Il m’arrive depuis de très nombreuses années d’avoir ce que l’on pourrait appeler des prémonitions. Je vous sens incrédules sans voir vos têtes, mais tant pis, je continue mon récit, aussi farfelu soit-il :-) Comment ces prémonitions se présentent-elles ? Parfois, je "vois" dans ma tête une scène qui se déroule comme un petit film. Cela dure quelques secondes. Ne vous moquez pas, il ne s’agit pas d’un rêve, puisque cela se passe quand je suis parfaitement réveillée. La prémonition peut également être une phrase qui s’impose à moi mais aucune image ne l’accompagne. A chaque fois que cela se produit, je n’y prête pas attention et je me demande pourquoi je pense à quelque chose d’aussi stupide, improbable ou inquiétant. Je vous donne quelques exemples pour vous montrer la variété de mes drôles de pressentiments.
Le plus lointain souvenir de prémonition remonte à mes 7 ans. Ma grand-mère m’avait offert pour mon anniversaire un petit collier constitué d’un cordon arc-en-ciel et d’un pendentif Snoopy. Quelques jours après avoir reçu ce cadeau, j’hésitais à le mettre pour aller à l’école car je pensais que j’allais le perdre. Cela n’a pas loupé : pendant la récréation, j’ai perdu ce collier que je n’avais que depuis quelques jours. J’ai fouillé la cours de récréation de fond en comble et je n’ai jamais réussi à le retrouver.
En septembre 2008, j’ai eu une sorte de flash un matin en voyant l’une de mes collègues arriver au boulot. J’ai pensé, sans trop comprendre d’où me venait cette sensation étrange, qu’elle était enceinte. Les jours passent, je l’observe, je ne vois rien qui puisse laisser penser qu’elle est effectivement enceinte mais cette idée m’obsède. Je finis par lui envoyer un mail pour lui poser directement la question. Elle m’a confirmé qu’elle était enceinte mais qu’elle venait à peine de l’apprendre et qu’il ne fallait pas que je le dise à qui que ce soit car elle ne l’avait pas encore annoncé.
Le samedi 20 juin 2009, c’était le jour de mon premier cours de moto. J’avais eu une colique néphrétique le dimanche précédent mais je tenais à tout prix à aller à mon cours, que j’attendais depuis déjà un long mois. Je me suis levée très tôt ce jour-là car ma leçon était à 8h. J’étais tranquillement en train de me préparer dans ma salle de bains quand je me suis dit : "Je suis folle de faire ça, il va m’arriver quelque chose, j’aurais mieux fait d’annuler". Je n’ai pas voulu écouter cette petite phrase qui résonnait dans ma tête. Je n’ai pas envie de vivre dans la superstition et de refuser des activités sous prétexte que j’ai un mauvais pressentiment. Après tout, qui me prouve que ce mauvais pressentiment va vraiment conduire à une catastrophe ? Je me décide donc d’aller contre cette petite phrase de mise en garde et je vais quand même à mon cours de moto. La suite, vous la connaissez : j’ai eu un accident après seulement quize minutes de leçon et je suis encore aujourd’hui en rééducation.
Au moins de janvier, j’ai eu la plus inutile vision qu’on puisse imaginer. Je me suis vue avec mon badge de parking cassé dans mes mains. Sur le moment, j’ai trouvé cela complètement débile. Le lendemain matin, il se trouve que mon badge s’est effectivement cassé quand je suis descendue au parking, comme je l’avais vu la veille.
Il m’arrive malheureusement d’avoir des pressentiments de choses plus graves. Le mardi 19 janvier, D.K. m’a appelée pour me dire qu’il devait monter d’urgence dans les Vosges car sa grand-mère n’allait vraiment pas bien. J’ai entendu dans ma tête : "Tu n’auras pas le temps de monter". Je me suis dit : "Mais merde, pourquoi je pense des choses comme ça ?». Il se trouve qu’une heure après, D.K. m’appelait pour me dire que sa grand-mère était décédée. Il n’avait même pas eu le temps de préparer ses bagages. J’avais eu les mêmes pressentiments pour le décès de mon père et pour le décès de mon grand-père, donc ce n’est pas un fait isolé.
Jeudi dernier, j’ai encore eu un pressentiment. Ma mère m’a dit le matin au téléphone qu’elle devait aller faire les courses. D’habitude, elle va faire ses courses le vendredi et je ne sais pas pourquoi, mais j’étais contrariée qu’elle ne suive pas ses habitudes. Je suis ensuite allée au travail, je ne pensais plus à ça, quand soudain, entre 10h30 et 11h, j’ai pensé à ma mère et je me suis dit : "Et si elle avait un accident ?". Une fois de plus, je n’ai pas prêté plus attention que ça à cette phrase qui m’a traversé la tête, tellement elle était farfelue. Pendant ma pause déjeuner, j’appelle ma mère qui m’annonce qu’elle a échappé à un très grave accident après avoir fait les courses (c’est-à-dire entre 10h30 et 11h...) : en faisant son petit trajet de dix minutes à pieds pour rentrer à la maison, elle a dû passer sous un échafaudage et des ouvriers ont laissé tomber une énorme planche métallique. Ma mère est passée à quelques centimètres de la planche. Plusieurs témoins ont apparemment bien halluciné en voyant cette scène et le coup de bol de ma mère. Je n’ose même pas imaginer ce qui se serait produit si la planche l’avait touchée...
Encore aujourd’hui, j’ai fait l’expérience d’un de ces pressentiments (je précise que j’ai commencé à écrire ce texte hier). Je suis allée voir ma mère à Nice et comme c’était son anniversaire hier, j’ai voulu l’inviter au restaurant pour fêter ça. Nous sommes allées à pieds au restaurant. Nous sommes passées devant l’immeuble où vit le fameux radiologue que j’avais rencontré pour la première fois en juillet 2009 à la clinique où je passe mes visites de contrôle suite à mon accident. Je m’amuse à dire à ma mère : "Tiens, on va aller le voir et on va l’inviter au restaurant !" (c’était bien sûr une boutade puisque ce gars est un gros con et que je n’ai pas la moindre envie de le voir !). Et là, j’ai encore "entendu" une petite phrase dans ma tête qui disait : "Et en plus, je vais devoir raconter sur mon blog que j’ai vu cet idiot de radiologue...". D’une part, j’ai senti que j’allais le voir, et d’autre part, je me suis dit que si cela se produisait, cela ferait un exemple parfait puisque j’écrivais justement cet article. Ma mère et moi continuons notre trajet à pieds. Nous arrivons sur la place Garibaldi. Il fait un temps magnifique et les gens sont attablés aux terrasses pour boire un coup et prendre le soleil. Mon attention se fixe sur l’une des terrasses de la place. Mon regard se porte d’abord sur un homme qui lit un journal en fumant une cigarette, puis je continue à marcher, et là, je ne sais pas pourquoi, je me suis retournée pour regarder à nouveau les gens attablés et qui vois-je ? Le radiologue, lunettes de soleil sur le nez et pull violet bien flashant ! Impossible de ne pas le voir ! Je suis sidérée ! Je parlais de lui quelques minutes avant et il est là, en train de me regarder lui aussi. Nous nous lançons un bonjour poli et je continue mon chemin avec ma mère. On peut le dire, je suis sur le cul !
Bon, j’ai plein d’autres exemples à vous donner mais je ne vais quand même pas y passer la nuit, je pense que vous en avez assez lu ;-) Le problème avec ces pressentiments, c’est que je ne peux pas savoir à l’avance qu’ils sont bien des pressentiments justement ! En gros, il faut que l’événement que j’ai "senti" se produise pour être sûre que c’était un pressentiment. A chaque fois, je me dis que j’ai une imagination débordante et je suis étonnée que l’idée qui m’était passée par la tête se réalise. Je veux bien admettre que tout cela n’est peut-être qu’un hasard, mais je constate quand même que ces hasards sont pour le moins surprenants. Il faudrait peut-être que je note toutes les idées farfelues qui me passent par la tête pour vérifier lesquelles étaient effectivement des pressentiments. Si ça se trouve, pour cent idées, seulement une d’entre elles est un pressentiment et mon cerveau me joue des tours en ne se souvenant que des cas où cela se réalise. Vous voyez, je reste rationnelle hein ;-) L’autre problème concernant mes prémonitions, c’est qu’avant, elles étaient relativement isolées. J’avais de temps en temps un "flash", l’événement se produisait et j’étais à chaque fois surprise moi-même que ce que j’avais vu se réalise, parfois plusieurs mois après ! Mais depuis le mois de janvier, la fréquence de mes pressentiments devient beaucoup plus importante. Ca flashe, ça flashe, ça flashe sur à peu près tout et n’importe quoi et j’en ai marre ! Bon, rassurez-vous, mon intelligence l’emporte et je me dis qu’il y a bien des explications scientifiques à ces pressentiments. Après tout, si on réussit à expliquer des phénomènes comme les impressions de "déjà vu", les pressentiments doivent eux aussi pouvoir s’expliquer. Bref ! Je ne sais pas trop quelle attitude adopter vis-à-vis de ces idées qui me traversent l’esprit. Dois-je les ignorer complètement ou dois-je au contraire m’en servir éventuellement d’avertissement comme j’aurais dû le faire pour mon cours de moto en juin 2009 ? Je n’ai pas envie de me laisser diriger par ça en tout cas !
