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Mercredi (18/11/09)
Addiction

Je sais que j’ai un problème avec ce blog. Je crois qu’il a pris sans que je m’en rende vraiment compte une importance démesurée au cours des derniers mois. J’ai bien réfléchi à la situation depuis la conversation que j’ai eue à ce sujet dimanche après-midi avec le "non-newtonian fluid". Pourquoi ai-je autant besoin de mon blog, comme les drogués ont besoin de leur dose ? Pourquoi persister à écrire ici alors que je n’ai pas arrêté de me demander si je devais laisser tomber ce blog depuis qu’il a été découvert par des collègues ? Pourquoi continuer alors que ce blog n’est plus le reflet de mon âme mais juste une vague image d’une petite partie de moi ? Les réponses, je les ai, mais je n’ai pas envie de les expliquer ici. Je sais maintenant très bien pourquoi je n’ai pas abandonné ce blog malgré toutes les bonnes raisons qui auraient dû m’y pousser. Et je vous confirme que je ne vais pas arrêter, même si à présent, je ne pourrai pas m’empêcher de songer aux raisons honteuses qui me font continuer dès que je posterai un article.

Je profite quand même de mon passage ici pour vous donner quelques nouvelles en vrac :

- L’auto-école ne m’a toujours pas fait parvenir de chèque malgré l’envoi d’un courrier recommandé avec accusé de réception demandant le remboursement de mon forfait. Ils me prennent vraiment pour une conne et ça commence à bien me gonfler.

- Ma nouvelle kiné est une brute. Quand elle me fait un "massage" (moi, j’appellerais plutôt ça une séance SM !), elle appuie tellement fort que cela me donne l’impression d’avoir une énorme crampe au bras (vous savez, comme quand vous avez une crampe au mollet en pleine nuit et que vous êtes obligés de vous lever pour soulager la douleur). Elle a même réussi à me faire sortir des bleus sur l’avant-bras...Mais bon, en dehors de ça, elle me fait bien bosser et je trouve que je suis assez souple depuis quelques jours (tout est relatif hein).

- J’ai décidé de me bouger un peu et comme je ne peux pas vraiment reprendre le sport comme je le voudrais (la course à pieds crée trop de vibrations sur le bras et le roller est trop dangereux), je me suis remise au vélo d’appartement. Je pense que ça va me faire du bien au moral !

- Je commence à réfléchir à faire un bilan de compétences. Je suis de moins en moins persuadée d’être faite pour le métier d’ingénieur. Il faut que je me décide à franchir le pas et à penser à d’autres possibilités pour l’avenir.

- J’ai envie de m’acheter des paires de chaussures et des vêtements. Je n’ai pas pu faire les magasins cet été (j’ai juste acheté deux petites robes faciles à enfiler quand j’étais plâtrée), et j’ai donc l’impression que cela fait une éternité que je n’ai pas acheté de nouveaux vêtements !

- Aujourd’hui, au boulot, quelqu’un que je ne peux pas supporter m’a fait des remarques complètement débiles sur l’état de mon poignet et sur mes possibilités de récupération à long terme : "Il a dégonflé, c’est bien...tu sais, tu pourras pas récupérer ta mobilité complète avec ce que tu as eu...le corps humain, même si tu le répares, il peut pas être comme avant". Il faut croire que cette personne a un diplôme d’orthopédiste ou de kiné bien caché au fond de ses tiroirs. Alors je vais crier ici ce que je n’ai pas pu lui crier en face, parce que ça ne se fait pas de dire aux gens qu’ils sont cons : VA TE FAIRE FOUTRE ! Mmmmm, ça va mieux :-)

Allez hop, j’ai écrit assez de bêtises aujourd’hui ! Je file à la douche et au dodo ! A très vite !

Ecrit par C-C, à 00:46 dans la rubrique Jour après jour.
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Dimanche (15/11/09)
Cake party !

Pour satisfaire ma dépendance maladive à ce blog, je ne peux m’empêcher de venir vous raconter mon après-midi, que j’ai passée avec le "non-newtonian fluid" (je me voyais mal l’appeler "mélange de maïzena et d’eau" sur ce blog :-) Si vous ne comprenez pas ce que je raconte, c’est normal, et je vous suggère donc cet article Wikipédia sur les fluides). Nous avions pas mal discuté de cakes cette semaine et nous avions convenu de passer l’après-midi ensemble pour en réaliser un. Le "non-newtonian fluid" est donc venu à la maison en début d’après-midi. Il a eu la gentillesse de m’apporter un paquet de thé (du vrai thé, pas du thé en sachets, ça me change du thé du boulot !) et du chocolat ! Il a choisi du chocolat au lait aux noisettes et du chocolat blanc au citron. C’est parfait car je n’aime pas le chocolat noir (ma mère m’en a dégoûtée car elle m’en donnait quand j’étais petite pour m’aider à prendre des médicaments...depuis, je ne peux plus supporter le chocolat noir !) Nous avons passé plusieurs heures à discuter, boire du thé, préparer un cake, boire du thé, manger du cake, et...boire du thé :-)

Comme je vous l’avais dit dans cet article du mois de janvier, le livre "Pâtisseries maison" de Florence Edelmann fait partie de mes livres de cuisine préférés. Nous avions décidé de confectionner le cake noix de coco chocolat proposé dans ce livre. Nous avons vaguement suivi les grandes lignes de la recette mais nous avons apporté quelques modifications. Si vous voulez avoir le grand bonheur de réaliser vous aussi ce délicieux cake, voici la recette :

Ingrédients

- 125 grammes de farine
- 1 cuillerée à café de levure chimique
- 125 grammes de beurre
- 125 grammes de sucre en poudre
- 3 cuillerées à café d’arôme de vanille
- 1 pincée de sel
- 3 oeufs
- 140 grammes de noix de coco râpée
- 60 grammes de chocolat au lait

Etapes de la recette :

- Préchauffez le four à 170°C. Beurrez un moule à cake.
- Tamisez la farine avec la levure. Travaillez le beurre jusqu’à obtention d’une pommade, puis ajoutez le sucre, l’arôme vanille et le sel. Incorporez les oeufs un par un, en fouettant. Ajoutez la farine et la noix de coco râpée (nous vous conseillons de passer la noix de coco au mixer au préalable pour la rendre plus fine).
- Râpez une partie du chocolat au lait et transformez l’autre partie en pépites. Mélangez au reste de la préparation.
- Versez la pâte dans le moule ou demandez à un homme fort de le faire si vous avez trop mal au poignet pour y arriver seule :-) Faites cuire une heure au four à 170°C.
- Démoulez, et savourez ce délicieux cake !

Grâce au savant mélange du petit grain de folie du "non-newtonian fluid" (c’est lui qui a suggéré de remplacer le glaçage au chocolat prévu par la recette du livre par du chocolat râpé et des pépites et c’était clairement une très bonne idée :-) ) et de ma rigueur quasi-militaire, nous avons obtenu un résultat plus qu’honorable. N’hésitez pas à tester vous aussi cette recette et à vous régaler ! :-)

Je vous souhaite une bonne nuit et un bon début de semaine. Moi, j’ai déjà hâte d’être à demain pour manger un bout de notre cake au petit-déjeuner :-)

Ecrit par C-C, à 23:50 dans la rubrique Jour après jour.
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Jeudi (12/11/09)
J'ai beau être matinale...

