. Stéphane Edouard explique d'ailleurs dans une de ses vidéos que les seules nanas qui l'ont abordé dans sa vie étaient des femmes avec une forte part de masculinité.

- au boulot, je suis dans un milieu plutôt masculin et je suis entourée de geeks...et je comprends ce qu'ils racontent !

- je sais démonter les phares de ma voiture, réparer des connecteurs électriques abîmés en utilisant une pince à sertir. Une fille normale dirait : "Une pince à quoi ? On peut s'épiler avec ?".

- je comprends les notices Ikea et j'ai déjà empêché deux hommes de commettre des erreurs de montage de meubles car j'ai mieux compris la notice qu'eux !

- j'ai plus de tournevis que mon compagnon. Vous en connaissez vous des nanas qui ont des tournevis Torx ???

Malgré tout, je suis aussi une vraie fille :

- je suis mère de famille et un enfant est donc sorti de mon entrejambe ! Je suis capable d'attendre l'arrivée d'un enfant pendant 9 mois interminables puis 25 longues heures de souffrance. Aucun homme ne serait capable de ça !

- je passe un temps fou dans la salle de bains. Je me regarde devant la glace sous tous les angles, je suis trop ceci, pas assez cela. Je veux des cheveux plus lisses, je veux des cheveux plus bouclés, je me mets de la crème pour retarder les effets du temps et de la gravité, je veux être plus musclée et plus ferme. Je m'interroge : "Mais que pensent les autres de moi, quelle image est-ce que je renvoie ? Est-ce qu'on m'aimerait plus si j'étais plus ceci ou moins cela ?" Mais putain, arrête de perdre ton temps devant ce maudit miroir, les gens s'en fichent de tes cheveux et de ton cul ramolli ou ferme !

- je mets des talons hauts, des robes, des jupes courtes, oh la la, c'est hooooot !

- je me mets du vernis à ongles, c'est super adapté quand on démonte les phares de voiture d'ailleurs !

- j'ai un sens de l'orientation assez limité et basé sur l'observation des détails d'un lieu pour me repérer.

- je pleure comme une madeleine quand je suis triste.

- je peux parler des trucs qui me contrarient pendant des heures.

- je donne trop de détails plutôt que de me concentrer sur le fond. La preuve, vous êtes en train de vous coltiner un texte anormalement long qui vous informe finalement de pas grand chose !

- j'aime regarder des films à l'eau de rose l'après-midi sur M6, surtout quand c'est bientôt Noël. Vous avez déjà vu un mec s'extasier sur un film avec une nana qui achète un sapin et qui tombe amoureuse du vendeur ? Non...On se demande bien pourquoi...

- j'achète trop de vêtements et j'oublie que je les ai achetés, alors je mets toujours les mêmes trucs ! Et j'ai plus de robes de soirée que de soirées prévues les 10 prochaines années...

- j'ai une mémoire anormalement développée qui va de pair avec mon gène "jenoublieriensitumedislamoindreconnerieetjeteleressorsdanssixmoisunandeuxans".

Ah la la, quelle liste mes amis, quelle liste ! Je vous laisse le soin de vous tester à votre tour afin de découvrir si le sexe que vous avez entre les jambes est bien le bon ! (sans aucun mauvais jeu de mot, bien sûr)

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une excellente nuit. Je vais terminer ma soirée comme une vraie femme : la vaisselle m'attend !

Ecrit par C-C, à 22:40 dans la rubrique Jour après jour.
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Mardi (22/11/16)
E.M.

Mes chers lecteurs, je vous avais dit que je ne viendrais plus écrire ici. Je vous ai menti ! Je cède à la tentation pour vous parler d'amouuuuur, et plus particulièrement d'un homme. Cet homme, c'est E.M.. Je ne citerai pas son nom pour ne pas risquer d'attirer des centaines de visites mais je vais vous donner suffisamment d'indices pour que vous compreniez de qui je parle. Il s'agit d'un homme politique né en 1977. Cet homme me fascine. Ce n'est pas son parcours politique qui me fait réagir, mais plutôt son parcours sentimental totalement atypique. Quand il était adolescent, E.M. s'est amouraché de sa professeur de lettres, de 24 ans son aînée.