Sur ces bonnes paroles, je dois vous abandonner, car j’ai le pressentiment que je vais être fracassée demain au boulot si je n’essaie pas de me reposer ;-)
J’ai écrit et réécrit cet article plusieurs fois. J’ai tant de choses à dire en ce moment, mais je suis bloquée. On dirait que je n’arrive plus à exprimer ici ce que je ressens, alors qu’avant, "j’excellais" dans cet exercice. Je ne dors plus énormément depuis plusieurs jours, j’ai le cerveau qui tourne à cent à l’heure. Dans ce genre de cas, j’écris beaucoup. J’ai commencé plein de textes cette semaine et je n’en ai publié aucun...parce que je n’arrive à en finir aucun ! Vous aurez donc droit à une version allégée (et peut-être un peu décousue) d’un texte commencé cette semaine. Sa version intégrale est trop intime pour que je puisse la mettre en ligne.
Je craque, j’en ai marre, rien ne va comme je veux ! Vous l’avez compris, ce blog va à nouveau me servir de défouloir. Je suis FA-TI-GUEE. Je suis retombée dans mes mauvaises habitudes, mais cette fois, contre ma volonté. Je n’arrive plus à dormir la nuit, et quand je dors, je fais des cauchemars et je me réveille terrorisée et angoissée. Après ces nuits horribles, j’enchaîne sur mes séances de torture (ah non, de kinésithérapie, pardon !) trois fois par semaine et sur mes journées de boulot qui sont trop longues et bien chiantes (C comme CyCy, C comme classe, je vous avais prévenus !). J’ai de nouveau très mal aux reins mais je ne suis pas allée consulter mon médecin pour l’instant. Je me sens mal quand je rentre chez moi le soir car l’absence de meubles devient intolérable. Plus je vois des meubles dans les magasins, plus j’ai du mal à me décider. Ce que j’aimerais, c’est avoir les meubles chez moi pendant une petite semaine, vérifier si j’apprécie cet environnement, et les acheter si cela me convient. Je ne suis pas persuadée que beaucoup de magasins de meubles permettent un tel essai ! En attendant, je pose quotidiennement mes fesses de trentenaire plus ou moins dynamique sur une superbe chaise de jardin en plastique blanc. Décidément, C comme CyCy, C comme classe ! Je plaisante de cette absence de meubles, mais j’en ai vraiment marre de camper. Je n’ai pas l’impression d’être chez moi. Ce serait sans aucun doute plus agréable de loger dans un hôtel plutôt que chez moi ! Je me rends compte que cela fait un mois que je vous gonfle avec ces histoires de meubles, mais cela prend une telle ampleur que je ne peux m’empêcher d’en parler !
Comme si toutes ces petites contrariétés ne suffisaient pas, mercredi soir, vers 18h30, alors que j’étais encore au boulot, D.K. m’a téléphoné pour me raconter sa première séance avec son psy. Après une journée de boulot particulièrement merdique, ce coup de fil a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Moi, je ne me sens pas bien. Physiquement. Psychologiquement. Le cercle vicieux du manque de sommeil, du "mal-être" lié à mon salon vide, des contraintes professionnelles, de la difficulté de ma rééducation m’empêchent d’être au top de la forme. Mais je ne dois pas craquer, je dois être forte. Je m’oblige à être forte. Je me rends compte que j’ai toujours agi comme ça. Au moment du décès de mon père notamment. Je fais semblant au boulot, et à la maison, cet environnement devenu si hostile à mes yeux, la pression retombe. Bref, pour en revenir à D.K., je sais bien qu’il va mal, qu’il a besoin de parler, qu’il vit un deuil douloureux, qu’il n’arrive plus à supporter son boulot de prof. Mais je ne me sens pas capable de l’écouter. Je l’ai soutenu pendant des années, je l’ai tiré vers le haut autant que j’ai pu. Quand nous étions ensemble et que j’allais mal, est-ce qu’il s’en préoccupait ? Non, il ne voyait rien ou il ne réalisait pas dans quel état j’étais. Je ne cherche pas à me venger aujourd’hui de tous ces moments où je me suis sentie si incomprise. Je voudrais bien le soutenir...si seulement je le pouvais ! Mais je n’en ai pas la force. Il a presque de la chance : son psy l’a mis en arrêt maladie pendant un mois. Il va pouvoir se ressourcer. Je ne suis pas sûre que cela lui permettra de résoudre ses problèmes mais au moins, il n’aura pas à essayer d’assurer les cours dans cet état. Moi, j’utilise toutes mes ressources pour ne pas craquer et pour continuer à être capable de bosser entre huit et dix heures par jour. Je travaille bien, je suis sérieuse, j’ai été bien organisée cette semaine et grâce à ma ténacité, j’ai traité les problèmes un par un et j’ai trouvé des solutions. Ce que je fais ne changera pas la face du monde, malheureusement. J’aimerais exercer un métier qui me rende vraiment utile. Je me disais la semaine dernière que j’apporterais plus au monde en distribuant de la soupe aux sans domicile fixe plutôt qu’en étant ingénieur. Je me suis déjà dit que ce serait bien de devenir bénévole dans une association d’aide aux sans-abri. Je pense que cela doit être très enrichissant humainement. Vivre une telle expérience permet sans doute de bien relativiser nos petits tracas du quotidien. Par contre, je ne suis pas certaine d’avoir les épaules pour supporter de "recevoir" cette misère car cela doit être très éprouvant.
Bref, vous l’aurez compris, je suis un peu dans le flou cette semaine. J’espère que je vais réussir à dormir un peu ce week-end, j’en ai vraiment besoin. Bonne nuit à tous...et surtout à moi !
Mes chers lecteurs, vous qui me lisez depuis des jours, des semaines, des mois, voire des années (et oui, cela fait bientôt six ans que ce blog existe) mais qui ne me connaissez pas dans la "vraie vie", vous vous faites peut-être une fausse image de moi. Dans mes textes, j’essaie toujours d’employer un vocabulaire soigné et de ne pas faire de fautes d’orthographe. Parfois, je fais quelques allusions d’un goût douteux mais cela reste pardonnable. A travers ce que j’écris, vous vous imaginez sans doute que je suis très féminine et parfois sexy. Ce n’est pas faux. Je fais tout pour avoir l’air d’une vraie fille. J’ai les cheveux longs, je porte souvent des jupes et des talons très hauts et je ne me montre jamais pas maquillée et pas apprêtée. Depuis peu, je me mets même du mascara pour avoir des yeux de biche. J’ai poussé le vice jusqu’à me faire percer les oreilles en décembre car je trouve que porter de jolies boucles d’oreilles, c’est très féminin. Comment un petit être aussi charmant en apparence peut-il cacher une femme si grossière dans la "vraie vie" ? Oui, il est temps que je casse le mythe ! J’ai récemment pris conscience (vendredi dernier en fait) que je parle comme un routier. J’ai eu le malheur d’employer l’expression "ras le cul" devant un de mes collègues qui ne me connaît pas trop. Il avait l’air un peu choqué. J’ai dû lui expliquer que ce genre d’expressions n’était pas rare venant de moi et que c’était ça, "ma grande classe légendaire". J’ai ensuite réfléchi et j’ai constaté que je prononce sans m’en rendre compte, puisque c’est devenu une habitude pour moi, tout un tas de grossièretés à longueur de temps. Je vous épargne la liste de ces horreurs, je ne voudrais pas vous choquer. Mister T pense que cela "fait partie de mon charme". C’est peut-être vrai, ou bien Mister T a été gentiment ironique en me disant cela :-) Je ne sais pas trop !
En fait, je n’aime pas faire de ségrégation de vocabulaire. Pourquoi dire connard plutôt qu’idiot serait vulgaire ? Qui a décidé cela ? Certainement pas moi ! Ma prof de français en 4ème et en 3ème, que j’adorais, nous disait souvent qu’en dehors des cours, elle était très vulgaire et qu’elle détestait classer les mots dans des catégories, même si bien sûr, pour nos devoirs écrits, elle nous interdisait de prendre des libertés (c’est peut-être pour cela qu’encore aujourd’hui, par écrit, je modère mes propos alors qu’oralement, je me limite beaucoup moins). Bref ! Après cette terrible prise de conscience vendredi dernier, j’ai pensé à toutes mes collègues et je me suis aperçue que je n’ai jamais entendu une seule d’entre elles dire "putain", alors que je dois employer ce mot une bonne dizaine de fois par jour...Je suis vulgaire, c’est une catastrophe ! Enfin bon, moi je parle peut-être mal mais j’ai les mains propres :-) Avoir les mains propres (mais desséchées) ne suffit malheureusement pas à me consoler et cela ne m’empêche donc pas de me poser des questions par rapport à mon langage. C’est souvent mal vu pour une femme de parler un peu vulgairement. Je n’ai pas forcément l’intention de changer pour autant, je suis comme je suis, que cela plaise ou non. En plus d’être vulgaire, j’ai souvent un langage cru. Ce n’est pas étonnant, puisque je suis entourée d’hommes au boulot. Nous passons nos journées à faire des blagues bien grasses, et je suis loin d’être la dernière à avoir de la répartie :-) Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je sais me tenir quand il le faut et je ne me lâche que quand je connais les gens à qui je m’adresse. Mais les faits sont là : ma capacité à débiter des gros mots est inversement proportionnelle à la capacité de certaines de mes collègues à comprendre l’intérêt d’un lavage des mains après un passage furtif ou plus long dans les lieux d’aisances !