Mardi, j’ai trouvé ma journée de boulot longue, longue, longue...Je n’arrive plus à rester assise pendant des heures devant mon PC comme avant. J’ai mal aux jambes, au dos et bien sûr au bras droit. Je passe mon temps à aller à la cuisine pour me dégourdir les jambes et prendre un thé. Je crois que j’ai dû boire au moins six thés dans la journée de mardi. Après avoir trié quelques centaines de mails, je suis partie vers 19h, exténuée. Je suis rentrée chez moi et j’ai pris une petite douche avant d’aller chez un copain que nous appellerons James. Nous avons regardé "le Journal de Bridget Jones". James adore ce film, et moi aussi, ça tombe bien. Il m’avait dit qu’il a l’habitude de verser une petite larme à la fin. J’ai guetté l’état de ses yeux, mais je n’ai décelé qu’une très légère humidité. Il m’a expliqué que quand il y a du monde avec lui, il se retient. Ah la la, et dire que je m’étais déplacée dans l’unique but de le voir pleurer comme une madeleine devant le film, que je suis déçue ! :-) Nous avons ensuite regardé un film allemand, "la Vague" (ça change de Bridget Jones). Un professeur de lycée doit faire un cours sur l’autocratie et il propose à ses élèves un jeu grandeur nature durant une semaine en guise de démonstration. Au fil des jours, les élèves se retrouvent de plus en plus embrigadés dans ce groupe qu’ils ont baptisé "la Vague" et qui est dirigé par leur professeur. Le film constitue ainsi une analyse du fonctionnement des régimes totalitaires, et la fin tragique fait prendre conscience aux spectateurs du danger de ce type de systèmes. Bien que le film soit très largement moralisateur et assez prévisible, cela se laisse regarder. Enfin, moi, j’ai tenu jusqu’au bout, mais James s’est endormi comme ses chats ! Je suis partie de chez lui vers 3h du matin et j’ai traîné une bonne heure avant d’aller me coucher.

Evidemment, en me couchant aussi tard, j’ai été obligée de faire une grasse matinée (je n’ose même pas vous dire à quelle heure je me suis levée). J’ai un peu regardé la télé, j’ai traîné sur mon PC, j’ai fait le ménage à la maison et je me suis forcée à faire mes exercices de kinésithérapie pour ne pas rouiller. C’était quand même plus pratique quand j’étais en kinésithérapie à Nice car je faisais ces exercices pendant ma séance. Je ne pouvais donc pas trouver de prétextes pour ne pas les faire, vu que j’étais sur place et que ma kiné veillait à ce que je travaille sérieusement. Là, en ayant des séances de seulement une demi-heure chez ma nouvelle kiné, il va falloir que je me motive pour faire mes exercices à la maison, sous peine de perdre ce que j’ai gagné. Quand j’étais en arrêt maladie, je n’avais que ça à penser, je me concentrais uniquement sur mes progrès. Maintenant que j’ai repris le travail, mes journées sont bien remplies et je suis si fatiguée le soir qu’il va vraiment me falloir de la volonté pour ne pas abandonner mes efforts.

Ce soir, j’ai passé une soirée un peu désagréable. Je me suis "disputée" avec James par MSN. Nous avons évoqué ses dernières péripéties sentimentales, et sur certains points, nous avons des avis tellement divergents que je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire ce que j’en pense franchement. Je ne le sais que trop : mon caractère entier et mon franc-parler sont mes pires défauts. Je m’étais interrogée dans cet article sur mon avenir sentimental : "Est-ce que je dois moins aimer pour trouver le bonheur ? Est-ce que je dois revoir mes exigences à la baisse ? Est-ce que je dois aller contre ma nature profonde et arrêter de croire en quelque chose de beau ?" La réponse à ces questions, c’est que je suis vraiment incapable d’arrêter de croire en quelque chose de beau. Je préfère être seule plutôt qu’avoir quelqu’un juste pour passer le temps. Cela résume assez bien mon état d’esprit actuel. Je ne vais pas rentrer dans les détails de celui de James, c’est sa vie privée. Je dirais juste qu’il est peut-être tout aussi exigeant que moi dans ses relations mais il est très nettement moins intransigeant que moi quand certaines choses ne lui conviennent pas. Il se trouve que mes remarques suite à son récit l’ont bien vexé. C’est assez étonnant de constater que dans la "vraie vie", ce type de "disputes" m’arrive plutôt rarement alors que sur MSN, c’est beaucoup plus fréquent. La moindre conversation est forcément biaisée quand on est sur MSN. Ne pas avoir la personne en face de soi rend les choses assez difficiles : on ne voit pas les expressions du visage, on ne peut pas savoir immédiatement si la personne semble mécontente de ce qu’on dit (si je l’avais eu en face de moi, il est évident que nous n’en serions jamais arrivés à ce stade-là). Bon, il n’y a pas mort d’homme. J’ai vexé James, mais il m’avait lui aussi bien vexée il y a quelques semaines (j’avais même annulé la sortie Laser Game qu’on devait faire ensemble en octobre en partie à cause de ça). Ce sont des choses qui arrivent, mais ce serait encore mieux si cela n’arrivait pas. J’aimerais que ce genre de mésaventures me serve de leçon. J’aimerais être capable de me retenir de donner mon avis parfois. J’aimerais ne pas renvoyer l’image d’une personne intolérante. Et si j’étais vraiment si intolérante que ça ? Cette désagréable conversation m’a vaguement rappelé quelques prises de tête houleuses sur MSN, notamment avec le "red tongue guy", qui avait fini par me supprimer de sa liste MSN cet été (je regrette d'ailleurs toujours autant que les choses aient tourné comme cela avec lui). Ce soir, j’ai l’impression d’être quelqu’un de détestable. J’en arrive au point de me demander si je n’ai pas de gros problèmes de communication, que ce soit dans ma vie privée ou au boulot. C’est fou ça, c’est James qui est vexé et je crois pouvoir dire sans me tromper que c’est moi qui me sens le plus mal maintenant. J’ai envie de disparaître au fond d’un trou ! Tout cela m’a bien contrariée...

Je vais aller prendre ma douche du soir puis me reposer. Je vous souhaite une bonne nuit à tous. A bientôt...

Ecrit par C-C, à 01:21 dans la rubrique Jour après jour.
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Lundi (09/11/09)
Une reprise...difficile

Et voilà ! Aujourd’hui, j’ai repris le boulot après plus de quatre mois et demi d’arrêt maladie...Je me suis levée à 7h, je me suis préparée et je suis arrivée au boulot à 8h30. Ma première mission de la journée a consisté à déloger de mon bureau l’intérimaire qui avait repris une partie de mon travail depuis septembre. Je pense avoir été très peu aimable avec lui, car je n’avais vraiment pas l’intention de déplacer le moindre objet, petit ou gros (je ne vais quand même pas m’amuser à déplacer des ordinateurs avec les douleurs que j’ai au poignet), et encore moins de changer de bureau. Le pauvre intérimaire est donc devenu SBF (sans bureau fixe) et j’ai récupéré mon bureau adoré. J’ai pris la peine de le nettoyer un peu avant de poser mes petites affaires. Moi maniaque ? Oh à peine ! Je n’avais pas envie de bosser sur un bureau rempli de poussière, tout simplement. Je me suis ensuite occupée d’une tâche de la plus haute importance : prendre mon premier thé de la journée ! Je reprends mes vieilles habitudes, et je me sens tout de suite mieux, confortablement assise sur mon magnifique siège de bureau et dégustant mon délicieux thé à la menthe (ok, j’exagère, ce siège n’a rien de magnifique et le thé n’est pas spécialement délicieux, c’est du vulgaire thé en sachet !).

Il a ensuite fallu que je songe à bosser. C’est quand même pour ça que je suis venue. Vendredi soir, j’avais eu l’idée saugrenue d’allumer mon PC de boulot et de récupérer tous mes mails, pour perdre moins de temps aujourd’hui. Je n’ai pas été déçue : j’avais 6660 mails à lire. Et oui, je suis loin d’être une employée modèle. Je n’avais lu mes mails qu’au début de ma convalescence et quand j’ai compris qu’elle allait être plus longue que je ne le pensais au départ, j’avais totalement abandonné l’idée de suivre même de loin ce qui se passait au boulot. Du coup, ce matin, j’ai commencé à trier mes 6660 mails. Je pense essayer de zapper complètement les mails de juillet, août et septembre et de me consacrer dans un premier temps aux mails d’octobre, ce qui est déjà pas mal. Souhaitez-moi bon courage, je crois que je vais en avoir besoin !