Alors oui, ok, c'est vrai que c'est courant de flasher sur un(e) de ses profs. Je me souviens qu'en terminale, nous avions une magnifique prof de physique qui faisait fantasmer tous les garçons de la classe. Les filles étaient jalouses du succès de la prof, et les garçons repartaient du cours avec le sourire aux lèvres. Quand j'étais en école d'ingénieurs, j'aimais bien un de mes profs de traitement du signal (je précise qu'il était jeune, il venait quasiment d'obtenir son doctorat), qui avait le malheur de ressembler à un de mes exs...bon, j'admets que mon flash en est resté là, j'étais bien trop timide pour aller draguer un prof ou qui que ce soit d'autre et puis j'étais en "couple" (du moins, autant qu'on peut l'être à 23 ans)...J'ai appris qu'un autre de mes profs d'école d'ingénieurs, un vieux, attirait tout un tas de nanas. Je n'ai jamais compris pourquoi, mais il a réussi à avoir plusieurs aventures avec des élèves.

Bref, être attiré(e) par un(e) prof, cela n'a rien d'exceptionnel et il n'en ressort rarement plus que de simples aventures dans le meilleur des cas, et en général cela reste plus des fantasmes que des concrétisations charnelles...Alors pourquoi l'histoire d'E.M. m'interpelle autant? Il arrive fréquemment que des jeunes femmes soient attirées par des hommes plus vieux, mais il est en général plus rare qu'un jeune homme soit attiré par une femme plus âgée. En cela, E. M. est déjà une exception suffisamment intéressante pour être signalée. Attention, psycho de comptoir : est-ce que E.M. a des soucis relationnels avec sa maman pour flasher sur une femme si âgée ? Peut-être...La professeur d'E.M., quant à elle, était en couple, avait des enfants, et elle a néanmoins elle aussi été attirée par son élève. Là, je me pose plus de questions. Comment une femme qui connaît la vie peut-elle s'intéresser à un gamin qui n'a même pas fini de muer, qui n'a pas encore de poils où je pense, et qui n'a probablement jamais utilisé son engin à part quand il se retrouve en tête à tête avec sa main droite ? (j'ai supposé qu'il est droitier hein...je ne me suis pas amusée à aller chercher des vidéos de lui en train d'écrire pour savoir quelle main il utilise...et puis après tout il est peut-être ambidextre...bon, je m'égare !!!). Cela m'étonne. Il faut croire que ce jeune homme avait déjà une personnalité incroyable pour réussir à séduire une femme, une vraie. Ce qui est plus improbable, c'est que cette provinciale à la petite vie bien rangée, prise au piège par sa passion et une certaine inconscience, finisse par abandonner son mari pour partir vivre son amour avec son élève. E.M., lui, a dû lutter pour imposer cette relation à sa famille. Cela pourrait être anecdotique, mais ce couple improbable est encore ensemble, après plus de 20 ans. Ce n'était donc pas une lubie mais un amour bien réél qui les unissait.

E.M. est donc une personne totalement hors-norme. Cet homme en apparence si lisse, si formaté intellectuellement, est en fait un rebelle, un passionné. Tout ce que j'aime ! Et rien que pour ça, je lui tire mon chapeau ! Il nous prouve qu'il ne faut jamais renoncer à ses passions, que tout est possible quand on aime vraiment. "Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" (merci René Char pour cette phrase que j'arrive à mettre à toutes les sauces !!).

Est-ce que vous imaginez les difficultés que ce couple a traversées pour en arriver là ? Braver les interdits, assumer des actes que tout leur entourage a probablement condamnés, subir les regards interrogateurs ou moqueurs des gens, vivre des instants de doutes où on est torturé et tiraillé entre l'amour et le poids des conventions ! Après avoir vécu toutes ces épreuves ensemble, il n'est pas étonnant que leur couple soit si solide !

Dans une interview de la femme d'E.M., elle explique avoir été subjuguée par l'intelligence de son élève devenu mari, et elle dit qu'"il a vaincu toutes [ses] résistances, de manière incroyable, avec patience". Comment un adolescent a-t-il trouvé cette force, cette détermination, ce courage ? Cet E.M. est un héros romanesque, un chevalier servant séduisant sa dulcinée à coups de poèmes (et de reins ??? mais pourquoi je ramène toujours tout au sexe, merde quoi, on parle d'amouuuuur là !!!), un homme qui ne se contente pas de quelque chose d'inachevé. Non, lui, il va au bout des choses !