Cette terrible confession est à présent terminée. Vous savez maintenant que je peux citer Kundera, Maupassant ou Sénèque mais aussi ponctuer mes phrases de "ras le cul". Je vais finir par adopter la technique préconisée par mon ancienne kiné (qui était au moins aussi vulgaire que moi) : chez elle, elle avait une tirelire dans laquelle elle et son mari déposaient un euro à chaque fois qu’un gros mot leur échappait. Euh, je pense qu’avec cette méthode, je vais devoir placer tout mon salaire dans la tirelire (non, je ne gagne pas tant que ça, je vous assure ! :-) ). Elle a encore de beaux jours devant elle "ma grande classe légendaire", ça c’est certain ;-)
Cette semaine, j’ai essayé de faire des journées un peu plus courtes que d’habitude et de partir du boulot vers 18h. J’ai réussi cet exploit les trois premiers jours de la semaine. J’en avais vraiment besoin parce que je me sentais très fatiguée. Mon poignet me fait assez mal en ce moment. Je me suis d’ailleurs remise aux calmants pour me soulager un peu. J’ai aussi eu bien mal aux reins en début de semaine, à tel point que j’ai vraiment cru que j’allais refaire une colique néphrétique comme en juin 2009. Il va falloir que je passe voir mon médecin traitant pour avoir son avis sur ces douleurs. Je dois aussi me faire prescrire des séances de kinésithérapie supplémentaires pour mon poignet, une consultation chez un dermatologue car une tache bizarre est apparue récemment sur un de mes orteils, une consultation chez un cardiologue pour vérifier que mon problème ne s’est pas aggravé (je suis un peu inquiète car en novembre dernier, en m’auscultant au stéthoscope, le médecin du travail avait entendu quelque chose d’anormal, alors que d’habitude, mon problème ne s’entend pas et n’est visible qu’à l’échographie...) et une échographie mammaire parce que je fais partie d’une famille à risque. Je sens que je vais m’éclater avec tout ça !
Pour en revenir au boulot, j’ai pas mal de choses à faire en ce moment et je manque parfois d’efficacité. Je sens que je me disperse. On me demande un truc, puis un autre alors que je n’ai pas fini le premier, du coup je bâcle certains points pour passer à la suite...Je n’aime pas ça. Vendredi, j’ai essayé d’être un peu plus ordonnée et de traiter quelques points en suspens pour avancer. La semaine prochaine, ma stagiaire arrive et je vais devoir la former. J’espère que le temps que je vais lui consacrer ne sera pas perdu et qu’elle sera rapidement opérationnelle. Mon chef attend beaucoup de moi pour les semaines à venir et je sens qu’il va bien me mettre la pression...Je constate que depuis mon retour suite à mon arrêt maladie, je ne vis plus la pression de la même façon. Avant, si je voyais qu’il y avait du retard par exemple, je me stressais très rapidement, j’étais angoissée de ne pas pouvoir terminer les choses à temps. Maintenant, cela ne me fait ni chaud ni froid. Je finis quand j’arrive à finir. Je me suis débarrassée d’un stress qui me polluait l’existence. J’en avais parlé à mon chef lors de mon entretien annuel et il m’avait signalé que je ne devais pas tomber dans l’excès inverse et me foutre de tout. Je ne m’en fous pas, je relativise, c’est différent. Ce n’est qu’un boulot. Certes, c’est ce qui me permet de vivre mais je ne dois pas tout concentrer là-dessus. Il a des choses bien plus graves dans la vie qu’avoir une demi-journée de retard pour finir telle ou telle tâche. Et je n’ai pas envie de laisser mon boulot envahir ma vie privée comme cela a pu être le cas jusqu’en 2008. Il est temps que je pense à moi et à mon équilibre psychique !
Toujours en ce qui concerne le boulot, j’ai eu des témoignages poignants de collègues masculins eux aussi touchés par une désagréable sécheresse des mains suite à une utilisation intensive du savon mis à notre disposition dans les toilettes. Cela nous indique plusieurs choses. Tout d’abord, je pense que cela montre que ce n’est pas moi qui suis hypersensible, mais que c’est vraiment le savon qui est pourri. Cela me prouve également qu’il y a des hommes propres parmi mes collègues. Malheureusement, je pense qu’il va falloir admettre que ces hommes propres sont très minoritaires et que la plupart de mes autres collègues aux mains intactes sont de gros crades qui ne se les lavent jamais. J’ai envisagé la possibilité que mes collègues aux mains intactes soient pourvus de vessies aux capacités hors normes, ce qui justifierait des passages moins fréquents aux toilettes et donc des lavages de mains plus limités. Cette hypothèse pour tenter d’innocenter mes collègues semble farfelue. Bref ! Grâce à ma petite crème hydratante, j’ai réussi à limiter les dégâts cette semaine et mes mains sont presque douces.
A part cela, j’ai de plus en plus de mal à supporter mon appartement vide. Il me faut des meubles de toute urgence. J’ai l’impression de camper, c’est très désagréable de rentrer à la maison le soir et de ne pas pouvoir me détendre sur un canapé. Je sais, je ne suis pas à la rue et il y a des gens qui sont plus à plaindre que moi. Mais bon, cette situation ne me rend pas sereine. La seule pièce confortable, c’est ma chambre, parce qu’elle est restée meublée. Malgré cela, je ne m’y sens pas bien pour autant. Je dors en effet très mal en ce moment. Je fais l’effort de me coucher tôt (lundi soir par exemple, je dormais déjà à 21h30...) mais je n’arrive pas à dormir d’un trait. Je fais beaucoup de cauchemars et je me réveille très souvent dans la nuit. Du coup, comme je ne me sens pas forcément très bien chez moi, j’ai de plus en plus envie de bouger, de sortir, de trouver des occupations hors de mon appartement. Mercredi soir par exemple, j’ai une fois de plus mangé au restaurant. Je vous rassure, ce n’était pas "le Bistro du fromager". En fait, Jardiland était un peu déprimé parce qu’il devait passer le plateau pour son permis moto vendredi. Finalement, il a dû repousser la date parce qu’il ne se sentait pas prêt et son moral en a pris un coup. Il avait une folle envie de manger une pizza pour se consoler et il avait essayé de me convaincre d’y aller avec lui à Antibes. Cela ne me tentait que moyennement, car j’avais envie de pizza, mais d’une bonne pizza, et en particulier une de mes restaurants fétiches à Nice, "Villa d’Este" ou "la Voglia", qui sont gérés par les mêmes propriétaires. Jardiland avait fini par décider d’aller manger sa pizza seul à Antibes car il n’était pas très motivé pour se faire 25 kilomètres pour une pizza. Il a cependant eu la bonne idée de demander à tous les italiens du boulot des suggestions de bons restaurants italiens. Trois lieux lui ont été conseillés : "Villa d’Este", "la Voglia" et "la Favola" (qui est lui aussi géré par le même propriétaire que les deux premiers restaurants mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester). Jardiland, devant ce verdict sans appel de nos sources sûres, a changé d’avis et a décidé d’aller manger à "Villa d’Este". Coco et moi avons accepté de l’accompagner. J’étais contente de manger dehors et de ne pas me retrouver seule devant ma table de jardin. Jardiland a aussi apprécié de se changer un peu les idées. Coco, lui, a été impressionnant : il a courageusement tenté d’abattre seul le "gros pot tout chocolat, essayez de le finir !". Il a quasiment gagné le combat, ce qui est assez exceptionnel, car en novembre, nous avions cédé devant ce pot alors que nous étions trois à table :-)
Pour ce qui est de mes histoires d’assurance, d’expertise et d’auto-école, je vous avais dit dans mon article de mardi que mon avocat avait démarré une procédure. Il m’a justement téléphoné jeudi matin pour savoir où j’en étais, si j’avais eu des nouvelles de mon assurance et de celle de l’auto-école. Je lui ai dit que rien n’avait bougé de ce côté-là. J’en ai profité pour lui demander ce qu’il avait fait pour l’auto-école. Il m’a confirmé qu’il leur avait fait parvenir il y a un moment une lettre recommandée avec accusé de réception mentionnant une sommation de me rembourser mon forfait sous huitaine...La suite, vous la connaissez : je n’ai à ce jour pas revu un centime du montant de mon forfait. Ces guignols ne prennent apparemment pas au sérieux une lettre venant d’un avocat. Ils préfèrent peut-être finir au tribunal pour un misérable chèque de 550 euros...Ma foi...
Pour finir cet article, je vous fais écouter un peu de musique, parce que cela fait longtemps que je ne l’ai pas fait. Je n’arrive pas à m’enlever cette chanson de Chaka Khan de la tête depuis le début de la semaine ! Je suis même en train de chanter "I’m every wooooooooooman, it’s all in meeeeeeeeee" ;-)
Je vous souhaite une bonne nuit et à très vite !
Ce soir, mon blog va me servir de défouloir. Il faut bien râler et se plaindre de temps en temps, ça soulage ! Alors je vais le faire ici !
- Les stagiaires que j’évoquais ici sont vraiment des blaireaux. Le fameux candidat qui devait me rappeler vendredi à 18h30 après ses cours ne m’a plus donné signe de vie. J’ose imaginer qu’il ne lui est rien arrivé de grave mais qu’il est juste trop impoli pour me donner des nouvelles. Du coup, lundi matin, j’ai appelé le candidat suivant sur la liste, qui est d’ailleurs une candidate, en lui indiquant que son petit camarade (et oui, ils sont dans la même classe) ne m’avait pas rappelée et que je considérais cela comme un refus de ma proposition de stage. Cette candidate semble vivre dans un monde de bisounours et elle avait apparemment quelques scrupules à accepter ma proposition car elle se demandait ce qu’il allait advenir de son camarade si l’autre boîte qui l’intéressait ne le prenait pas en stage. Je lui ai simplement répondu que je ne suis pas Mère Teresa, que j’ai beaucoup de travail, que j’ai besoin d’un stagiaire et que je ne vais pas attendre indéfiniment après l’autre candidat, puisque le stage démarre lundi prochain. La candidate a rapidement abandonné ses scrupules et elle était toute contente d’avoir un stage. Je suis néanmoins un peu inquiète car aujourd’hui, elle m’a envoyé un mail qui démontre qu’elle n’a pas vraiment compris le thème du stage : elle a en effet préparé sa convention de stage avec un titre de stage un peu farfelu et bien éloigné de ce dont il est question...Bref, je lui laisse le bénéfice du doute et j’attends de voir si elle est capable de faire du bon boulot...