A 11h30, j’ai dû m’échapper du boulot pour aller à ma première séance avec ma nouvelle kiné. Elle a globalement procédé de la même façon que la kiné qui m’a suivie à Nice : elle m’a fait faire pas mal d’exercices de "tenu-relâché". Comme ce cabinet propose aussi de la balnéothérapie, elle m’a fait faire des exercices dans l’eau. Je n’ai plongé que le bras droit dans la piscine, et j’ai travaillé en flexion et en extension. A la fin de la séance, je n’ai pas eu droit à l’électrostimulation comme j’en avais l’habitude à Nice. C’est un peu dommage car c’est censé être antalgique et j’en ai bien besoin. La séance a duré une demi-heure seulement, comme prévu, car cette kiné, comme beaucoup d’autres kinés dans le coin, ne fait pas des séances plus longues. Cela va m’obliger à faire chez moi tous les exercices que ma kiné de Nice m’avait montrés : des pompes contre un mur, des exercices avec des haltères, des exercices de poussées en m’appuyant sur une table.

Après ma séance, je suis retournée au boulot. J’ai pris mon temps pour manger et j’ai réattaqué mon tri de mails. J’ai rapidement eu un gros coup de barre dans l’après-midi. J’avais un mal fou à me concentrer. Je me sentais complètement crevée et pleine de douleurs partout : le poignet, le coude, l’épaule, le dos...Bref, je n’ai plus l’habitude de passer autant d’heures sur une chaise devant un PC. Il va me falloir un temps de réadaptation. J’ai quand même réussi à tenir le coup jusqu’à 18h45, puis j’ai lâchement quitté le boulot pour rentrer chez moi. J’ai fait une bonne vingtaine de minutes d’exercices pour mon poignet en rentrant. J’ai ensuite dû me faire à manger et faire la vaisselle. Là, je suis tout simplement é-pui-sée !!! Je disais pour rire à des collègues qu’il me faudrait un homme à la maison, nu sous son tablier de préférence (ou sans tablier du tout !), pour me mijoter de bons petits plats et me servir de bras droit (c’est le cas de le dire !!!). Il faudrait aussi qu’il me fasse des massages car j’ai mal partout ! On peut rêver hein ! :-)

Je vais aller me réchauffer et me détendre sous une bonne douche, faute d’avoir un homme en tablier ou complètement nu prêt à s’occuper de mon corps endolori, et je pense me coucher rapidement après. Je vous souhaite une bonne fin de soirée et une bonne nuit, et je vous dis à très bientôt, en espérant que cette reprise du boulot ne m’achève pas avant la fin de la semaine !

Ecrit par C-C, à 23:15 dans la rubrique Jour après jour.
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Vendredi (06/11/09)
Point mort, première, seconde

Voilà, je suis à Nice avec mon PC et son clavier AZERTY et je peux enfin vous faire le récit de ma consultation avec mon chirurgien. J’avais rendez-vous mardi à 14h30. Je devais évidemment faire une radio de contrôle, comme d’habitude, et je suis donc arrivée un peu en avance. Je vous avais raconté ici que j’avais envoyé un SMS à mon radiologue la veille de ma visite pour savoir s’il bossait ce jour-là et s’il pouvait me faire ma radio. Il m’avait répondu qu’il acceptait uniquement si je portais une tenue sexy. J’ai tenu parole et j’ai revêtu mes plus beaux atours spécialement pour l’occasion. Je suis joueuse et je trouvais sa demande amusante. Malgré ma bonne volonté, notre petite rencontre s’est plutôt mal passée. Sans rentrer dans les détails (cela m’obligerait à raconter tout ce que je n’ai pas dit sur nos précédentes rencontres), il a été tour à tour "allumeur" (je constate que ce terme n’existe qu’au féminin dans le dictionnaire, mais je me permets ce petit écart de langage car je ne vois pas quel autre mot employer pour décrire son comportement), désagréable et goujat. Il est à présent certain que nous ne serons ni amis, ni quoi que ce soit d’autre ! Cet homme m’a montré en quelques minutes à quel point il est immature, superficiel et crétin. C’est dommage, car lors de nos précédentes rencontres, je lui avais trouvé de nombreuses qualités, mais toutes ces impressions positives se sont définitivement envolées. Je crois que ce qui me contrarie le plus, c’est de ne pas avoir eu le temps de lui dire ce que je pensais de son comportement, le lieu n’étant pas approprié pour ce genre de conversations. Tant pis, il est inutile que je gaspille plus d’énergie pour cet homme sans intérêt ! Hop, du balai ! Je n’ai pas besoin d’une personne de ce genre dans mon entourage.

Dans mon article de mardi, j’écrivais : "Cette petite étincelle que j’avais trouvée il y a un an et demi, elle était rare et précieuse et j’en prends un peu plus conscience chaque jour. [...] Malheureusement pour moi, je ne peux que constater que plus je rencontre de nouvelles personnes, plus je regrette ce que j’ai perdu." Ces réflexions sont encore plus vraies aujourd’hui. En plus de m’inquiéter sur ma capacité à aimer et être aimée, j’ai l’impression que trouver de vraies amitiés n’est pas une sinécure. Je suis malheureusement quelqu’un d’entier, et en amour comme en amitié, j’attends sans doute trop des autres, mais en contrepartie, je suis prête à donner beaucoup. Finalement, même amicalement, mes exigences élevées viennent en partie de ma précédente relation qui a placé la barre infiniment haut, puisqu’elle avait commencé par une amitié forte avant de prendre une tournure amoureuse. La rareté des vraies amitiés et des relations amoureuses profondes les rend d’autant plus précieuses quand on a le bonheur de les trouver. Tout le reste n’apporte que déceptions et désillusions. La vacuité de certaines relations humaines me donne la sensation désagréable de vivre quelque chose d’incomplet. Qu’est-ce que je vais devenir ? Est-ce que je dois moins aimer pour trouver le bonheur ? Est-ce que je dois revoir mes exigences à la baisse ? Est-ce que je dois aller contre ma nature profonde et arrêter de croire en quelque chose de beau ? Cette "angoisse" (bon, n’exagérons pas, cela ne m’empêche pas de dormir la nuit) sur mon avenir me taraude de plus en plus depuis quelques semaines. L’amie que j’avais vue deux fois en août (je vous avais notamment raconté la soirée passée avec elle la veille du retrait de mes broches dans cet article) et qui est séparée de son compagnon depuis trois mois traverse le même genre de "crise existentielle". Mardi, elle m’a envoyé un mail où elle m’écrit : "Les garçons qui m'ont plu se comptent sur les doigts d'une main, et ça n'a pas chaque fois été réciproque en plus." Cela me fait de la peine pour elle, car je la sens vraiment déprimée ces derniers temps, mais cela me rassure aussi de voir que je ne suis pas la seule à m’interroger et à me dire qu’un véritable amour réciproque est si rare que cela relève presque du miracle de parvenir à le trouver. Crise de la trentenaire célibataire ? Peut-être ! Ne vous méprenez pas, je ne suis pas en plein désarroi. Je ne suis pas profondément heureuse, certes. On va dire que je suis dans une phase où j’ai besoin de réfléchir à ce que j’imagine pour mon avenir, j’essaie de me remettre en question, de comprendre les causes de mes échecs sentimentaux. Il n’y a rien à faire, cela fait depuis début septembre que j’aborde régulièrement ces questions ici, et pourtant ce coup-ci j’ai d’autres choses à raconter ! Allez, je me recadre et j’arrête le hors-sujet. Je dois poursuivre le récit de ma visite à la clinique !