Alors merci E.M. pour cette belle histoire d'amour si "inspirante" ! Je ne sais pas si E.M. sera un jour à la tête du pays, mais il a le mérite de ne pas être conventionnel. E.M., tu es mon modèle :-)

Ecrit par C-C, à 22:06 dans la rubrique Jour après jour.
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Mardi (04/10/16)
Le blog renaît de ses cendres

Vous en avez rêvé, CyCy l'a fait ! Les pages bleues sont de retour, pour quelques heures seulement...Pourquoi me direz-vous ? Parce que le visiteur mystère est de retour ! Allez, je vous explique !

Depuis quelques jours, je relis tout ce que j'ai écrit entre 2004 et 2010. Je ressens un sentiment étrange à la lecture de tous ces textes. Entre les évènements que j'ai oubliés, les non-évènements décrits avec une trop grande précision, les histoires que je n'aurais pas dû étaler ici, j'ai de quoi être pertubée ce soir. Est-ce qu'elle existe encore la CyCy de 2010 ? Oui, mes chers lecteurs, elle existe encore, avec ses doutes, ses questions existentielles, son caractère entier, et sa tendance à l'impulsivité qui la mène à faire des conneries plus grosses qu'elle...Quoi, je parle de moi à la troisième personne ? Non, je parle de CyCy...c'est pour ça que c'est à la troisième personne...Et moi dans tout ça ? En 6 ans, il m'en est arrivé, des choses. Des choses heureuses, moins heureuses, et vous savez quoi ? Je n'ai absolument pas envie de le raconter ici ! Serai-je devenue adulte ? C'est bien possible ! Et surtout, j'ai arrêté de raconter ma petite vie pour me consacrer à la fiction. Je me suis auto-publiée sur des sites comme Amazon KDP. J'ai un pseudo, et un public, certes moins important que celui que j'avais ici. Bref, ne me cherchez pas, vous ne parviendrez jamais à trouver mon pseudo. Il est relativement facile de trouver mon blog avec quelques mots-clés bien choisis, mais infiniment plus compliqué de retrouver mon pseudo sur Amazon KDP.

Revenons-en au fameux visiteur mystère dont je parlais au début de ce post. Comme vous le savez, ce merveilleux et passionnant blog (je me jette des fleurs, j'en profite, ça fait 6 ans que je n'étais pas passée écrire ici) est doté d'un compteur de visites permettant de savoir de façon plutôt détaillée le nombre de visiteurs, les articles lus par les visiteurs, le matériel utilisé par les lecteurs (les modèles de téléphones sont par exemple clairement identifiés par le compteur), et enfin les adresses IP. En parcourant mon blog ces derniers jours, j'ai regardé les stats par curiosité, et j'ai constaté que le nom de la boîte où je travaille apparaît dans la liste. Comme je me connecte uniquement de chez moi ou à partir de mon téléphone, il est donc évident que je ne suis pas le visiteur mystère que je recherche. Mais alors qui est ce visiteur mystère ? Je ne pense quand même pas que cette visite soit le fruit du plus grand des hasards. J'imagine mal quelqu'un de ma boîte tomber comme par hasard sur un blog mort depuis 6 ans. En fait, j'ai même une petite (grosse ?) idée de qui se cache derrière ce visiteur. Il y a quelques jours, j'ai parlé de mon blog à un de mes collègues, et je me dis qu'il a dû avoir la curiosité de le chercher, probablement pour relever le défi de le retrouver dans les méandres d'internet.

Alors, est-ce bien toi ? :-) Bien sûr que c'est toi ! Pour me remercier de t'avoir diverti avec mes pages bleues, est-ce que tu vas m'offrir un verre d'eau gratuite demain ? ;-) Ne sois pas timide ! Tu as été curieux, maintenant c'est à moi de l'être et de te demander tout le bien ou le mal que tu penses après avoir lu les délires nocturnes de celle que j'étais il y a quelques années.

A demain :-)

Ecrit par C-C, à 22:04 dans la rubrique Jour après jour.
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Mercredi (04/08/10)
En vacaaaaances !

Je suis contente ! Je suis en vacances, je ne pense pas au boulot, ça fait un bien fou ! Marvin est en train de chanter pour moi, je me détends et je profite d’avoir un peu de temps devant moi aujourd’hui pour vous donner quelques nouvelles !