- Je vous avais raconté que j’avais passé une expertise au mois de décembre pour mon fameux accident de moto du mois de juin. Les experts m’avaient indiqué que l’assurance m’enverrait les conclusions de l’expertise ainsi qu’une provision d’indemnisation. N’ayant pas de nouvelles, j’ai téléphoné à mon assurance la semaine dernière. On m’a informée que les conclusions de l’expertise venaient à peine d’arriver. J’ai donc demandé s’il était question d’une éventuelle provision. La conseillère a bien regardé le dossier et elle n’a rien trouvé concernant une provision. Je lui ai dit que c’était très surprenant car les experts m’avaient fait miroiter une provision lors de mon examen. Elle n’a pas pu me donner plus d’informations et m’a dit que je recevrais de toute façon le rapport d’expertise par courrier. Effectivement, aujourd’hui, j’ai reçu un courrier. Ce courrier n’est absolument pas un rapport d’expertise. Il m’indique juste que le médecin expert estime que mes "blessures ne sont pas stabilisées" et qu’une nouvelle expertise aurait lieu dans six mois. Cela nous mène donc juillet, soit plus d’un an après l’accident. Le courrier ne mentionne pas la moindre provision d’ici la seconde expertise. Bref, c’est assez incroyable de ne pas toucher un centime. Je crois que j’ai bien fait de prendre un avocat pour s’occuper de toute cette histoire. Au moins, il a lancé la procédure de son côté et cela implique d’office une provision après l’expertise par le médecin expert désigné par le tribunal. L’auto-école va aussi finir par être obligée de me rembourser. Je ne cours pas après l’argent, je ne suis pas à la rue, mais je trouve cela normal d’être remboursée par l’auto-école et indemnisée par l’assurance puisque j’ai subi un préjudice, que j’ai très mal au bras, que je suis loin d’avoir retrouvé ma mobilité et ma force et que mes jambes me font également souffrir car tous les bleus continuent à sortir. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de la situation.
- J’ai la peau fragile et en hiver, elle est particulièrement sèche. Mes mains sont les plus touchées par ce dessèchement et elles sont vraiment dans un état minable en ce moment, malgré l’application d’une crème hydratante plusieurs fois par jour. Il se trouve que le savon des toilettes du boulot aggrave apparemment le problème. Pendant mes vacances en décembre, j’avais comme par hasard les mains en bien meilleur état que depuis que j’ai repris le travail début janvier. Il se trouve qu’une autre collègue souffre du même type de dessèchement, ce qui semble confirmer ma théorie sur l’agressivité du savon mis à notre disposition. J’en ai parlé l’autre jour à un collègue qui s’est étonné du fait que nous sommes juste deux filles à rencontrer ce problème. J’ai une explication à cela. Nous sommes sept filles seulement au boulot. Il y a un w.-c que nous sommes trois à utiliser et deux autres w.-c que les quatre autres collèges utilisent. Dans le premier w.-c, la poubelle pour jeter les essuie-mains en papier est toujours remplie très rapidement. Mes deux collègues et moi-même nous lavons apparemment les mains à chaque passage. Dans les deux autres w.-c que j’utilise le midi en remontant de ma pause, je constate que la poubelle à essuie-mains est quasiment toujours vide. Au départ, j’ai pensé que mes quatre autres collègues, les "Fantastic Four", utilisaient le sèche-mains électrique. Et bien non ! A plusieurs reprises, il m’est arrivé d’être dans l’un des deux w.-c, d’entendre une de mes collègues vider sa vessie bien pleine dans le w.-c voisin, tirer la chasse, et repartir sans se laver les mains ! Cela est d’autant plus hallucinant qu’avec ces histoires de grippe, on a affiché dans tous les w.-c et à la cuisine les consignes pour se laver les mains de façon optimale et fermer le robinet sans le toucher directement mais en utilisant l’essuie-mains jetable. Ma conclusion à toute cette triste histoire, c’est que mes autres collègues ne risquent pas d’avoir les mains irritées par le savon, parce que ce sont de grosses dégueulasses qui ne se lavent pas les mains ! Alors c’est bien beau d’avoir l’air pimpantes, coiffées, maquillées au boulot, mais faudrait quand même penser à avoir un minimum d’hygiène les filles hein ! Je vous épargne les détails sur celles qui portent du vernis à ongles et qui ont de la crasse visible en dessous (elles ne sont pourtant pas mécanos à ma connaissance !). Je me retiens aussi de vous raconter d’autres anecdotes horribles sur les grosses commissions de mes collègues étourdies oubliant de tirer la chasse alors qu’elles semblent avoir un transit intestinal digne de celui d’un cheval ou d’un éléphant, au choix. Je ne comprends pas qu’on puisse oublier de tirer la chasse plusieurs jours d’affilée (ce n’était donc pas accidentel, malheureusement) alors qu’on vient d’expulser de telles quantités de matière fécale. Ah la la, dans quel monde vivons-nous mes amis !
Mes chers lecteurs, je suis infiniment désolée de vous avoir imposé un tel récit. J’espère que vous n’êtes pas trop choqués et que vous reviendrez quand même me lire quand le Jean-Marie Bigard qui est en moi sera sorti de mon corps ! A très bientôt !
J’ai passé une semaine assez difficile au boulot. J’ai accumulé les problèmes et les retards. Cela faisait longtemps qu’il ne m’était pas arrivé d’avoir autant de galères. J’avais presque l’impression que tout ce que je touchais se transformait en bug :-) Je suis censée avoir un peu d’aide bientôt car un ou une stagiaire doit me rejoindre début février. J’ai fait passer pas mal d’entretiens en décembre mais on ne m’a donné l’accord définitif pour recruter un stagiaire que la semaine dernière. Comme les stages commencent le 1er février, mes candidats préférés ont déjà trouvé ailleurs. Les candidats restants, quant à eux, m’ont bien gavée cette semaine. Entre ceux qui ne rappellent pas quand on leur laisse un message sur le répondeur, ceux qui ne savent pas s’ils vont venir chez nous ou aller ailleurs et ceux qui acceptent le stage uniquement si on leur promet une embauche derrière (ils ne veulent pas aussi une **** et un Mars tant qu’on y est ??? Moi vulgaire ? Mais non, j’ai écrit **** hein ;-) ), je commence à en avoir sérieusement marre. Un candidat devait m’appeler vendredi soir à 18h30 après ses cours et je n’ai toujours pas de nouvelles...C’est assez hallucinant quand même. Un peu de politesse ne lui ferait pas de mal...
Mardi, j’ai appris une mauvaise nouvelle. La grand-mère de D.K. est décédée. Je suis assez inquiète pour D.K. car il était déjà très fragile ces derniers temps et ce deuil risque d’aggraver la situation. Je sens qu’il se raccroche à moi parce qu’il n’a pas beaucoup d’amis, mais je ne trouve pas les mots qu’il faut. De toute façon, que peut-on dire à quelqu’un qui vient de perdre un être cher ? Même si je n’ai jamais rencontré sa grand-mère, ce décès m’a affectée moi aussi. Cela m’a remémoré les décès de mon père en 2003 et de mon grand-père en 2006. Plus étonnamment, cela a également fait remonter à la surface des souvenirs, bons ou mauvais, de ma relation avec D.K.. Bref, j’ai été pas mal remuée par tout ça...
Mercredi, Perle m’a invitée à passer la soirée dans son nouveau chez elle. Elle vient en effet de vendre son appartement et loue maintenant une maison. Elle a bien avancé dans l’ameublement et dans la décoration. J’aime beaucoup le style qu’elle a choisi : c’est sobre, design et chaleureux. Cela me donne encore plus envie de me dépêcher de trouver des meubles pour me sentir bien chez moi.
Jeudi soir, je suis allée manger avec des collègues puis nous sommes allés voir "Avatar" au cinéma. Depuis la sortie de ce film, tout le monde n’arrêtait pas de me dire que c’est génial et qu’il fallait absolument que je le voie. A force d’en entendre parler, j’avais plutôt envie de ne pas y aller, car j’avais peur d’être déçue. A l’époque de "Titanic", je n’étais d’ailleurs pas allée le voir, car j’en avais marre d’entendre des éloges sur ce film merveilleux que les gens n’hésitaient pas à revoir dix fois. Quand j’avais vu le film en VHS par la suite, je l’avais trouvé très bien mais je n’avais pas vraiment compris l’engouement que le film avait suscité. Honte à moi, je n’ai même pas versé une petite larme quand le brave Jack est mort. Et oui, vous croyiez tous que je suis un petit être sensible...apparemment vous vous êtes trompés ! En tout cas, il m’en faut un peu plus pour verser une larme ! :-) Pour en revenir à "Avatar", j’ai donc fini par me laisser tenter. Nous l’avons vu en 3D. Dès les pubs et les bandes-annonces au cinéma, on ne peut rester insensible à la magie de la 3D. L’énorme chamallow Haribo qui a foncé tout droit sur moi m’a mise en appétit pour voir la suite :-) Enfin, "Avatar" a commencé. Je me suis sentie un peu déstabilisée par les lunettes 3D et j’ai eu une légère sensation de vertige au tout début, mais après quelques minutes d’adaptation, cela allait beaucoup mieux. Je ne vais rien raconter du film pour préserver le mystère pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu et je vais donc me contenter de remarques générales. J’ai été vraiment époustouflée par l’expérience 3D. "Avatar" vaut bien plus qu’une pub de chamallows, ça c’est clair. La 3D se met au service de la beauté des décors et de l’univers magique du film. Nous devenons plus que de simples spectateurs du film : nous sommes immergés totalement dans le monde merveilleux de Pandora. Les scènes de combats, quant à elles, sont grandioses et spectaculaires et la 3D nous donne l’impression d’y être. Esthétiquement, ce film est donc une grande réussite. Pour ce qui est du scénario, je suis beaucoup plus mitigée. L’ensemble est prévisible et assez convenu, mais cela n’enlève rien au caractère divertissant du film. Ce n’est finalement pas plus mal : ce film ne demande pas une concentration énorme pour le regarder, c’était parfait après la longue journée chiante que j’avais passée jeudi. En conclusion, je pense que ce film doit certainement une grande partie de son succès à la 3D (je ne suis pas persuadée que j’aurais trouvé autant d’intérêt au film si je l’avais vu en 2D), et cela est mérité car le spectacle visuel est éblouissant. Je vous encourage donc à courir au cinéma si vous n’y êtes pas encore allés, je pense que vous ne le regretterez pas.