Après le passage catastrophique au service radiologie, j’ai été reçue par mon chirurgien. Il m’a posé de nombreuses questions sur mon niveau de douleur. Je lui ai dit que j’avais toujours très mal au cubitus, que cela gêne la mobilité et empêche de forcer lors des séances de kinésithérapie. Je lui ai aussi signalé que j’ai vraiment très mal quand il pleut. Pour lui, tout cela est "normal", car le traumatisme est encore "récent" et que le climat humide dans notre région a tendance à exacerber les douleurs consécutives aux fractures. Bon, c’est officiel, je vais vraiment bien en baver tout l’hiver. Il a constaté que mon algodystrophie est encore bien présente : les os apparaissent très déminéralisés à la radio. Il a émis l’idée de me faire les fameuses piqûres de calcitonine pour favoriser la reminéralisation mais il a finalement laissé tomber cette idée, comme lors de ma consultation fin août. Sachant que je ne supporte déjà pas de simples calmants à base de dérivés de morphine, le traitement de l’algodystrophie par le biais d’injections de calcitonine risque d’être trop lourd à supporter. C’est super, je n’ai ni la possibilité de prendre des calmants dignes de ce nom, ni l’espoir d’être reminéralisée rapidement. J’ai profité de ma visite pour poser quelques questions au chirurgien concernant l’aspect de mon cubitus. Je ne suis pas stupide et sur les radios, j’avais bien vu sans être une pro de l’anatomie que mon cubitus "cogne" sur l’extrêmité du radius (c’est très clair sur la radio que j’avais publiée dans cet article de juillet), alors que des radios de poignets sains montrent ces os l’un contre l’autre, mais pas l’un sur l’autre. Mon chirurgien m’a dit que cela est dû à ma fracture : une partie du cubitus a été broyée (j’ai donc définitivement perdu un bout de mon os) et les ligaments ont été arrachés. Il m’a confirmé que l’aspect radiologique de mon poignet restera comme cela et que par conséquent, je ne retrouverai jamais un poignet normal. Néanmoins, il trouve que mon niveau de mobilité est très encourageant même si je dois encore passer de longs mois en rééducation. Moi, j’avoue que ces douleurs, cette algodystrophie persistante et ces constatations radiologiques m’ont miné le moral. J’ai presque envie de tout envoyer balader, d’arrêter de m’épuiser avec ces atroces séances de kinésithérapie (ou de torture, au choix) et de laisser mon poignet pourrir sur place. Mais non, je ne peux pas me résoudre à rester dissymétrique, je veux retrouver ma mobilité !

J’ai posé d’autres questions au chirurgien concernant les procédures d’expertise médicale. Il m’a vivement conseillé de me faire assister par mon propre expert lors de l’expertise réalisée par le médecin de l’assurance. Selon lui, si j’y vais seule, je vais me faire manger toute crue...C’est la lutte du pot de fer contre le pot de terre, et le chirurgien m’a de toute façon prévenue que si je me lançais là-dedans, la procédure serait extrêmement longue. Mon chirurgien m’a indiqué les coordonnées d’un expert fiable qu’il connaît bien afin que je prenne un premier avis concernant mon dossier et qu’on détermine si ça vaut le coup d’entamer ces longues démarches. Il faut savoir que se faire assister par son propre expert est très cher (cela peut coûter 1000 euros, voire plus). Je dois donc être sûre de mon coup avant de commencer quoi que ce soit. Je suis un peu dépitée de constater que je suis victime et que je vais devoir m’armer de patience et de courage si je veux obtenir une éventuelle indemnisation.

Concernant ma reprise du boulot, elle va finalement avoir lieu le lundi 9 novembre et non le lundi 16 novembre. Ma nouvelle kiné a pu me caser deux séances la semaine du 9, et elle pense qu’elle pourra m’en proposer une troisième car certains patients risquent d’annuler pour faire le pont du 11 novembre. Reprendre le boulot après plus de quatre mois et demi d’arrêt maladie me fait un peu peur, d’autant plus que je vais repartir de zéro sur de nouvelles activités. Je crains de ne pas réussir à gérer toutes les contraintes du quotidien à cause de mes douleurs. Je suis aussi embêtée de retourner chez moi, car je n’ai plus de meubles depuis que D.K. a récupéré les siens en septembre. En attendant d’acheter des meubles, j’ai une table et des chaises de jardin qui trônent dans le salon. C’est super classe, j’adore ! Enfin bon, chaque chose en son temps. Avoir de vrais meubles n’est pas forcément la plus haute priorité.

Comme je vous l’avais raconté dans mon précédent article, je suis allée chez moi mercredi soir. J’ai passé la journée de jeudi à faire un grand ménage à la maison. Après le ménage, j’ai fait un petit tour en voiture pour repérer l’emplacement de mon futur cabinet de kinésithérapie (surtout pour voir où l’on peut se garer facilement à proximité). Enfin, j’ai repris le bus pour rentrer à Nice, et je suis arrivée chez ma mère à 18h, épuisée. J’ai eu atrocement mal au bras toute la soirée : je sentais une brûlure dans toute la zone autour du cubitus et j’ai même eu des douleurs au coude, qui a un peu rougi. Tout cela me confirme que mon retour chez moi va être difficile.

Ma journée de vendredi va être très chargée. Le matin, j’ai rendez-vous chez mon ophtalmo. L’après-midi, je fais ma dernière séance avec ma kiné. J’ai aussi plein de courriers à poster, notamment une lettre recommandée avec accusé de réception pour réclamer mon remboursement à l’auto-école, qui ne m’a rien envoyé cette semaine. Je voudrais aussi faire un peu les magasins, et en fin d’après-midi, je vais retourner chez moi en bus car j’ai encore plein de petites corvées à faire avant de reprendre le boulot lundi !

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse pour reposer un peu mon pauvre poignet. Bonne nuit à tous !

Ecrit par C-C, à 04:51 dans la rubrique Jour après jour.
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Jeudi (05/11/09)
Chez moi pour quelques heures, pour le meilleur et pour le pire

Ce soir, je suis chez moi. J’ai passé une bonne heure et demie à confectionner des gâteaux pour vendredi, car nous organisons une nouvelle fois un "goûter" chez la kiné et c'est à mon tour d'apporter un petit quelque chose. Je vous épargne les détails sur les difficultés non négligeables rencontrées pour réussir à obtenir douze jolies amandines, moelleuses et dorées. Je vous épargne également le récit de la préparation fastidieuse de ce que j’ose appeler mon repas du soir et de ma lâcheté devant la pile de vaisselle sale, à laquelle je m’attaquerai demain. Evidemment, avec tous les efforts que j’ai faits ce soir, j’ai mal ! Demain, cela ne risque pas de s’arranger : j’ai décidé de faire un grand ménage chez moi en prévision de mon retour. J’avoue que je me demande encore comment je vais me débrouiller avec une main et demie...Souhaitez-moi bon courage ! Après une journée de corvées, je reprendrai le bus pour rentrer à Nice et ma pauvre maman qui me supporte depuis quatre mois et demi me préparera un repas digne de ce nom ! J’ai hâte d’y être et je crois que je vais le savourer car il est bien possible que j'abandonne l'idée de manger demain midi !

Bon, je suis désolée de vous laisser ainsi sur votre faim, mais je suis bien fatiguée et je n’ai pas envie de lutter avec mon merveilleux PC de boulot et son clavier QWERTY sans lettres accentuées pour vous écrire un long texte passionnant, fourmillant justement de mots remplis d’accents. Promis, dès que je suis à Nice, je prépare le compte-rendu de mon rendez-vous à la clinique et je le mets en ligne aussi vite que possible ! A très vite !

Ecrit par C-C, à 01:03 dans la rubrique Jour après jour.
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Mardi (03/11/09)
Point mort, première, marche arrière

Jeudi après-midi, je suis allée au Centre Culturel de la Providence dans le Vieux-Nice car il y avait une exposition de photos sur le thème de l’Inde.

L’artiste, Françoise Vernas-Maunoury, y présente les photos qu’elle a prises au cours de cinq voyages en Inde entre 2003 et 2008. Pour résumer mon impression sur cette exposition, j’ai été très déçue. Le Centre Culturel de la Providence est une ancienne chapelle qui n’est plus dédiée au culte mais qui accueille à présent des expositions ou des chorales (il y avait justement une chorale de chants niçois quand je suis allée voir l’exposition). Il se trouve qu’il n’y avait que 38 photos, sans doute parce que le lieu ne se prêtait pas à en exposer plus, et qu’elles étaient très mal mises en valeur. Les photos auraient pu être plus grandes, elles auraient peut-être plus accroché le regard. Certaines photos étaient exposées dans des parties de la chapelle vraiment mal éclairées, ce qui leur faisait perdre tout intérêt. De plus, le fait que des photos sur le thème de l’Inde soient présentées dans une chapelle était assez bizarre. L’Inde et le christianisme, quelle drôle d’association, vous ne trouvez pas ? Un lieu neutre aurait permis de se concentrer plus sur les photos que sur la chapelle ! J’ai également déploré le fait que les légendes des photos soient très peu explicites. Quelques petites lignes d’information auraient été les bienvenues. Enfin, la qualité globale des clichés m’a laissée songeuse. J’imagine qu’une artiste qui fait cinq voyages en Inde prend probablement des centaines, voire des milliers de photos. Il est évident qu’en choisir juste 38 doit être difficile. En tant que visiteuse, je n’ai rien trouvé d’exceptionnel à ces 38 clichés, qui sont censés être les meilleurs. Je ne me suis pas sentie "transportée" en Inde. Une soirée diapos chez un ami qui reviendrait de vacances m’aurait peut-être fait plus d’effet ! Mais bon, on va attribuer mon manque d’enthousiasme pour ces photos à la mise en valeur médiocre dont elles ont fait l’objet.