Samedi dernier, j’ai assisté à un mariage. La cérémonie avait lieu à la mairie de Villeneuve-Loubet et un vin d’honneur était organisé dans une splendide maison à Mougins, dans un cadre idyllique. Le rez-de-chaussée de la maison était décoré avec goût. Le sous-sol était aménagé en salle de réception de style oriental et en boîte de nuit. La maison disposait également d’une grande piscine et d’un spa bordés par un joli parc. Malheureusement pour moi, il y avait quelques moustiques dans cet endroit en pleine nature, et mes jambes ont littéralement été dévorées. J’ai dénombré dix-huit piqûres de moustiques sur mes jambes, rien que ça ! :-( J’ai repris les médicaments prescrits par mon médecin la dernière fois que j’avais été piquée, et je prends mon mal en patience :-(

Dimanche, je suis allée au musée des arts asiatiques à Nice pour voir une exposition de photographies sur le thème de l’Inde. Les photos, prises au cours des quarante voyages en Inde de la photographe, Suzanne Held, étaient absolument magnifiques. Cela n’avait vraiment rien de comparable avec l’exposition sur le même thème que j’avais vue fin 2009 et que j’avais trouvée nulle ! Les photos étaient soigneusement choisies, de grande qualité artistique et bien commentées. Je vous encourage donc vivement à visiter cette expo si vous êtes dans le coin. Dépêchez-vous, vous avez jusqu’au 27 septembre pour vous y rendre, et cela vaut le détour ! :-)

Lundi, je me suis fait une journée shopping à Nice. J’en ai profité pour m’acheter quelques vêtements même pas soldés, car les seuls vêtements encore soldés sont ceux dont personne ne veut. J’ai également acheté des rideaux, enfin ! L’une des paires est aux dimensions parfaites pour ma grande baie vitrée mais l’autre paire a besoin d’être mise à la bonne taille. Je vous avoue honteusement que c’est ma mère qui se chargera de ça, car je suis nulle en couture ! :-) Ce qui est sûr, c’est que la pièce est vraiment différente avec des rideaux, c’est super joli, je suis très contente du résultat !

Mardi, j’ai continué mon shopping et j’ai notamment trouvé un très beau lampadaire pour mon salon. Je voulais le lustre assorti, mais il n’y en avait pas en stock. Aujourd’hui, je suis donc allée dans un autre magasin de la même enseigne et j’ai fini par trouver mon bonheur. Il ne me reste plus qu’à monter mon lampadaire et à poser mon lustre pour terminer la décoration de mon salon. Je m’occuperai ensuite de trouver les lustres pour les autres pièces.

Aujourd’hui, il y a une coupure d’eau dans l’immeuble pour une durée indéterminée. Evidemment, cela tombe super mal, car je n’ai pas fait ma vaisselle hier soir et j’ai un évier rempli de vaisselle sale...C’est très embêtant car j’avais prévu de faire la cuisine cet après-midi mais je peux difficilement mettre d’autres couverts et ustensiles dans mon évier qui est minuscule et déjà plein ! Et j’ai super chaud, j’aurais aimé prendre une douche, mais je crois que je peux tirer une croix dessus pour l’instant ! Ca m’emmerde vraiment !

Pour le reste de mes vacances, j’ai prévu de bouger un peu. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais il est possible que je prenne des billets d’avion de dernière minute pour aller me balader quelque part en Europe. Je compte aussi faire un petit tour en Italie, mais il n’y a pas forcément besoin de prendre l’avion pour ça ! :-)

Voilà pour les nouvelles, ce sera tout pour aujourd’hui, j’ai encore mille trucs à faire et je n’ai pas envie de rester scotchée à mon PC ! Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d’en avoir, bon courage aux travailleurs, et à très bientôt ! :-)

Ecrit par C-C, à 17:26 dans la rubrique Jour après jour.
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Vendredi (30/07/10)
Bientôt en vacaaaaances !

Mes chers lecteurs ! Je le sais, mon rythme d’écriture a très nettement baissé ces derniers jours et vous attendez mes passionnants récits avec une impatience non dissimulée. Voici quelques nouvelles en vrac, histoire de satisfaire votre curiosité :

- Je vous avais raconté que j’avais envoyé au tribunal une lettre recommandée avec accusé de réception pour rompre mon PACS avec D.K.. J’ai reçu vendredi dernier un courrier me confirmant que mon PACS est rompu depuis le 19 juillet. Cela ne change fondamentalement pas grand-chose, mais je me sens libre ! Il me reste quelques formalités à régler, et nous devrons encore déclarer une partie de nos revenus ensemble l’an prochain, mais le plus gros est fait !