Vendredi soir, nous sommes retournés au "Bistro du fromager" comme la semaine précédente. Ce restaurant original est en train de devenir ma cantine ! :-) En plus de Jardiland et Skippy, Integrator et Pingui (vous comprendrez pourquoi je lui donne ce surnom) se sont joints à nous. En entrée, j’ai savouré comme en novembre un délicieux brie aux cèpes. J’ai également échangé avec Skippy un bout de mon brie contre une tranche de gruyère affiné 18 mois, fruité à souhait. En plat principal, j’ai pris de la fondue suisse (au vin blanc et au kirsch bien sûr...). J’ai également piqué quelques morceaux de fromages à Jardiland, qui avait opté pour le plateau de fromages à volonté et qui nous a donc fait profiter de différentes saveurs. Malgré ce repas déjà copieux, j’ai cédé à la tentation du moelleux chocolat noir chocolat blanc en dessert. Pour le vin, nous avons voulu jouer le classique : nous avons repris le délicieux vin rouge du "Domaine du Fils d’Eole", "Cuvée Dionysos 2004", qui m’avait donné ma première gueule de bois en novembre. Cette fois, j’ai été raisonnable : je ne me suis pas jetée sur le vin à jeun et j’en ai bu seulement un verre. Mes camarades en ont bu un peu plus, et ils ont pris une bouteille de blanc pour finir le repas (j’en ai juste pris une goutte et je n’ai pas vraiment apprécié). Il paraît que sans alcool, la fête est plus folle. C’est peut-être vrai, mais ce qui est sûr, c’est que nous étions anormalement gais pendant le repas :-) Il s’est notamment passé un petit événement amusant. Un sourd-muet est venu faire le tour du restaurant pour déposer des bibelots qu’il essaie de vendre sur chaque table. Notre bibelot était un petit pingouin en plastique. J’ai retourné cet objet dans tous les sens et je n’ai pas réussi à comprendre quelle était son utilité. Il pouvait apparemment être branché pour être rechargé, mais rechargé pour faire quoi, telle est la question ! C’était peut-être un briquet, un pingouin vibreur masseur de poche pour femmes en manque de sensations fortes, un tournevis électrique, que sais-je ! Pingui a essayé lui aussi de comprendre quel pouvait bien être le secret de ce pingouin : il l’a retourné, lui a respiré le cul et l’a regardé d’un air sceptique. Il nous a dit qu’il croyait que cela pouvait être un flacon de parfum. Nous étions tous complètement pliés de rire suite à cette scène. Je suis persuadée que sans vin, nous aurions beaucoup moins ri de cette bêtise :-) J’ai essayé de demander au sourd-muet à quoi servait ce pingouin, mais je crois qu’il n’a même pas compris que je lui posais une question...Bon, tant pis, ce pingouin restera une énigme ! Après le repas, Jardiland a demandé au maître des lieux un sac plastique pour transporter la bouteille de vin rouge vide, afin d’en conserver les références exactes. Nous sommes partis du restaurant et nous avons un peu déambulé dans le Vieux-Nice. Jardiland avait, comment dire, une démarche un peu hésitante. Il tenait encore debout sans difficulté mais on voyait bien qu’il était loin d’être frais. Il se baladait avec sa bouteille vide emballée dans le sac plastique sous le bras et c’était comique, car ça faisait vraiment poivrot :-) En plus de tout cela, il nous a fait une crise de hoquet tenace, et on croisait les doigts pour qu’il n’y ait pas de remontées fromagères ! Bon, évidemment, il a fallu rentrer à la maison. C’est Pingui qui avait conduit à l’aller et il était sans aucun doute bien au delà des seuils autorisés pour le retour...Je crois que je devais être la seule à ne pas avoir dépassé le seuil légal, mais mon seuil de forme, lui, était au plus bas et je sentais bien que je n’étais pas du tout en état de conduire. Je n’ai pas l’habitude de boire et un petit rien suffit à me ravager le cerveau...C’est donc Pingui qui a conduit malgré ses excès. Jardiland, lui, a été placé près de la fenêtre à l’arrière, au cas où...et il a dormi pendant presque tout le trajet.
Samedi matin, je me suis réveillée avec la gueule de bois. J’avais un affreux mal de tête et une bonne grosse nausée. Je pense que l’association du vin rouge qui faisait quasiment 15 degrés et du vin blanc et du kirsch de la fondue ne m’a pas trop réussi. Cela ne m’a pas empêchée d’aller faire mes courses puis de faire le tour des magasins de meubles, puisque je suis toujours à la recherche de mes futurs meubles. La semaine dernière, j’avais repéré sur des catalogues des meubles qui me plaisaient. Ces meubles étaient censés être couleur "wengé". Comme les meubles de Perle sont aussi couleur "wengé" et qu’ils rendent vraiment bien dans son salon, je me suis dit que j’allais opter pour cette teinte car cela rend l’intérieur très chaleureux. En voyant la couleur exacte des meubles qui me tentaient en magasin, je pense qu’ils seront finalement trop foncés (en fait, selon les magasins, la couleur "wengé" est très variable : cela va du marron foncé chocolaté au presque noir). Je me suis donc dirigée vers un autre magasin de meubles, BoConcept. On entre dans un univers complètement différent des magasins Atlas, Basika, But, Conforama ou Fly (je ne cite pas Ikéa parce que le plus près de chez moi est à Toulon et je n’ai donc pas encore pris le temps d’y aller). Les meubles sont vraiment mis en scène et on n’a qu’une envie : avoir le même salon design à la maison. On cherche l’étiquette et on prend quand même un peu peur, mais je dois avouer que je vais peut-être craquer et me laisser tenter par ces meubles-là. Bref, on verra, je n’ai encore rien décidé !
Ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous souhaite une bonne fin de week-end et je vous dis à bientôt !
Lundi soir, Jardiland est venu à la maison. Je crois que cette soirée lui laissera un souvenir impérissable. J’étais frigorifiée et je portais au début de la soirée un affreux sweat-shirt par dessus le vêtement que j’avais mis dans la journée. Comme j’avais toujours autant froid, j’ai rajouté une couche avec un peignoir. Rien n’y faisait, je tremblais encore, alors que j’étais devant le radiateur. J’ai cédé et j’ai fini par m’emballer dans un plaid. On peut le dire, je ne ressemblais à rien ! Elle était bien loin d’être sexy la CyCy de lundi soir...
Mardi, je devais aller dîner dans un magnifique restaurant en agréable compagnie. J’ai finalement passé ma soirée seule sur une des deux chaises de jardin qui trônent dans mon salon depuis que je n’ai plus de vrais meubles. Elle était bien loin d’être sexy la CyCy de mardi soir...
Mercredi soir, j’ai parlé à Bri pour la première fois au téléphone. Cela fait six ans que je la connais par l’intermédiaire de nos blogs respectifs et par mails, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’entendre sa voix. Elle m’avait donné son numéro cet été et j’ai fini par l’appeler cette semaine. Elle a une voix très agréable, un petit accent adorable et surtout beaucoup d’humour. J’espère que j’aurai l’occasion de la rencontrer un de ces jours :-) En discutant avec elle, j’ai vraiment pris conscience de ma force. Je me rends compte que j’ai un sacré courage depuis mon accident. Finalement, cet accident est presque un mal pour un bien puisque que cela m’a dévoilé des ressources que je ne soupçonnais pas. Après ce coup de fil, je me suis adonnée à une distraction qui me plaît beaucoup depuis le mois de décembre : me prendre en photo dans de jolies tenues. Je m’étais fait un petit cadeau la semaine dernière et j’ai profité de cet achat pour faire une série de photos. Elle n’était pas si loin d’être sexy la CyCy de mercredi soir...
Vendredi soir, Skippy cherchait des gens pour l’accompagner voir le spectacle de Jacky et Roger (un duo comique dont je n’avais jamais entendu parler avant...) au théâtre au Cap d’Ail. Au départ, j’étais moyennement motivée pour y aller, mais finalement, comme Jardiland et Integrator étaient d’accord pour y aller, je me suis laissée convaincre. Malheureusement, Skippy a passé un petit coup de fil au théâtre avant de partir du boulot et il était apparemment fermé. Nous n’avons pas voulu prendre le risque d’aller de Sophia-Antipolis au Cap d’Ail pour rien et nous avons changé nos plans. Nous avons décidé d’aller manger au "Bistro du fromager", que j’avais découvert cet été avec une amie et dans lequel j’étais retournée en novembre. Integrator n’a pas voulu venir, et nous étions donc trois. J’ai dégusté un délicieux brie fourré à la truffe et un "camembert surprise" aux abricots, aux pommes et aux pistaches, le tout avec un bon petit vin (un Touraine "Pouillé") que j’ai consommé avec grande modération pour éviter une gueule de bois comme celle que j’avais eue fin novembre. Malgré le repas déjà copieux, je me suis laissée tenter par une tarte au citron meringuée en dessert. Elle était relativement originale car la pâte était remplacée par un lit de speculoos broyés (je ne raffole pas des speculoos en général car je n’aime pas trop la cannelle, mais cela ne rendait pas le dessert moins comestible pour autant :-) ). De plus, la partie citronnée n’était pas du tout lourde mais légèrement mousseuse. La partie meringuée, quant à elle, était de la vraie meringue en morceaux, contrairement aux tartes que l’on a l’habitude de manger. Bref, ce dessert n’était vraiment pas mauvais !
Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai retrouvé mes mauvaises habitudes. N’ayant plus de meubles et donc plus de canapé depuis que D.K. a récupéré les siens début septembre, je ne peux plus m’endormir comme une vieille loque dans ce canapé invisible, avec mon PC sur la table basse tout aussi invisible. Au lieu de cela, je me suis endormie comme une vieille loque dans mon lit, les deux lampes de chevet allumées, mon brave PC faisant office de compagnon de nuit. Quand je dors la lumière allumée, mon sommeil est moins réparateur puisque plus léger, et je me réveille fréquemment à cause des rêves bizarres que je fais. La nuit de vendredi à samedi n’a pas échappé à la règle. J’ai rêvé de Perle et, détail plus étrange, j’ai rêvé de Monsieur Muscles, un collègue de boulot que je ne vois jamais en dehors du travail. Le matin, je me suis levée tôt et avant d’aller faire mes courses, j’ai appelé ma mère et je lui ai raconté ces rêves bizarres, puis je n’y ai plus pensé. J’ai ensuite fait mes courses, puis je me suis décidée à aller à Cannes pour essayer de trouver des vêtements et de jolies chaussures en soldes. Et là, sur qui je tombe ? Monsieur Muscles bien sûr ! Il était lui aussi en train de faire les soldes. On discute un peu, on parle de vêtements, de chaussures, de prix, de cohue et de places de stationnement. Ensuite, on repart chacun de notre côté pour faire les magasins. Je constate avec une grande déception que les seuls articles sympas ne sont pas soldés. Il y a quelques paires de chaussures qui me plaisent mais elles coûtent toutes au moins 80 euros la paire, et comme je n’en ai pas spécialement besoin, je ne cède pas à la tentation. Je repars donc des magasins de Cannes les mains vides et je retourne à Antibes pour faire un tour dans un magasin de meubles. Je suis en effet bien décidée à trouver des meubles pour enfin me sentir chez moi quand je rentre le soir et ne plus voir cette table de jardin et ces deux chaises en plastique qui me donnent la nausée et que je ne supporte plus, même en peinture ! Je fais un petit tour dans le magasin, je m’assois dans les canapés, j’essaie de visualiser mon salon une fois meublé, je flâne à la recherche d’un coup de cœur. A ma grande surprise, qui arrive dans le magasin ?! Monsieur Muscles, encore lui, à la recherche d’un porte-savon cette fois ! Quelle coïncidence ! Nous ne nous croisons jamais en dehors du boulot, et samedi, on s’est croisés deux fois, une fois à Cannes et une fois à Antibes. Et le plus drôle, c’est que je n’ai repensé à mon fameux rêve que dans l’après-midi, et cela m’a encore plus fait halluciner !!! Bref...Après mon tour dans ce magasin de meubles, je suis allée dans un autre, mais j’ai été beaucoup moins inspirée que dans le premier. J’ai ensuite décidé de rentrer à la maison, car il était déjà 14h. J’étais dehors depuis 8h30 et je commençais à être fatiguée de piétiner pour faire les magasins, d’autant plus que depuis vendredi, des bleus aux jambes recommencent à sortir et à me gêner !
Samedi après-midi, mon objectif était de m’occuper l’esprit. Un déjeuner tardif, quelques coups de téléphone, quelques conversations MSN, la confection d’un cake aux fruits confits, la vaisselle, le ménage, un peu de surf sur des sites de magasins de meubles pour repérer des choses qui me plaisent, un dîner vraiment pas parfait et constitué de restes de la semaine, un peu de vélo d’appartement, une bonne douche...et me voilà prête à m’endormir comme la veille dans mon lit, lumières allumées et avec mon fidèle compagnon près de moi. Le point positif de la journée, c’est que j’ai quand même quelques idées plus précises des meubles que j’aimerais avoir. Je crois que je vais faire de grosses dépenses dans les jours qui viennent car il me faut tout : un canapé, une table basse, un meuble télé pour la télé qui arrivera dans un second temps, une table de salon, des chaises, un tapis, des lustres pour toutes les pièces, un lampadaire pour le salon et une paire de rideaux. Je dois prendre des mesures de mon salon pour vérifier si ce que j’ai repéré conviendra. Je vais aussi devoir trouver un ou des hommes forts pour m’aider à charger les meubles dans ma voiture et à les monter, car je me vois mal le faire seule avec mon bras et demi (même avec deux bras d’ailleurs !).
Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui. Vous avez eu droit à tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi d’ailleurs. Vous devez vous demander où je voulais en venir avec tout ça. La réponse est simple : nulle part ! Je n’ai dit que ce que j’avais envie de dire, c’est-à-dire pas grand chose ! ;-) Je deviens la reine de l’art de la dissimulation. J’ai décidé de vous cacher tout ce dont j’avais réellement besoin de parler cette semaine. Ce qui est privé restera privé. Quelle belle preuve de maturité ! Est-ce que je deviens réellement plus mature ou bien trop lâche pour écrire ici comme avant ? Est-ce que je ne suis pas en train de perdre toute ma spontanéité ? Il y a une partie de moi qui aimerait tout déballer ici sans réfléchir. Et il y a l’autre partie qui hésite à le faire pour de trop nombreuses raisons. Pour l’instant, c’est cette partie de moi qui l’emporte. Ce n’est pas plus mal, j’ai envie de garder mon jardin secret. Je vous abandonne en vous souhaitant une bonne nuit. Je me lève très tôt pour une séance de torture ! A très vite, pour des récits plus personnels...ou pas !
Que la reprise a été difficile ! J’ai eu mal au dos et mal au bras droit toute la semaine, comme quand j’avais repris le boulot début novembre. Mon corps a eu besoin de quelques jours pour se réadapter. Et oui, dix heures par jour assise devant des PC, ça fatigue ! Depuis que je suis retournée au boulot, je ne pense qu’à une chose : mes prochaines vacances ! Je ne sais pas quand je pourrai en prendre mais j’ai déjà hâte d’y être. J’ai des tonnes de congés à écouler (54 jours en tout...) et je compte bien en profiter.
Jeudi, la secrétaire de mon avocat m’a appelée pour savoir si j’avais reçu le chèque de l’auto-école et si j’avais eu des nouvelles de mon expertise de mi-décembre. Malheureusement pour moi, la réponse à ces deux questions est négative. La secrétaire m’a dit que l’avocat allait donc lancer la procédure puisque nous n’avons pas de nouvelles. J’hallucine quand même avec cette auto-école : l’avocat leur a envoyé un courrier recommandé avec accusé de réception et ils s’en fichent toujours autant et ne me remboursent pas. Ils doivent penser que je vais finir par me lasser et laisser tomber cette histoire. Ils sont vraiment bien bêtes :-)
Samedi matin, j’ai dû me lever aux aurores pour aller à ma visite de contrôle avec mon chirurgien à 9h. Je suis arrivée à la clinique un bon quart d’heure avant car le chirurgien reçoit les patients par ordre d’arrivée et je tenais à ne pas me laisser doubler par tous les autres patients qu’il devait examiner. Je suis passée par le service radiologie pour faire ma traditionnelle radio de contrôle. Evidemmen, mon radiologue attitré était là. Il était à la fois surpris et anormalement content de me voir. Il m’a fait de grands sourires et m’a demandé de patienter dans la salle d’attente avant de revenir me chercher pour me faire ma radio. Dès que nous nous sommes retrouvés seuls dans la salle, il m’a posé tout un tas de questions très personnelles. Je lui ai répondu pour satisfaire sa curiosité. Comme il a fini par évoquer de lui même nos précédentes rencontres, je me suis dit que l’occasion était trop belle et que je devais lui dire franchement ce que je pensais de lui. Après tout, la dernière fois, je m’étais retenue car il y avait beaucoup de monde à la clinique et que ses collègues n’étaient pas loin. Là, la clinique venait à peine d’ouvrir, il n’y avait aucun autre employé du service radiologie dans les alentours et aucun autre patient en salle d’attente. Je lui ai donc dit qu’il était "un crétin". Il semblait offusqué et m’a répondu : "Un crétin ? Je t’en prie !". Je ne me suis pas démontée et j’ai insisté en lui expliquant que son comportement lors de notre dernière rencontre à la clinique en novembre avait été particulièrement déplacé. Au lieu de tenter d’abréger la conversation comme n’importe quel mâle insulté l’aurait fait, il a gardé son calme et attendait que je précise ma pensée en me regardant bien droit dans les yeux. Son aplomb démontre qu’il est quand même relativement courageux. Il m’a demandé si je l’avais trouvé trop "aguicheur". Effectivement, il l’avait été, et j’avais même écrit dans mon article relatant cette rencontre qu’il avait été "allumeur". Mais il n’y avait pas que ça qui avait posé problème et certaines remarques lors de nos rencontres avant le mois de novembre m’avaient blessée. Je lui ai fait part de mon mécontentement, il semblait ne pas compredre ce que j’évoquais et je lui ai simplement dit : "Je ne sais pas ce que tu cherches, mais ça tourne pas rond dans ta tête !". Je suis retournée sans un mot de plus vers la salle d’attente, puisque les radios étaient faites et qu’il était déjà allé les contrôler deux fois pour être sûr qu’elles étaient convenables (c’était bien sûr un prétexte pour prolonger la conversation...). Il est revenu quelques minutes après dans la salle d’attente pour me porter mes radios. La secrétaire du service radiologie étant arrivée entre temps, je suis redevenue polie et gentille pour une minute et j’ai remercié le radiologue pour les radios, pour ne pas éveiller de soupçons et ne pas le mettre mal à l’aise devant sa collègue. Il est retourné dans sa salle de radiologie la tête baissée et l’air tout penaud. Figurez-vous que dans les heures qui ont suivi, je me suis presque sentie mal de l’avoir autant refoulé. Après tout, il était tout gentil avec moi et je l’ai violemment envoyé bouler. D’un autre côté, il m’a bien prise pour une conne en septembre et en novembre et je me dis que c’est bien qu’une fille le remette en place de temps en temps pour qu’il se rende compte que son comportement est nul ! Donc c’est quand même bien fait pour lui, il l’a bien cherché ! Après ce passage explosif au service radiologie, j’ai rapidement été reçue par le chirurgien puisque j’étais