Samedi matin, je suis allée au cours de gym suédoise comme la semaine précédente. La séance s’est relativement bien passée et même si j’ai fait les exercices consciencieusement, je n’ai presque pas eu de courbatures ! Au départ, j’avais prévu de retourner à la séance de lundi soir, mais j’ai finalement dû me résoudre à abandonner l’idée. J’avais en effet assez mal au cubitus, certainement à cause du temps un peu humide. Cela m’aurait empêchée de faire de nombreux exercices. De plus, la séance du lundi soir est censée être plus sportive que celle du samedi matin car elle est plus orientée sur les exercices de cardio. Comme je suis encore et toujours ennuyée par mon petit problème cardiaque et que j’ai des douleurs et des crises de tachycardie à la moindre petite émotion, je me suis dit qu’il valait mieux rester à la maison et ne pas forcer. J’espère que je serai plus en forme samedi matin et que je pourrai aller à la séance.

En ce qui concerne l’auto-école, vous vous doutez bien que si j’avais reçu le moindre chèque, j’aurais virtuellement sauté de joie sous vos yeux ébahis. Je vous le confirme, je n’ai rien reçu et ce directeur me prend vraiment pour une conne ! J’attends la fin de la semaine, et si d’ici là ma boîte aux lettres reste désespérément vide, je lui enverrai une lettre recommandée avec accusé de réception pour lui demander une fois de plus mon remboursement. Tous les coups de fil et les visites ne laissent aucune trace, et je pense donc que réclamer par écrit est une bonne idée. J’en ai plus que marre...Il me fait miroiter depuis quatre mois et demi un remboursement. Au final, il ne fait que gagner du temps pour retarder le moment de me rendre cet argent. Il croit peut-être que je vais finir par laisser tomber. Il peut rêver ! :-)

Pour ce qui est de l’assurance, les choses suivent leur cours lentement mais sûrement. J’ai reçu en fin de semaine dernière un courrier de l’expert médical qui a été désigné pour m’examiner et j’ai rendez-vous avec lui mi-décembre pour évaluer mon état. Je risque d’attendre de longs mois avant de recevoir la moindre indemnisation, mais au moins, ça avance...pas comme avec le directeur de l’auto-école !

Dans quelques heures, j’ai rendez-vous avec mon chirurgien pour ma visite de contrôle. Théoriquement, j’étais censée reprendre le boulot mercredi mais je vais devoir demander au chirurgien une petite prolongation de mon arrêt maladie. En effet, on peut dire que c’est vraiment la croix et la bannière pour trouver un kiné sérieux et disponible pour trois séances par semaine à Sophia-Antipolis. Il n’y a que quatre cabinets de kinésithérapie proches de mon boulot. Certains kinés n’ont plus de créneaux pour prendre de nouveaux patients. D’autres sont clairement stupides. J’ai en particulier appelé une kiné à qui j’ai expliqué que je souffre d’une légère algodystrophie, que j’en suis déjà à une cinquantaine de séances, que ma kiné actuelle me fait des séances durant entre une heure et une heure et demie trois fois par semaine. Elle m’a dit que dans son cabinet, elle ne peut pas prendre les gens pendant plus d’une demi-heure, que cela ne sert de toute façon à rien d’en faire plus, et elle a terminé par : "La preuve, avec toutes vos séances, vous n’avez pas récupéré !" Non mais quelle conne ! Il est évident que si je n’avais pas autant travaillé avec ma kiné actuelle j’aurais encore moins récupéré ! Le définition de la kinésithérapie, éthymologiquement, est de soigner par le mouvement, et non d’attendre que la mobilité d’une articulation revienne par les pouvoirs du Saint-Esprit ! Si une kiné ne croit même pas en l’utilité de sa discipline, cela ne me donne pas vraiment envie qu’elle fasse semblant d’essayer de me soigner. Comme elle ne pouvait même pas me garantir de me prendre trois fois par semaine, j’ai abandonné et j’ai rappelé une autre kiné qui m’avait dit au départ qu’elle était déjà bien surbookée. En insistant un peu, elle a fini par accepter de me prendre, mais elle ne me garantissait pas de me caser trois séances d’une demi-heure par semaine et en plus, les horaires des séances ne me convenaient pas : 11h le matin, ce qui m’aurait obligée à casser le rythme de ma matinée de travail ou 17h, ce qui m’aurait fait partir vraiment très tôt du boulot. Faute de mieux, j’étais prête à accepter ces conditions. Heureusement, quand mon chef m’a appelée la semaine dernière pour discuter de mon retour au boulot, il m’a conseillé d’appeler sa kiné à Biot. Il m’a dit qu’elle était sérieuse et qu’elle pourrait peut-être me prendre à 8h30 le matin, avant d’aller au boulot donc, ce qui est beaucoup plus pratique. Le miracle s’est produit : cette kiné accepte de me prendre en soins trois fois par semaine, à 8h30 le matin, mais à partir du 16 novembre seulement. Je vais donc demander au chirurgien de prolonger mon arrêt maladie jusqu’à cette date, car je ne peux pas rester sans séances de kinésithérapie pendant deux semaines complètes. Le seul petit inconvénient avec cette kiné, c’est qu’elle exerce à Biot, ce qui va m’obliger à conduire quelques kilomètres de plus que si j’avais trouvé un kiné à Sophia-Antipolis. Comme j’ai quand même mal au bras quand je conduis, je risque d’être bien crevée : il va falloir jongler entre les séances de kiné, le boulot et les contraintes de la vie quotidienne (ménage, courses, cuisine). Je suis un peu embêtée de devoir arrêter les séances avec ma kiné à Nice, car elle me faisait vraiment bien bosser, et apparemment c’est une exception ! Dans tous les cabinets que j’ai contactés, les séances durent une demi-heure maximum. En plus des séances avec ma nouvelle kiné, il faudra donc que je continue à faire une bonne demi-heure d’exercices quotidiens pour ne pas régresser. Bref, de toute façon, il est inenvisageable que je ne reprenne pas le boulot comme prévu, car cet arrêt maladie a largement joué en ma défaveur...Ce n’est déjà pas facile d’être une femme ingénieur, et c’est encore moins facile d’être une femme ingénieur qui revient d’un long arrêt maladie (j’ai du bol, ce n’était pas un arrêt pour maternité, sinon ce serait pire !).