- Je dois absolument arrêter de prendre mes comprimés magiques pour dormir. Au début, ces comprimés me permettaient de bien dormir et de me réveiller reposée et détendue. Maintenant, quand j’en prends, je me réveille dans un état minable, comme si j’avais pris une cuite. Ok, je n’ai jamais pris de cuite de ma vie et je ne peux donc pas être objective à ce sujet...mais j’imagine que l’on est dans cet état quand on en a pris une ! Il va donc falloir que je trouve de toute urgence d’autres moyens pour trouver le sommeil. C’est pas gagné !

- Ma petite stagiaire finit son stage cette semaine. Ces six mois ont défilé à toute vitesse ! Nous lui avions proposé un poste en CDI mais elle l’avait refusé car elle n’est pas française et souhaite retourner vivre dans son pays après l’obtention de son diplôme. Du coup, j’ai dû trouver une autre personne à embaucher. Je n’ai pas eu à chercher bien loin : le stagiaire de Jardiland était partant pour bosser avec moi et nous l’avons donc embauché. Il commence la quatrième semaine d’août. Comme je suis censée être en vacances vendredi soir, et ce pendant deux semaines, et qu’il faut que le boulot avance en mon absence, ma stagiaire a été prise en CDD pour les deux premières semaines d’août. Elle aura ensuite droit à une semaine de congés, puis elle reviendra la quatrième semaine d’août pour m’aider à former notre nouvel embauché. J’ai bien galéré pour parvenir à embaucher rapidement le nouveau et négocier le CDD de ma stagiaire pour assurer mon remplacement pendant les vacances. Tout s’est finalement passé comme je l’espérais. Je suis soulagée et je vais pouvoir partir en vacances l’esprit tranquille, d’autant plus que les dernières semaines ont été assez tendues. Je vous avais raconté récemment que ma stagiaire avait pété un câble suite à une journée de boulot difficile. Elle a de nouveau craqué ces derniers jours. Je me suis retrouvée dans une situation que je n’aurais jamais imaginée...Si je vous dis que j’ai pris une stagiaire en pleurs dans mes bras pour la consoler, vous me croyez ??? Après deux heures de larmes non stop (celles de ma stagiaire hein...moi je ne pleurais pas, je me contentais d’halluciner tout en cherchant à la calmer...), les choses se sont arrangées grâce à l’intervention de mon chef et de notre DRH. Bref, pas facile tout ça ! J’espère que mon nouveau collègue sera plus résistant à la pression...

- Je ne fais pas trop de sport en ce moment. J’ai mal au genou gauche. Du coup, les séances de course me fatiguent rapidement. Je compte bien me défouler un peu pendant mes vacances malgré tout, douleur au genou ou pas !

- Je vais profiter de mes congés pour continuer la décoration de mon appartement. En mai, j’avais galéré pour poser mes tringles car je n’avais pas d’outils adaptés. Mon oncle est passé chez moi la semaine dernière et a fini ce sale boulot pour moi. Etonnamment, avec de bons outils, cela avait l’air d’être un jeu d’enfants ! Toutes mes tringles sont donc posées ! Il ne me reste plus qu’à acheter des rideaux, parce que là, c’est un peu ridicule d’avoir des tringles vides au plafond...Je vais également chercher des lustres et des lampes pour décorer un peu mon appartement.

- J’ai passé un super week-end la semaine dernière. Samedi, j’ai fait une petite escapade italienne à San Remo (c’est l’avantage d’habiter près de l’Italie :-) ). J’en ai profité pour manger une délicieuse glace "amaretto" et "fior di latte". Il faisait un temps magnifique, et j’étais contente de me sentir loin de chez moi alors que j’en étais si près. J’ai fini la journée à Eze puis à Villeneuve-Loubet. Dimanche, j’ai bougé entre Caussols, Gourdon et Antibes. Je me suis aéré l’esprit et cela m’a encore plus donné envie d’être en congés :-) Ah la la, plus que quelques heures à tenir, et je suis enfin en vacances !

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une excellente nuit. Je dois essayer de dormir car je me lève tôt pour aller à ma séance de kiné demain matin ! A très vite !

Ecrit par C-C, à 01:46 dans la rubrique Jour après jour.
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Jeudi (22/07/10)
Entre dormir et écrire, il faut choisir !