la deuxième patiente dans l’ordre d’arrivée. Le chirurgien a examiné mon poignet et il trouve que j’ai de "super mobilités". Moi, je le trouve nettement plus raide que l’autre mais bon...Il m’a dit qu’avec le type de fracture que j’ai eu, après à peine un peu plus de six mois, le résultat est très satisfaisant. Il pense de toute façon que je suis loin d’avoir atteint ma mobilité définitive. Je dois donc persévérer et continuer mes trois séances de kinésithérapie hebdomadaires. J’ai parlé au chirurgien de mes douleurs sur toute la zone autour du cubitus. Ces douleurs sont très gênantes car cela m’empêche notamment d’effectuer des mouvements de rotation. Le chirurgien m’a expliqué que ces douleurs proviennent des ligaments. Je m’en doutais un peu car la douleur n’est clairement pas osseuse, elle ressemble plus à une sorte de brûlure, d’inflammation. Les ligaments ont été très touchés par l’accident et la cicatrisation est beaucoup plus longue que pour les os. Il faut attendre au moins un an pour avoir une cicatrisation complète. Je me prépare donc encore à supporter des douleurs pendant longtemps. Le chirurgien a observé mes radios. Je les avais regardées avant la consultation et sans être experte, j’avais bien vu que la minéralisation semblait beaucoup plus encourageante. J’ai donc demandé au chirurgien son avis. Il trouve effectivement que je suis bien reminéralisée. Cela signifie que mon algodystrophie s’atténue. J’ai interrogé mon chirurgien pour savoir si j’ai le droit de refaire de la moto. Il a répondu oui sans hésiter :-) Il s’est ensuite rendu compte des conséquences désastreuses de ce oui ! Je lui ai dit que j’ai très envie de refaire des tours de moto en tant que passagère pour commencer. Il m’a alors répété que la moto, c’est dangereux. Je le sais, ça fait même plus de six mois que j’ai mal à cause de ça ! Bizarrement, malgré toutes ces souffrances, l’envie d’atteindre l’orgasme sur route semble être la plus forte :-) Bref ! J’ai parlé au chirurgien de mes problèmes d’hématomes aux jambes. En effet, même si les hématomes ont diminué, il me reste de nombreuses traces colorées sur les jambes et des bleus remontent à la surface fréquemment. L’avant des mollets me fait mal et la peau n’a pas retrouvé toute sa sensibilité. Le chirurgien m’a dit que des hématomes de ce type persistent pendant un an à un an et demi. Je vais donc encore devoir m’armer de patience. Nous avons également discuté de mon expertise de mi-décembre. J’ai raconté au chirurgien que j’avais pris un avocat pour m’assister dans cette affaire. Il trouve que c’est une bonne idée car les assurances ont tendance à s’arranger entre elles, donc on sort souvent perdant si on ne fait pas valoir ses droits. En résumé, cette consultation a été très encourageante. Je suis très contente qu’il y ait enfin une amélioration de ma minéralisation. Cela m’a remotivée ! Mon prochain rendez-vous de contrôle n’est pas encore planifié mais le chirurgien veut me revoir vers avril-mai pour faire un nouveau bilan.
Après la consultation, comme j’étais en centre ville, j’en ai profité pour faire un peu les magasins, à la recherche de quelques vêtements sympas. Cela tombe bien, ce sont les soldes. Malheureusement, comme c’est souvent le cas, soit ma taille n’est plus disponible, soit les articles soldés ne sont vraiment pas à mon goût. On dirait que les magasins cherchent à se débarrasser d’articles invendables :-) J’ai quand même réussi à me faire deux petits cadeaux, dont un qui est vraiment une tuerie, comme ma petite robe du repas de Noël organisé par le CE du boulot ! J’ai hâte de le porter ! :-) Attention aux fractures de l’œil ;-)
Il est grand temps que j’aille me coucher. Bonne nuit à tous !
Et voilà, c’est mon dernier jour de vacances ! Ah la la, je n’ai vraiment pas envie de reprendre le boulot ! Cette pause de deux semaines m’a permis de constater que j’ai beaucoup moins mal au poignet quand je le sollicite avec modération. Même si j’ai beaucoup utilisé mon bras pendant les vacances (j’ai pas mal fait la cuisine notamment), je n’ai pas bossé donc cela m’a épargné une bonne dizaine d’heures par jour devant le PC, et apparemment cela fait la différence. Les températures un peu plus élevées que nous avons eues depuis Noël doivent y être pour quelque chose aussi. Bref...Pour cette année 2010, je me souhaite de récupérer encore un peu de mobilité et de regagner de la force. J’ai rendez-vous avec mon chirurgien samedi prochain pour ma visite de contrôle. J’espère que cette consultation sera encourageante et que mon algodystrophie aura régressé. Cela me fait penser que je vais évidemment devoir passer par le service radiologie avant, et donc revoir le fameux radiologue. Ne comptez pas sur moi pour lui souhaiter une bonne année :-) Pas de pitié pour les crétins ! :-)
A part ça, vous vous demandez ce que j’ai fait de ma semaine. Je vais donc satisfaire votre curiosité :
- J’ai vu D.K. deux fois cette semaine puisqu’il était en vacances dans le coin. Il est en pleine dépression. Il vient d’ailleurs de commencer un traitement d’anti-dépresseurs. En ce moment, tout va mal dans sa vie. Il a très peu d’amis et il est assez isolé depuis qu’il a été muté près de Montpellier. Son boulot ne lui plaît plus et il pense ne pas être fait pour ça. Sa grand-mère est très malade (on vient de lui trouver un cancer du pancréas), elle souffre et il est très affecté par cette situation. Il n’arrête pas de pleurer. En quatre ans et demi avec lui, je crois que je ne l’avais jamais vu pleurer. Cela me fait de la peine de le voir dans cet état. Je ne peux pas vraiment l’aider, juste l’écouter. En tant qu’amie et ex-compagne, je me sens désemparée quand il me confie ses états d’âme. Je me demande comment j’aurais géré cette situation si nous avions été encore ensemble...
- J’ai un nouveau téléphone portable. Il s’agit d’un Samsung Galaxy Spica qui fait globalement les mêmes choses qu’un iPhone mais qui coûte nettement moins cher. J’avais le même téléphone depuis quatre ans et il montrait quelques signes de fatigue. Le chargeur secteur ne fonctionnait plus, j’étais obligée de charger le téléphone via USB sur mon PC. Comme le téléphone était très vieux, son autonomie en communication était d’environ quinze minutes, ce qui rend toute utilisation normale impossible. Il était donc plus que temps que je m’offre un nouveau téléphone, et en tant qu’ingénieur en télécommunications, je me suis appliquée à trouver les bugs de mon nouveau joujou :-) Pour l’instant, le plus gros problème que j’ai rencontré à deux reprises (ce qui est beaucoup sur six jours d’utilisation peu intensive du téléphone), c’est le blocage complet du téléphone pendant une communication. Je n’entends plus mon correspondant, mais je n’arrive pas à raccrocher pour autant. J’ai été obligé de retirer la batterie, ce qui est évidemment super pratique :-( J’espère que ce problème ne se reproduira pas trop souvent, car c’est vraiment gavant ! A part cela, ce téléphone est assez sympa. L’utilisation des fonctions de base est très intuitive, mais j’ai eu un mal fou à trouver comment me servir de fonctions un peu plus avancées, comme la modification des contacts, la suppression d’un appel en particulier dans le journal d’appels, l’activation de l’accusé de réception pour les SMS (n’offrez pas ce téléphone à quelqu’un qui n’a pas l’habitude des nouvelles technologies, ce serait un vrai casse-tête !!! :-) ). L’écran tactile est très agréable. Le lecteur MP3 est tout à fait correct. L’utilisation de la carte SD de 8Go permet de stocker de nombreuses musiques et photos sur le téléphone. Il ne manquerait plus qu’une fonction cafetière et ce téléphone serait parfait :-) Bref, pour tout ce qui ne concerne pas les appels, ce téléphone est super. J’attends un peu plus pour me prononcer sur la fonction téléphone, qui est la plus importante à mes yeux ! :-)
- J’ai passé mon réveillon du 31 décembre en famille avec ma mère, ma grand-mère, mon oncle et ma tante et nous nous sommes réunis à nouveau le 1er janvier. Je ne suis pas mécontente d’avoir passé mon réveillon en famille. Une amie m’avait proposé d’aller à la soirée qu’elle organisait chez ses parents à Sanary dans le Var mais j’avais moyennement envie d’y aller car je ne connaissais personne à part elle. Je pense que je me serais un peu ennuyée. Puisque je parle de nouvel an, j’en profite pour vous souhaiter une excellente année 2010 et j’espère qu’elle vous permettra de réaliser vos rêves les plus fous ! Comme je l’ai dit dans mon dernier article, un de mes rêves pour 2010 serait d’aller à Barcelone. Il y a plein d’autres destinations qui me tentent, mais comme je pense à Barcelone depuis longtemps, je crois que ce sera mon premier choix si j’ai l’occasion de bouger. C’est un rêve facilement réalisable, il me suffit d’avoir une bonne carte bleue et de m’organiser un peu à l’avance pour choisir un hôtel sympa ! :-) Un autre rêve que j’espère réaliser en 2010 serait de remonter sur une moto, au moins en tant que passagère (une fois que mon bras sera reminéralisé bien sûr, car ma kiné m’a dit que vu mon niveau de déminéralisation, les vibrations d’une moto suffiraient à le recasser...). Pour l’instant, je ne sais pas trop si je m’en sentirai capable ou non. Je pense que je vais éviter de raconter ça à mon chirurgien samedi prochain, sinon il va s’arracher le peu de cheveux qu’il lui reste :-)
- Samedi après-midi, j’ai préparé une galette des rois à la frangipane. Je l’ai goûtée aujourd’hui et elle est DELICIEUSE ! Rien de tel qu’une vraie galette maison, avec des ingrédients frais ! Les galettes du commerce sont souvent trop grasses voire écoeurantes. La garniture de ma galette ne contient que 90 grammes de beurre (pour une galette de six personnes), ce qui est raisonnable. Il me reste un blanc d’œuf à utiliser (je m’étais servi du jaune d’œuf pour dorer la pâte). Je pense que je le transformerai en meringue ce soir ou demain soir. Et oui, même les restes peuvent devenir de bonnes choses à manger ! :-)
Je vous souhaite une bonne fin de journée, et bon courage pour la reprise du travail si vous étiez comme moi en vacances pendant ces fêtes de fin d’année. A bientôt !