Il faudra que je vous raconte ma visite chez le chirurgien et j’aurai certainement des anecdotes concernant le radiologue, que je n’ai pas revu depuis début octobre, quand il m’a fait son fameux petit "bisou amical". Nous nous étions envoyé quelques SMS la semaine suivante, mais cela en était resté là, sans surprise. Cet homme est un séducteur et il ne cherche pas de complications, juste du sexe...Avec moi, il est mal tombé, je suis un peu plus complexe, malheureusement pour lui et peut-être pour moi. Parfois, j’envie tous ces gens qui sont capables de coucher sans se poser de questions, sans attachement. Ils s’éclatent, ils ne tombent pas amoureux, ils ne souffrent pas. Que demander de plus ? Moi, je crois que je suis incapable de faire ça. Coucher avec quelqu’un pour satisfaire une pulsion, ça ne m’intéresse pas forcément, et je me sentirais encore plus "vide" après une telle expérience. Ce serait peut-être agréable sur le moment, mais dans les heures qui suivraient, ma solitude ne serait que plus criante. Je l’ai déjà écrit à de très nombreuses reprises ici. Moi, ce que j’aimerais, c’est un vrai partage avec quelqu’un, des affinités, une complicité physique et intellectuelle. Depuis que je suis en arrêt maladie, j’ai rencontré beaucoup plus de monde que quand je suis dans le train-train du boulot. Je veux bien admettre que j’ai rencontré des gens sympas, mais il n’y a rien de plus. Cette petite étincelle que j’avais trouvée il y a un an et demi, elle était rare et précieuse et j’en prends un peu plus conscience chaque jour. Je ne pense pas que j’idéalise ma dernière relation. Je ne crois pas avoir rêvé, elle avait vraiment quelque chose de magique, j’avais découvert un homme avec qui je partageais une réelle complicité. C’est un peu plus épanouissant que de se contenter de satisfaire une pulsion sexuelle, non ? Malheureusement pour moi, je ne peux que constater que plus je rencontre de nouvelles personnes, plus je regrette ce que j’ai perdu. Voilà le problème quand on vit quelque chose d’un peu trop beau : on est content d’avoir vécu ces moments et de savoir que cela n’existe pas qu’au cinéma, mais on ne peut qu’être déçu par la suite. Bref, j’arrête le hors sujet...Pour en revenir au radiologue, je lui ai envoyé lundi un petit SMS pour lui dire que je devais passer à la clinique mardi après-midi, que j’avais besoin d’une radio du poignet et que j’espérais qu’il bossait car je ne voulais pas passer avec son collègue bizarre. Il m’a répondu quelques minutes après et m’a confirmé qu’il bossait. Il a ajouté qu’il acceptait de me faire ma radio uniquement si je mettais une "tenue sexy" :-) Quel petit coquin ! Je relève le défi ! Il m’avait déjà trouvée très sexy lors de ma dernière consultation, mais je peux faire mieux. J’espère qu’il a le cœur bien accroché ;-)

La suite au prochain épisode ! A très bientôt...

Ecrit par C-C, à 05:23 dans la rubrique Jour après jour.
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Jeudi (29/10/09)
Heureusement qu'il y a le chocolat !

Mardi, je suis allée chez moi pour récupérer mon courrier et quelques affaires et en profiter pour faire un petit tour de voiture pour m’entraîner. J’ai eu la grande surprise de trouver un avis de passage du facteur pour un courrier recommandé avec accusé de réception. J’ai eu une lueur d’espoir et j’ai pensé qu’il s’agissait certainement du remboursement de l’auto-école. J’étais néanmoins un peu surprise car j’avais donné à l’auto-école l’adresse de chez ma mère pour me faire parvenir ce courrier...Ma foi, on ne sait jamais : la comptable a peut-être envoyé le courrier avant que l’auto-école n’ait le temps de lui transmettre l’adresse de chez ma mère. De toute façon, je n’attends aucune autre lettre recommandée donc cela ne peut être que l’auto-école. Bref, je prends ma voiture et je vais à la poste pleine d’espoir (ou d’illusions, au choix). On me remet le courrier, et je constate avec une grande déception qu’il s’agit de mon concessionnaire automobile qui m’informe que je dois prendre rendez-vous pour procéder au "téléchargement d’une nouvelle version du logiciel de gestion de l’éclairage". Le courrier précise que "cette intervention permettra d’éviter d’éventuelles anomalies pouvant conduire à des coupures intempestives des feux". (CyCy mode "private joke" on) Euh, c’est quoi ce délire ? Ils vont pas bientôt m’annoncer que je vais avoir un écran bleu sur le tableau de bord tant qu’on y est ? Enfin bon, j’espère que leur logiciel a été testé par une équipe dévouée et prête à bosser le dimanche s’il le faut :-) Vous remarquerez que je m’abstiens de faire le moindre commentaire sur les mecs qui ont développé ce logiciel apparemment rempli de bugs (pour ne pas dire merdique !), et je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas faire de comparaisons qui seraient particulièrement inappropriées en ce lieu :-) (CyCy mode "private joke" off)

Comme j’étais dégoûtée de constater que l’auto-école se fiche bien de moi et que je n’avais que quelques kilomètres à parcourir pour aller les voir, j’ai pensé que c’était mieux de me rendre sur place que de les appeler. Le directeur semblait étonné de constater que je n’ai toujours rien reçu de la part de la comptable. Il m’a certifié qu’il allait la rappeler le lendemain matin à 9h et il a repris mon numéro de téléphone pour la 53ème fois depuis juin pour me tenir informée de la situation à 9h30 au plus tard. Je lui ai répondu qu’il m’avait déjà dit pareil la semaine précédente et que j’attendais maintenant que les choses bougent. Je lui ai précisé que puisque je recommence à conduire, je n’hésiterai pas à aller le voir tous les jours s’il le faut tant que je n’ai pas eu mon remboursement. Il a dit en riant que comme j’allais l’embêter, il valait effectivement mieux qu’il s’en charge. Je n’ai pas pu être agressive avec lui car il jouait au con de manière trop courtoise pour que je m’emporte, j’ai donc été prudente et je suis restée calme, mais je peux vous dire que je bouillonnais intérieurement ! Nous avons aussi parlé de mon bras et il a affirmé : "Mais vous avez récupéré !". Je lui ai bien précisé que je suis loin d’avoir récupéré et que je suis encore en arrêt maladie. Je lui ai montré mes deux poignets et il n’a pu que constater l’énorme dissymétrie entre le gauche et le droit. J’ai insisté sur le fait que j’ai encore des douleurs, que je dois prendre des calmants pour conduire ou quand il fait trop froid ou humide, que j’ai une complication appelée algodystrophie, que le chirurgien me prévoit encore des mois de douleurs et de kinésithérapie avant d’être remise de cet accident...en supposant que je me remette complètement bien sûr. J’ai profité de mon passage pour l’interroger sur les garanties de son contrat d’assurance. Il a affirmé que de ce côté-là, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Tous les accidents corporels survenant à leurs élèves dans le cadre des leçons de conduite sont censés être parfaitement couverts par leur contrat. La suite de la conversation m’a fait halluciner : le directeur a trouvé le moyen de plaisanter de la situation malgré ce que je lui ai raconté sur mon état. Il disait qu’il fallait qu’il apprenne à ses moniteurs à se servir d’un lasso pour attraper un élève qui risque de tomber ou carrément à lancer un harpon pour crever les roues de la moto si elle s’emballe comme c’est arrivé lors de mon accident. Ah ah ah, que c’est drôle, attendez, laissez moi rire un grand coup là ! Il rigolera moins dans quelques temps quand l’assurance devra m’indemniser...Sur ces "bonnes" blagues, j’ai quitté l’auto-école et je suis rentrée chez moi. J’ai récupéré quelques affaires puis je suis retournée à Nice.

Le soir, j’ai dîné à "la Voglia" dans le Vieux-Nice. C’est un restaurant italien géré par le même propriétaire que "Villa d’Este", mon restaurant fétiche de la zone piétonne. Ils ont également ouvert un autre restaurant dans le Vieux-Nice, "la Favola", situé à deux pas de "la Voglia". Je n’avais jamais testé "la Voglia" et j’avais un peu peur d’être déçue par rapport à "Villa d’Este". Cela n’a pas été le cas. J’ai opté pour ma pizza préférée, la Reine, et elle était aussi bonne qu’à "Villa d’Este". Je vous épargne les détails concernant mes difficultés pour utiliser un couteau, l’essentiel étant que je sois parvenue à manger ma pizza. J’ai eu beaucoup moins de mal à engloutir la mousse trois chocolats en dessert (je précise qu’on l’a mangée à trois, car elle est servie en quantité assez impressionnante...dans un saladier !). Je suis sortie de là très alourdie mais ravie d’avoir essayé ce restaurant. Qui veut m’accompagner pour tenter "la Favola" ? :-)