J’écoute de la musique...et j’écris ! Surprenant, non ? Cela fait quelques jours que j’ai "l’angoisse de la page blanche" ! Dimanche, je suis restée une bonne demi-heure devant un fichier Word vide, incapable d’écrire une phrase complète...Je pense que mes difficultés pour écrire vont de pair avec ma volonté de dormir (j'ai atteint un degré d'insomnie suffisamment inquiétant pour que je commence à m'en soucier...). C’est logique parce que c’est quand je ne dors pas que j’écris le plus. Mais attention hein, je ne vous ai pas dit que je n’écris plus parce que je trouve naturellement un sommeil réparateur...Je triche ! Je vous avais raconté il y a deux semaines que ma généraliste m’avait prescrit des comprimés antiallergiques pour réduire mes démangeaisons suite à d’énormes piqûres de moustiques. Ces comprimés sont géniaux, voire magiques, car ils sont multi-usages et peuvent notamment servir de somnifères légers. Je ne croyais que moyennement aux effets de ce médicament, et j’ai eu tort. J’en prends un demi, et je dors comme un bébé. Bon, je ne dors pas huit heures d’affilée, ça ne risque pas. Je prends le comprimé vers 2h du matin, et je dors cinq longues heures consécutives, sans aucun réveil parasite. Je me réveille reposée, calme, détendue. Anormalement détendue en fait. Je me rends bien compte que ce médicament m’a transformée, je ne suis plus vraiment moi-même car je ressens les effets du médicament toute la matinée. Cela me rappelle l’état dans lequel j’étais avant mon opération en 2009. Je me sentais sereine...alors que j’allais passer sur le billard pour la première fois de ma vie ! Ce n’est pas forcément étonnant car ces médicaments servent aussi de prémédications aux anesthésies générales...Malgré mon bien-être artificiel, j’ai pris la bonne résolution de ne pas prendre mon demi-comprimé ce soir. Il va falloir que je trouve le sommeil naturellement. Souhaitez-moi bon courage, je vais me coucher de ce pas ! Au pire, si je ne réussis pas à dormir, vous aurez peut-être droit à un autre article très rapidement ;-)

Ecrit par C-C, à 00:55 dans la rubrique Jour après jour.
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Mercredi (14/07/10)
14 juillet

J’ai écrit tout un tas de textes pendant mes nuits d’insomnie mais aucun n’est terminé. Je crois qu’ils finiront aux oubliettes...Je voulais également publier la suite de mes textes "Introspection". La fin du récit est prête depuis très longtemps, trop longtemps en fait. Entre temps, mon état d’esprit a évolué et le mois de juin un peu particulier que je viens de passer m’a pas mal chamboulée. Je faisais tout pour oublier la personne dont il était question dans ces textes, mais je n’y arrive pas. Je suis en train de relire le dernier article "Introspection" que j’avais posté il y a trois mois. Je parlais de ma soirée du 21 décembre 2009 avec le "red tongue guy", et j’écrivais : "Je lui prends les mains et je lui dis ce que j’ai sur le cœur. Que depuis des mois, malgré les rencontres que j’ai pu faire, je n’arrive pas à l’oublier, que je n’ai pas envie de l’oublier, qu’il compte beaucoup pour moi." Plus de six mois après cette soirée, je crois que cette phrase résume bien la situation dans laquelle je suis encore aujourd’hui. Je repense à l’été 2008, à nos interminables conversations sur MSN au boulot et la nuit, à la déclaration de nos sentiments, à son enthousiasme, à ses coups de fil enflammés le matin après les nuits merveilleuses et étonnantes que nous passions ensemble, au bien-être que je ressentais juste en pensant à lui, au manque qui m’envahissait quand il était loin de moi, à notre voyage à Rome en juillet. Je ne rêve pas, il y avait bien cette fameuse étincelle, et je crois qu’elle était réciproque. Aujourd’hui, il me manque encore. Ce n’est pas comme en 2008. En 2008, je ressentais ce manque comme une atroce souffrance, je pensais à lui à chaque seconde, et me retrouver enfin dans ses bras après plusieurs jours loin de lui faisait disparaître cette douleur pour laisser place à un bonheur intense. Aujourd’hui, ce manque a changé. Il n’est plus atroce, il est devenu mon quotidien. Il ne me manque pas moins qu’avant. Je me suis juste habituée à son absence, une absence un peu particulière, puisque je le vois tous les jours. Les sentiments passionnels que j’éprouvais vis-à-vis de lui se sont mués en un attachement plus "calme" et plus profond. Je ne l’aime pas moins qu’avant. Au contraire, le temps renforce mes sentiments et me prouve que je n’ai pas agi sur un coup de tête en 2008 quand j’ai envoyé balader ma vie d’avant...