Je suis en vacances depuis déjà neuf jours ! Que le temps passe vite ! Je profite de mes vacances pour faire le plein des batteries. Depuis que j’ai repris le boulot début novembre, je ne m’arrête pas. J’ai de longues journées et je ne ménage pas mes efforts sur mon bras. Ces vacances sont donc salutaires et me permettent de ralentir la cadence et de penser un peu à moi.
Mardi matin, j’ai rencontré l’avocat conseillé par mon collègue. Je lui ai exposé tous les éléments concernant mon accident. Il a pris des notes de tout ou presque. Il m’a dit d’attendre le rapport de l’expertise du 15 décembre et de voir quelle sera la proposition de l’assurance, et si la proposition lui semble faible, nous engagerons une procédure. Concernant l’auto-école et mon attente désespérée de remboursement, l’avocat va s’en charger : il va leur envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception. Je pense qu’une lettre envoyée par un avocat aura plus de poids que la mienne ! Et j’espère bien revoir mon argent !
Jeudi après-midi, j’ai pris le bus pour aller chez ma mère à Nice. En effet, je n’avais pas envie de galérer pour trouver une place pour garer ma voiture. Il se trouve qu’il pleuvait pas mal au moment où je suis partie de chez moi. J’ai attendu un bon quart d’heure l’arrivée du bus, chargée comme un mulet et sous la pluie (le parapluie ne m’a pas complètement protégée). Le bus était bondé ! J’ai eu la toute dernière place assise. J’ai dû garder mes sacs sur mes genoux. Qu’est ce que j’étais à l’aise ! Arrivée à la gare routière de Nice, j’ai marché sous une pluie battante jusqu’à l’arrêt du deuxième bus que je devais prendre pour aller chez ma mère. J’ai eu le bus rapidement, mais je suis arrivée trempée chez ma mère. C’est dans ce genre de cas que je me dis que c’est vraiment génial d’avoir une voiture et que c’est bête que ma mère n’ait pas de parking pour que je puisse la garer !!! Jeudi soir, j’ai fêté Noël en famille. Ma grand-mère était en forme. Cela nous a fait plaisir car quand nous repensons à l’état dans lequel elle était il y a deux ans (nous avions "fêté" Noël à l’hôpital...), nous sommes vraiment contents de la voir aussi bien aujourd’hui. Je me souviens de Noël 2003, le premier Noël sans mon père, puis de Noël 2006, le premier Noël sans mon grand-père. Nous ne pouvons pas nier qu’il y a un grand vide lors de nos réunions de famille. Ce n’est plus "comme avant" et c’est dur de ne pas y penser. Je suis nostalgique de ces moments-là, mais j’apprends à me concentrer sur le présent et sur ce qu’il nous apporte. Cela ne m’empêche pas d’avoir la gorge serrée quand je songe à ces absents qui ne partageront plus ces instants avec nous. Pfffff, il commence mal cet article, moi qui voulais écrire des choses légères, je plombe l’ambiance en quelques lignes ! Je vous parlais donc de mon réveillon de jeudi soir. Nous avons bien trop mangé, comme d’habitude. Le Père Noël a à nouveau pensé à moi et j’ai eu d’autres cadeaux en plus de ceux que j’avais déjà eus la semaine dernière et en début de semaine. Le lendemain du réveillon, nous nous sommes encore réunis. J’ai beaucoup moins mangé que la veille. Et oui, mon corps atteint rapidement ses limites ! :-) Dans l’après-midi, j’ai joué au Uno avec ma mère et mon oncle. J’adore :-) Vendredi soir, mon oncle m’a raccompagnée chez moi en voiture (il n’y a pas de bus direct les week-ends et jours fériés et je me voyais mal prendre un train et un bus pour rentrer chez moi...je suis facilement exaspérée par les transports en commun !). J’ai fait un repas très léger, j’ai bu un bon thé à la rose, et j’ai regardé un DVD. Une bonne petite soirée détente !
Samedi matin, j’avais décidé de m’accorder une vraie grasse matinée. J’ai éteint mes téléphones, j’ai coupé le réveil...et je me suis réveillée à 13h ! Je sais, je sais, c’est honteux, mais au moins je me suis reposée ! Il y avait apparemment beaucoup de vent et cela ne m’a pas encouragée à mettre le nez dehors. Je suis donc restée bien au chaud à la maison. J’ai préparé un cake ardéchois à base de crème de marrons (encore un dessert bien light ! :-) ). C’était la première fois que je tentais cette recette et je suis contente du résultat. Le cake n’est pas du tout écoeurant alors qu’il contient quand même 150 grammes de sucre, 150 grammes de beurre et 300 grammes de crème de marrons. J’en ai mangé deux grosses parts ! Miam miam ! :-) Après cette folie, j’ai fait mes huit kilomètres de vélo d’appartement. Qu’est ce que c’est chiant ! Mais qu’est ce que ça me fait plaisir de prendre soin de mon corps ! Je me dis qu’à la naissance, on a un corps plus ou moins beau, plus ou moins moche, avec ses qualités et ses défauts. On doit faire avec, c’est notre capital. Après, ce qu’on décide de faire de ce corps, cela nous appartient, alors autant ne pas le laisser à l’abandon le plus complet...Sans être une grande sportive, j’essaie de m’entretenir autant que je peux. Je ne cherche pas à être musclée, juste à être assez ferme. En fait, quand j’ai eu mon accident, je me suis sentie dépossédée de mon corps. Que ce soit lors de mes séjours à l’hôpital ou de mes visites chez les médecins au cours desquels je me suis retrouvée observée sous toutes les coutures ou bien lors de ma convalescence pendant laquelle j’ai été contrainte de me laisser le temps de me remettre de mes blessures, j’avais l’impression que mon corps ne m’appartenait plus. Je le subissais. Aujourd’hui, j’en reprends possession peu à peu. Même si les douleurs me rappellent tous les jours mon accident, même si je suis encore privée de nombreuses activités tant que mon bras n’est pas reminéralisé, je me sens bien dans mon corps. En plus de mes huit kilomètres de vélo, j’ai pris sur moi et j’ai fait des exercices pour mon poignet. Cela faisait bien trop longtemps que j’avais arrêté et il fallait vraiment que je m’y remette. J’espère que je vais réussir à garder la motivation pour faire ces exercices au moins trois fois par semaine :-) Samedi soir, après tous ces efforts, je me suis fait plaisir : j’ai regardé les deux premiers épisodes de la saison 6 de "Docteur House". Et oui, comme j’ai fini l’intégralité de la saison 4 de "Dexter" (que je vous recommande d’ailleurs, car cette saison est vraiment géniale !), il fallait bien que je passe à mon autre série fétiche ! Pour l’instant, je ne suis pas déçue et j’ai hâte de regarder la suite :-)
Aujourd’hui, il a fait un temps absolument magnifique ! Le ciel était bien dégagé et la température très agréable pour la saison. On se serait presque cru au printemps ! Après le temps pourri qu’on a eu ces dernières semaines, cela fait un bien fou de voir quelques rayons de soleil...et de ne pas avoir mal au bras ! Ah la la, je suis bien, détendue, contente d’être en vacances, même si je n’ai rien fait d’exceptionnel. Cela me fait penser que j’ai toujours très envie d’aller à Barcelone, il faut absolument que j’y aille en 2010, au moins pour un week-end ! Je vais y songer plus sérieusement pour de prochaines vacances, promis ! :-) Et je vais peut-être mettre cette idée dans ma liste de bonnes résolutions pour 2010 ! En parlant de 2010, je ne sais toujours pas ce que je vais faire pour le réveillon du nouvel an. Il sera de toute façon sans aucun doute plus agréable que celui de l’année dernière, que j’avais passé malade sous la couette...
Je vous souhaite une bonne nuit et je vous dis à bientôt !