Mercredi matin, j’allume mon téléphone et je constate que je n’ai eu aucun appel de l’auto-école. Oh, que je suis surprise ! Ce crétin de directeur n’a une fois de plus pas tenu parole. Je crois qu’il n’a pas bien évalué mon degré d’énervement la veille. Je décide donc de l’appeler sur le champ. Il me confirme qu’il a appelé la comptable, qu’elle va me faire parvenir le chèque en recommandé, qu’elle doit aussi envoyer le double du courrier à l’assurance pour preuve. J’ai évidemment dû lui rappeler que je veux que le courrier soit envoyé chez ma mère, lui redonner l’adresse (cela montre à quel point il est consciencieux dans ce qu’il fait car je lui avais donné cette adresse la semaine précédente). Il m’a répété qu’il allait rappeler la comptable pour lui transmettre cette adresse et que j’allais avoir mon remboursement. Comme cela avait un air de déjà vu, je lui ai dit qu’il m’avait promis la même chose la semaine précédente et que je commençais à perdre patience. Il a rétorqué que la comptable bosse pour plusieurs sociétés et qu’elle n’a pas que ça à faire. Je lui ai fait remarquer qu’elle n’envoie probablement pas dix recommandés par jour pour rembourser les élèves de son auto-école et qu’elle peut donc trouver le temps de s’occuper de ça car j’attends quand même depuis quatre longs mois. Il a alors tenté de m’apitoyer sur son sort de pauvre directeur d’auto-école : "Vous n’êtes pas la seule à avoir eu un préjudice. Je ne vous en ai pas parlé avant, mais ma moto est partie en épave et je dois faire tourner ma société. L’assurance ne me remboursera que la valeur de la moto à la date de l’accident» (il perd la mémoire car il m’avait déjà raconté cet été que sa moto était partie en épave). Je lui ai répondu qu’il ne se rendait pas bien compte de mon état, que l’épave, ce n’était pas sa moto mais moi, que cela faisait des mois que j’avais mal, que cela risquait de durer encore longtemps et que 550 euros pour quinze minutes de moto et plus de quatre mois d’arrêt de travail, c’était quand même cher payé ! Cet idiot m’a répondu : "Mais vous, vous allez récupérer" (sous-entendu, sa moto, elle, ne récupérera jamais...) Il attend quoi ? Que je pleure pour de la tôle orange ? Non mais quel connard ! Il est chirurgien ? Il est kiné ? Non, il n’est rien de tout ça, et mon chirurgien et ma kiné m’ont clairement prévenue que j’allais en baver pendant encore longtemps ! Il a quand même dû comprendre mon agacement et m’a dit que si je n’ai rien reçu la semaine prochaine, il me fera un chèque lui-même et se fera ensuite rembourser par la comptable...C’est à se demander pourquoi il n’a pas fait ça dès le début. Bref, j’en suis au même point que le 20 juin mais je peux vous assurer que tant que je n’ai pas mon chèque, il va encore entendre parler de moi !

Comme si tout cela ne suffisait pas, pendant que j’appelais mon auto-école, j’ai reçu un appel de mon chef. Je l’ai donc recontacté immédiatement après avoir terminé ma conversation avec l’auto-école. Il voulait préparer avec moi mon retour au boulot. Comme je devais aller à ma séance de kiné, je n’avais pas trop le temps d’aborder un sujet si important et nous avons donc convenu qu’il me rappellerait à 16h pour poursuivre la conversation. Contrairement au directeur de l’auto-école, il a tenu parole (oui, maintenant, j’en arrive à être ébahie quand quelqu’un m’appelle comme prévu !) et nous avons discuté pendant 1h15. Il m’a proposé de choisir sur quoi je voulais bosser à mon retour. J’avais le choix entre la peste, le choléra et une nouvelle activité. Vous vous doutez bien que j’ai choisi la nouvelle activité. Je ne sais pas si j’ai pris la bonne décision, mais je crois que c’était probablement la meilleure solution. J’attends de voir comment cela va se passer à mon retour. Je ne suis pas réfractaire au changement, loin de là. Comme je le disais ici, je commençais à avoir fait le tour du sujet sur lequel je bossais avant l’accident et j’ai donc saisi l’opportunité de changer d’activité. Cependant, étant de nature méfiante, je ne serai pas parfaitement rassurée tant que je n’aurai pas vu comment les choses tournent.

Vous vous doutez que tout cela n’est pas de tout repos. Je ne suis pas vraiment sereine depuis quelques jours. Heureusement que la douce voix de Marvin me berce pendant que je vous écris. Je vous souhaite une bonne nuit ainsi qu’une agréable journée. A bientôt !

Ecrit par C-C, à 05:07 dans la rubrique Jour après jour.
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Lundi (26/10/09)
Un petit cours de gym suédoise

Samedi matin, j’ai réalisé un véritable exploit. Après une nuit de sommeil bien trop courte (et oui, je suis de nouveau décalée et j’ai intérêt à retrouver un rythme normal avant de reprendre le boulot !), je me suis levée à 10h pour aller à un cours de gym. Oui, oui, vous avez bien lu ! Comme il a plu quasiment toute la semaine et que je n’ai donc pas pu courir, il fallait que je trouve un moyen pour me bouger un peu. Faire de la gym seule à la maison est moyennement motivant. Quand j’étais un peu moins vieille que maintenant (ben oui, je suis devenue une mémé, avec mes rhumatismes !), j'étais suffisamment motivée pour faire une heure de gym par jour chez moi. Je ne sais d’ailleurs pas où je trouvais cette énergie après mes longues journées de cours en prépa et en école d’ingénieurs...J’enchaînais les abdos, les exercices pour les fesses et pour les jambes et les exercices avec mes haltères sur un rythme effréné. Bref, aujourd’hui, la vieille peau que je suis a besoin d’un encadrement adapté pour trouver la force de bouger ses petites fesses. Cette séance de gym suédoise est donc la solution idéale. Comme son nom l’indique, la gym suédoise nous vient tout droit du pays d’Abba et d’Ikéa et est née au XIXème siècle sous l’influence de Pehr Henrik Ling. Elle est arrivée en France dans les années 80 et fait de plus en plus d’adeptes depuis quelques années. Ce qui m’a attirée dans le concept de la gym suédoise, c’est que les enchaînements d’exercices sont élaborés avec l’aide de kinésithérapeutes (j’ai d’ailleurs retrouvé au cours de la séance quelques exercices que mon kiné me proposait pour le renforcement du dos il y a un an et demi) et font travailler tous les muscles. Dans la salle où je suis allée, les cours sont gratuits jusqu’à la fin de l’année 2009. J’ai donc foncé sur l’occasion : un vrai cours de gym, une vraie prof de gym, une vraie salle de gym (avec du parquet, comme dans "Flashdance" !)...et tout cela gratuitement, sur une musique entraînante ! Que demande le peuple ?

Je suis partie de chez ma mère dans une de mes petites tenues de sport achetées juste avant l’accident, prête à faire travailler tous les muscles de mon pauvre corps. J’arrive à la salle dix minutes avant le début du cours et les autres participants sont déjà tous là, impatients de commencer à bouger et transpirer. Il y a un bonne trentaine de personnes, hommes et femmes, de tous les âges. Le plus jeune participant avait environ 8 ans (il accompagnait son père) et le plus vieux devait avoir une soixantaine d’années. La séance de gym dure une bonne heure et se compose d’un échauffement, d’exercices de musculation et de cardio et se termine par du stretching et de la relaxation. Les rythmes des musiques sont adaptés aux exercices réalisés et permettent donc de se motiver. La séance s’est très bien passée. Bon, forcément, j’ai parfois eu quelques problèmes de synchronisation des bras et des jambes, mais je n’étais pas la seule. C’était d’ailleurs assez comique car on trouve toujours pire que soi :-) Les exercices les plus difficiles pour moi ont évidemment été ceux qui nécessitaient de prendre appui sur les mains. J’ai fait les demi-pompes au début de la séance (j’appelle ça des demi-pompes parce qu'elles sont faites en appui sur les genoux et sont donc moins dures à réaliser) car cela fait partie de ce que la kiné me fait faire pour la rééducation de mon poignet. Par contre, j’ai zappé quelques exercices pour les fesses quand il fallait prendre appui sur une seule main. Je vais donc avoir une fesse bien musclée et l’autre flasque :-) La partie cardio a été assez difficile également car le rythme des exercices est beaucoup plus intense : on est vite essouflé, rouge comme une tomate et en sueur ! Je suis très contente d’avoir participé à cette séance de gym car je n’ai pas vu l’heure de cours passer. On travaille dans la joie et la bonne humeur, sans se soucier du regard des autres ou des grands miroirs ;-)

Quand je suis rentrée à la maison, j’ai senti quelques douleurs aux abdos. On m’a donc menti : il paraît que les étirements réalisés à la fin de la séance ainsi qu’une bonne hydratation empêchent d’avoir la moindre courbature...Je peux vous assurer que c’est totalement faux ! :-) J’ai fait tous les étirements scrupuleusement en suivant bien les démonstrations de la prof et je me suis réhydratée après l’effort. Résultat : je suis aujourd’hui remplie de douleurs PARTOUT ! Les abdos me font très mal : toute la zone sous la poitrine et jusqu’au bas ventre me brûle. Les jambes, quant à elles, me font bien plus mal que quand je vais courir ou faire du roller, alors que je n’avais même pas l’impression de beaucoup les faire travailler avec les exercices proposés ! Je suis ravie, car je trouve que le cours a été très efficace. J’y retournerai sans hésiter !