C’était le 14 juillet 2008. D.K. et moi sommes à la maison, l’ambiance est électrique. Je me rappelle avoir été agressive avec lui toute la journée, parce que notre situation me rend folle. Je finis par lui dire dans l’après-midi que je veux tout arrêter. Je me dis qu’il a compris. Il part faire un tour dehors, je téléphone au "red tongue guy", je lui annonce que tout est fini avec D.K. . Je crois que je lui ai dit : "Je suis célibataire". C’est idiot, je ne suis pas vraiment célibataire, puisque je suis avec lui, et que le catalyseur de cette rupture, c’est ma volonté d’être avec lui, et lui seul ! Je me souviens de la soirée qui a suivi cet après-midi difficile. D.K. et moi sommes restés dans la chambre, nous avons beaucoup pleuré tous les deux, et il y avait ce bruit incessant des feux d’artifices dehors. La fête à l’extérieur. La douleur à la maison. D.K. n’avait pas vraiment compris que je voulais rompre. Enfin, il a plutôt fait semblant de ne pas comprendre. Un peu plus de deux semaines plus tard, le 3 août 2008, la rupture est cette fois claire et nette. Quelques jours après, le "red tongue guy" m’annonce qu’il veut "faire une pause"...La suite, vous la connaissez. Pause, rupture, dérapages, rupture...J’ai 30 ans, je suis célibataire

14 juillet 2009. Cela fait un an que ma relation avec D.K. est finie et presqu’autant de temps que je n’arrive pas à sortir le "red tongue guy" de mes pensées. Depuis notre séparation, notre relation a été parfois tendue, parfois un peu plus sereine, mais jamais vraiment facile. Cela ne m’a pas empêchée d’avoir envie de passer cette soirée festive avec lui. Nous mangeons indien, nous admirons le feu d’artifices. Suite à cette soirée, je lui envoie un mail pour lui redire ce que je ressens pour lui. Grave erreur de ma part. Il décide de rompre le contact.

14 juillet 2010. Ma relation avec le "red tongue guy" a vaguement repris fin 2009 mais s’est arrêtée aussi vite qu’elle avait redémarré, début 2010. Depuis quelques mois, le contact est à nouveau rompu. Au cours des six derniers mois, j’ai rencontré d’autres personnes, et notamment Koma. C’est l’un de mes voisins. Physiquement, je le trouve très attirant. Il a des yeux verts magnifiques, un corps de sportif...Mais il n’y a pas que ça, je ne suis pas superficielle, hein ! J’aime beaucoup sa personnalité, j’ai l’impression qu’on a les mêmes points de vue sur pas mal de choses. J’aime son "regard d’artiste" sur le monde, il est passionné de photographie et j’adore ses photos. J’ai même pleuré en découvrant certaines d’entre elles...Je pense qu’il a dû lui aussi trouver quelque chose d’attirant chez moi (même si je me demande bien quoi...) puisque nous sommes sortis ensemble en juin. Cela n’a pas duré et il sort actuellement avec quelqu’un d’autre. On discute toujours ensemble malgré tout, on se voit de temps en temps...Mais, sans rentrer dans les détails, notre relation est assez ambiguë et d'une certaine façon, cet homme me trouble...Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir. On va dire qu’en ce moment, je ne sais plus trop où j’en suis. Je ne me comprends pas, j'ai le cerveau à l'envers. Le "red tongue guy". Koma. Je me demande comment je me débrouille pour me mettre si souvent dans des situations compliquées...De toute façon, c’est toujours le "red tongue guy" qui gagne, qui accapare mes pensées. J’aimerais tant qu’il pense à moi de temps en temps, j’aimerais tant croire qu’il ne m’a pas oubliée...Tout un tas de pensées le concernant m’assaillent aujourd’hui, mais je n’ai pas le courage de les étaler ici...

14 juillet 2010. Ce soir, je n’irai pas au feu d’artifices. Peut-être parce que c’est avec lui que j’aurais voulu y aller.

Ecrit par C-C, à 13:52 dans la rubrique Jour après jour.
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