Pour terminer cet article, je vous propose d’écouter une chanson de Marvin Gaye et Diana Ross, "Stop, look, listen (to your heart)". Si vous avez vu le film "le Journal de Bridget Jones", vous avez dû remarquer que cette chanson figure dans la bande originale. J’adore la chanson et j’adore le film :-) J’espère que ce petit extrait musical vous plaira autant qu’à moi !

Je vous souhaite une bonne nuit ! Vous noterez mes efforts pour aller me coucher un peu plus tôt que d’habitude :-) A très vite !

Ecrit par C-C, à 03:18 dans la rubrique Jour après jour.
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Jeudi (22/10/09)
Du nouveau...enfin !

En septembre, le service dommages corporels de l’assurance de mon auto-école m’a envoyé un dossier à remplir afin d’évaluer toutes les conséquences de mon accident. Je leur ai fait parvenir toutes les pièces justificatives demandées début octobre. N’ayant reçu pour réponse qu’une lettre de relance me demandant d’envoyer mes pièces avant la date limite (cette semaine en l’occurrence), j’ai eu peur que mon courrier ne soit jamais parvenu à l’assurance et que ma demande ne tombe à l’eau à cause de cela. Dimanche soir, j’ai donc envoyé un mail à la personne chargée de l’étude de mon dossier, afin qu’elle l’ait à la première heure lundi matin. Elle m’a confirmé qu’elle avait bien reçu mes documents. J’ai également appris qu’un expert médical a été nommé et doit me contacter pour prendre rendez-vous et procéder à une première visite. J’espère que je ne vais pas attendre encore des semaines avant de passer cette visite...

Lundi, bien décidée à relancer mon auto-école pour obtenir le remboursement de mon forfait, j’ai essayé de les joindre, sans succès. Evidemment, cela m’a particulièrement agacée. Mardi, j’ai encore tenté de les appeler plusieurs fois, ça sonnait toujours occupé. Le miracle a fini par se produire : la ligne s’est libérée et le directeur a décroché. Comme il avait prétendu le mardi précédent qu’il me contacterait après avoir discuté avec sa comptable et qu’il n’avait pas tenu parole, j’ai un peu halluciné quand il a encore joué au con en me disant qu’il n’avait pas appelé la comptable mais qu’il allait le faire. Je lui ai bien fait remarquer que j’attendais depuis une semaine qu’il me contacte. Il a simplement répondu un vague "oui, oui, je sais" un peu gêné. Il m’a alors dit qu’il appellerait la comptable le lendemain à 9h et il m’a demandé de lui passer un coup de fil en fin de matinée pour savoir où cela en était. Mercredi matin, j’ai donc tenté de téléphoner et j’ai mis trois bons quarts d’heure pour trouver la ligne libre et avoir une réponse. Le directeur m’a dit qu’il avait convenu avec la comptable de me faire parvenir mon chèque de remboursement en recommandé. Il a donné mon adresse à la comptable, ce qui ne m’arrange pas vu que je ne suis toujours pas retournée habiter chez moi. Je lui ai donc donné l’adresse de chez ma mère et il devait rappeler la comptable pour la lui transmettre. Il faut maintenant espérer qu’il tienne parole et rappelle la comptable, que la comptable fasse un chèque, qu’elle ne fasse pas d’erreur en écrivant mon nom, que le montant sur le chèque soit correct et que le chèque ne soit pas sans provision...Cela fait beaucoup de conditions à réaliser pour parvenir à ce noble objectif : récupérer mon argent ! 550 euros, c’est quand même cher payé pour quinze minutes de moto et plus de quatre mois d’arrêt de travail et de souffrances atroces, non ?

Quand je parle de souffrances atroces, j’exagère à peine. Les moments les plus douloureux sont derrière moi, certes, mais depuis une bonne semaine, j’ai de nouveau des douleurs assez importantes, surtout sur le cubitus. Je ne fais aucun progrès notable malgré la rééducation et je constate chaque jour avec tristesse la dissymétrie de mon corps : ce poignet et cette main raides et douloureux me désespèrent quand je les compare au côté gauche hyperlaxe et parfaitement fonctionnel. Je crois que le mauvais temps n’arrange rien. Je remarque aussi que mon algodystrophie est toujours présente : mes douleurs aux doigts ont repris et j’ai de nouveau tendance à gonfler sans raison. La radio de contrôle dans deux semaines risque de confirmer le problème : je suis très probablement encore déminéralisée. Je commence à être usée psychologiquement par tout ça. Cela fait des mois que j’ai mal. Un patient de ma kiné me disait cet après-midi en plaisantant à moitié que "la douleur, c’est dans la tête". Non, ma douleur n’est pas "dans la tête", c’est bien au bras ! Je fais tout pour aller contre la douleur depuis des semaines, je ne me plains pas alors que j’en ch**. Cele me fait penser à quand j’allais voir mon généraliste de 2003 à 2008 en me plaignant de douleurs cardiaques. Là aussi, c’était dans ma tête, j’étais soi-disant stressée. On m’a prescrit des anxiolytiques. Mon cœur me faisait encore mal. On m’a prescrit des anti-acides car on me disait que je n’avais pas mal au cœur mais à l’estomac (je suis apparemment trop conne pour localiser ma douleur). Ce traitement n’a servi à rien. Il a suffi que je change de généraliste et qu’on me prescrive enfin un rendez-vous avec un cardiologue pour confirmer qu’il y avait bien un problème et que je ne rêvais pas...Donc si je me plains de mon poignet, ce n’est pas pour rien, et ce n’est certainement pas "dans la tête" ! Cet été, j’avais au moins la chance de pouvoir dormir sans couverture. Maintenant, le poids de la couverture sur mon bras la nuit me fait mal. Pour les vêtements, ce n’est guère mieux. Depuis le début de ma convalescence, je portais des robes légères ou des débardeurs faciles à enfiler. Là, je dois porter des vêtements à manches longues et c’est moins pratique. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à défaire mon soutien-gorge toute seule...Bref...Je crois que je suis un peu dans une phase de creux au niveau de ma progression. Le travail musculaire est épuisant : en plus d’avoir mal au poignet, j’ai mal jusqu’à l’épaule ! La kiné m’a de toute façon bien prévenue : je risque d’avoir mal pendant au moins un an...Youpi, je n’ai pas fini d’en baver !

Vous trouvez que je n’ai pas arrêté de râler aujourd’hui ? Vous n’avez pas tort :-) C’est pour cette raison que j’ai décidé de terminer sur une petite chanson pour retrouver un état d’esprit positif ! Je suis sûre que vous ne connaissez pas Bill Withers. Je me trompe ? Et pourtant, vous avez certainement en tête certaines de ses chansons connues ("Ain’t no sunshine" ou "Just the two of us", pour ne citer qu’elles) car elles ont été très souvent reprises. Je vous propose d’écouter  "Lovely Day". J’aime bien la chanson, à part quand Bill Withers fait durer son "Lovely Daaaaaaaaaaaaaaaaaaaay" pendant des plombes dans les refrains et surtout à la fin de la chanson (ça finit par être limite énervant). Mis à part ça, les couplets sont sympas !

Je vous abandonne avec Bill et je vous souhaite une très bonne nuit !

Ecrit par C-C, à 05:17 dans la rubrique Jour après jour.
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